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La petite histoire retiendra que le club a été créé très exactement le 26 août 1890. Dénommé « Sport Vélocipédique de la Principauté (SVP) », il est né de la volonté de 21 passionnés, amoureux de la bicyclette. Il deviendra, en l’espace d’une semaine le « Sport Vélocipédique Monégasque (SVM) ».

Une appellation d’origine qui évoluera vingt-sept années plus tard, le 28 août 1907, pour devenir le « Sport Automobile et Vélocipédique de Monaco (SAVM) » à l’initiative du Président Henri Tairraz, en raison de l’avancée technologique des véhicules à moteur.

Le 31 octobre 1909, Alexandre Noghès devient Président du SAVM.

Ce fut le début d’une grande aventure automobile. Sitôt élu, il propose un projet d’épreuve sportive qui verra finalement le jour deux ans plus tard, sous l’impulsion de son fils Antony, avec l’organisation du 1er Rallye Automobile Monaco disputé entre le 21 et le 29 janvier 1911.

Paris, Berlin, Bruxelles, Boulogne-sur-Mer, Vienne et Genève en furent les villes de départ. A la moyenne de 13,800 km/h, l’aviateur Henri Rougier, parti de Paris au volant d’une Turcat-Mery 25HP, triompha devant vingt-deux autres concurrents.

Fort de ce succès et pour ancrer dans l’esprit de ses membres que l’avenir de leur Association reposait désormais davantage sur quatre roues propulsées par un moteur à explosion plutôt que sur deux roues entrainées par la force des mollets, il fit éditer un annuaire dans lequel figuraient les noms et adresses des membres, des itinéraires d’excursions pour automobiles. La détermination des responsables du Sport Automobile et Vélocipédique de Monaco était évidente : ils commençaient à écrire l’avenir.

La première guerre mondiale fut dévastatrice et le Sport Automobile mis en sommeil. En 1918, la Principauté pleure ses défunts, dont plusieurs dizaines faisaient partie de l’Association. Durant ces quatre années de conflits et on le comprend aisément, la SAVM n’a organisé ni manifestation sportive ni sortie amicale.

A force de persévérance, le président Noghès se remet à l’ouvrage et dévoile, au mois de janvier, que la 1ere semaine automobile – initiée en Juin 1914 – se disputera du 8 au 15 mars 1921. Cette dernière, dotée de 35.000 francs de prix, comporte différentes épreuves pour automobiles et motos, une exposition et un concours d’élégance. Résultat d’une perspicacité qui ne s’était jamais démentie, cette nouvelle manifestation confirma, à l’heureuse satisfaction de tous, que le président Noghès et son équipe étaient dans le vrai, quant à l’évolution du club et de son adéquation avec l’automobile.

Le 29 Mars 1925, dans la matinée, lors d’une assemblée générale extraordinaire réunissant cinquante-cinq membres du SAVM, le Président Alexandre Noghès déclara « qu’en raison de l’importance prise par la Société, il est obligatoire d’en changer le titre, et de la dénommer Automobile Club de Monaco » en faisant remarquer que « le sport à bicyclette tend à devenir rare et l’automobile grandissante ». La proposition fut donc mise au vote secret et approuvée par 49 voix pour, 5 voix contre et une abstention. En devenant ACM, l’Association entrait dans une grande et forte famille dont chaque membre incarnait l’aventure automobile à l’échelle d’un Etat. Encore fallait-il, pour que sa réussite fût totale, qu’elle soit admise au sein de l’Association Internationale des Automobiles Clubs Reconnus (AIACR), origine de l’actuelle Fédération Internationale de l’Automobile (FIA).

Antony Noghès, en qualité de Commissaire Général, fut chargé d’aller à Paris présenter la candidature de l’Automobile Club de Monaco. Il en revint malheureusement dépité, ces Messieurs de l’AIACR ayant considéré que le Club organisait bien des épreuves sportives mais que celles-ci ne se déroulaient pas pour autant sur le territoire Monégasque. A trente-cinq ans, Antony Noghès, blessé dans son amour propre, venait, avec toute la fougue de la jeunesse, de se lancer à lui-même un fantastique défi : créer une épreuve automobile sur le territoire national, c’est-à-dire, en ville.

Mais cette idée d’un circuit de vitesse dans la ville n’était-elle pas irréalisable ?

Il y avait bien cette marche à escalader entre le Quai des États-Unis et le Quai Albert 1er, puis une autre marche à descendre du côté des Gazomètres. Il y avait aussi les pavés et les rails du tramway entre la Condamine et le Casino. Antony Noghès pesa le pour et le contre pendant deux ans. Il choisit enfin de confier son projet aux seules personnes dont il savait qu’il obtiendrait un avis pertinent et objectif : Louis Chiron au plan sportif et Jacques Taffe au plan technique.

Puis il fallut surtout convaincre la Société des Bains de Mer de participer et d’assurer le financement de cette épreuve. Son administrateur, Mr René LEON perçut tout l’intérêt de cette épreuve et libéra les fonds nécessaires.

Aucun pays au monde n’aura un tel circuit ! L’annonce officielle de l’organisation du Grand Prix fut triomphalement accueillie en Principauté de Monaco. Cela eut un retentissement tel, que le 18 octobre 1928, on pouvait lire dans la Gazette de Monaco : «Nous sommes heureux d’apprendre que l’Association Internationale des Automobiles Clubs Reconnus a admis l’ACM comme club national, ce qui porte à trente-quatre le nombre de pays représentés ».

