Présentation

Le circuit de Monaco a bâti sa renommée internationale sur des particularités : un tracé urbain, jonché d’obstacles, (rails de sécurité, grillages, immeubles, trottoirs, etc.) alors que les autres circuits sont à l’extérieur des villes bien souvent en rase campagne et sont dédiés uniquement aux courses automobiles ; le circuit de Monaco cultive cette différence, laquelle concourt à sa renommée qui en fait un lieu unique dans le monde des grands prix de F1.

Dès la création du 1er Grand Prix Automobile de Monaco, le 14 avril 1929, des commissaires œuvrent autour du circuit veillant au bon déroulement de l’épreuve. Recrutés sur la base du volontariat parmi les membres de l’Automobile Club de Monaco, on les reconnait au brassard en cuir qu’ils arborent sur le bras gauche.

Mais en 1972, lorsqu’il prend ses fonctions de « Président de l’Automobile Club de Monaco », Maître Michel Boeri – qui a été commissaire de piste et assisté à l’accident de Lorenzo Bandini en 1967 – instaure la création d’un corps des commissaires de piste très structuré.

Pour cela, il fait appel à des personnes d’expérience et crée le « Collège des Commissaires » avec à sa tête un Président de Collège, Eugène Gastaud entouré de 6 membres. Jusqu’en 1974, les commissaires exercent leur activité en civil, on les reconnait grâce à la chasuble de couleur orange qu’ils portent.

Dès 1975, tous les commissaires sont équipés de combinaison de couleur orange. Il n’y a pas encore de voiture de sécurité et lors d’incidents importants sur la piste, ce sont les commissaires qui interviennent directement tandis que les bolides tournent.

Une fois l’hiver venu, les commissaires de l’ACM remisent leurs combinaisons oranges, rendues célèbres au travers des retransmissions télévisées du Grand Prix de Monaco F1, pour enfiler leur pull et leur blouson rouges pour lors des épreuves routières (Rallye Automobiles Monte-Carlo, Rallye Monte-Carlo Historique et e-Rallye Monte-Carlo).

Les commissaires de l’ACM sont présents sur ces épreuves, avec leur passion et leur dévouement, toujours bénévoles dans leur engagement mais professionnels dans l’exécution de leurs missions, qui réclament maintenant des connaissances techniques nouvelles (informatique, GPS…) et règlementaires approfondies. Et toujours une bonne résistance physique et un esprit « club et d’équipe » renforcé.

Ce sont presque toujours les mêmes que l’on retrouve sur la piste et sur la route.
Ils sont toujours formés et encadrés par le « Collège des Commissaires » devenu depuis quelques années le « Commandement du Corps des Commissaires ».

Ils sont restés fidèles à leur devise : « Oser et Servir »