Six mois plus tard, le 14 Avril 1929, le Prince Pierre inaugure, par un tour d’honneur effectué à bord d’une Torpedo Voisin conduite par Charles Faroux, le directeur de course, le circuit du 1er Grand Prix de Monaco.

Il y avait un absent de marque ce jour-là sur la ligne de départ : Louis Chiron. Le jeune Monégasque s’était engagé dans la course des 500 miles d’Indianapolis.

A Monaco, 16 voitures sur la grille de départ tirées… au sort : 8 Bugatti, 3 Alfa Romeo, 2 Maserati, 1 Licorne, 1 Mercedes SSK. L’Anglais « Williams » arrivé trop tard pour participer aux séances d’essais officielles, s’offre à l’aube du Samedi un entraînement pirate qui met tout Monaco en émoi. « Williams » gagne le Grand Prix sur une Bugatti 35 B de couleur verte en 3h56’11 en ayant effectué 100 tours à une vitesse moyenne de 80,194 k/h.

Le succès de la course disputée dans les rues de la Principauté fut tel , que du jour au lendemain, les structures d’accueil et de fonctionnement du club s’en trouvèrent bouleversées. Il fallut s’agrandir, car le nombre des membres évolua très vite : 712 en 1929 ; 841 en 1930 ; 910 en 1931 dont « 41 dames »… on était déjà bien loin des 21 copains du Sport Vélocipédique de la Principauté !

Le 8 novembre 1940, alors que la 2e guerre mondiale connait ses premiers combats, Alexandre Noghès démissionne après 31 ans de présidence, considérant à juste titre avoir pleinement accompli sa mission. Le 17 novembre, son fils Antony fut élu à la succession de son père. Bien entendu les voitures ayant été réquisitionnées, on ressortit les bicyclettes ! Alexandre Noghès décèdera le 25 février 1944 à l’âge de 79 ans.

Après presque dix années de difficultés liées au conflit et à ses suites, c’est le 16 mai 1948 que les rues de la Principauté retentirent à nouveau du bruit presque oublié des moteurs de monoplaces.

Le cours des évènements était relancé et le Championnat du Monde de Formule 1 fut créé, deux ans plus tard, en 1950. Le 21 mai, consacre un pilote Argentin en Principauté ; Juan-Manuel Fangio, victorieux du 11e Grand Prix de Monaco.

Le 14 avril 1953, le président Antony Noghès met un terme à sa collaboration intensive avec le club. Alexandre AUTTIER lui succède en 1954.

Cinq années plus tard, l’ACM se dote d’un nouveau local.

Depuis 1890, l’emplacement du siège a migré du café de la Méditerranée sur le boulevard de la Condamine (actuel Boulevard Albert 1er) au Café du Siècle, à l’angle de la Place d’Armes et de l’Avenue de la Gare (actuelle Avenue Prince Pierre), puis en 1907, au numéro 5 de la même avenue, en 1923, au rez-de-chaussée du numéro 1 de la rue Suffren-Reymond, et en 1931, au numéro 45 de la rue Grimaldi.

Le 15 avril 1958, LL.AA.SS. Le Prince Souverain et la Princesse Grâce de Monaco daignèrent honorer de Leur présence l’inauguration du nouveau siège et signer le livre d’or. C’était au numéro 23 du Boulevard Albert 1er, siège actuel du club.

Depuis le 7 mars 1972, l’équipe actuelle s’emploie, au quotidien, à réécrire l’histoire, tout en imaginant l’avenir. L’un des premiers actes, fut la création d’un Corps de Commissaires de Route et de Piste. Le professionnalisme dont devaient faire preuve les membres volontaires pour exercer bénévolement au cours du Rallye et du Grand Prix des fonctions de contrôle et de sécurité, exigeait une instruction spécifique, sanctionnée par une licence internationalement reconnue, et chaque année, remise en cause. Cette petite armée de quelques 700 hommes est parfaitement organisée et hiérarchisée. Elle est aussi universellement saluée pour son efficacité.

En 1984, les murs de l’ACM s’étendirent avec l’acquisition, Boulevard Albert 1ER de l’ancien garage Rambaldi, puis avec la location des locaux de l’imprimerie Rosso.

Côté rue Grimaldi, ce fut l’achat de la Galerie Park Palace, la location des trois commerces qui la jouxtent, et enfin l’adjonction des locaux de la SAMIPA à l’ensemble des surfaces occupées.

Ainsi, entre 1972 et 2015, les surfaces occupées ou acquises ont été multipliées par cinq.

Cela a permis de créer les structures d’un Restaurant, d’un Bar, de Salons privés pour les membres, d’une boutique associée à la marque McGregor, d’une Agence de Publicité « ACM Sport et Marketing», d’un centre de location pour les épreuves et de plusieurs locaux techniques loués en sus à la Maison de France.

Autant d’agrandissements que nécessaires pour assurer un quotidien et une fonctionnalité de tous les instants entre le Boulevard Albert 1er et la Rue Grimaldi, le tout, au bénéfice de la gestion des épreuves automobiles et des services réservés aux membres.

La longue et belle histoire du Club, avec ses rires et ses larmes, doit beaucoup aux bénévoles, aux permanents et aux membres qui ont su partager à travers les époques, des valeurs humaines communes, ainsi qu’à leur inébranlable fidélité aux Institutions de la Principauté et la volonté d’être, techniquement et sportivement, les meilleurs dans une compétition mondiale où l’amateurisme n’a plus sa place.

Aujourd’hui encore, les épreuves de l’Automobile Club de Monaco sont organisées dans le plus grand respect de la tradition et de l’innovation, avec toujours, ce brin d’audace qui caractérisait ses créateurs et pionniers des siècles derniers…