85e
Rallye Monte-Carlo

16 - 22 janvier 2017

Conférence de Presse FIA : les réactions

Publié le 22 janvier 2017

Retrouvez les réactions des 3 premiers du classement et de leurs co-pliotes lors de la Conférence de Presse Post-Evènement de la FIA.

Sébastien, felicitations pour la victoire – quelle performance. Comment vous sentez-vous ?

SO: Evidemment, je me sens très bien. Il y avait beaucoup de nouvelles choses mais une chose n’a pas changé : nous sommes les gagnants du Rallye Automobile Monte-Carlo – c’est quelque chose dont je ne me lasserais jamais ! Ce rallye a été l’un des challenges les plus difficiles de notre génération de pilotes. Et quand, à cela, vous surajoutez le fait que je n’ai rejoint M-Sport qu’il y a un mois environ et que nous n’avons eu que quelques jours avec la voiture… En arrivant ici, je pensais que tout pouvait arriver – c’est le Monte, mais je manquais de préparation. En arriver là est une grande surprise et je suis très heureux pour toute l’équipe. Je les remercie grandement, s’ils n’avaient pas développé cette bonne voiture avant notre arrivée, nous n’aurions pas pu gagner. Félicitations à toute l’équipe de M-Sport.

Comment est le feeling sur la Fiesta ?

SO: Il est encore un peu tôt pour juger les performances de chacun, c’est très difficile de voir qui fait la différence ou qui se démarque des autres. C’est de bon augure pour le championnat. J’espérais qu’à la fin de la journée, nous ayons tous des résultats similaires, c’est très bon pour le rallye de manière générale , mais j’espère aussi que nous allons continuer ainsi [à gagner]. J’adore la Suède, c’est un rallye que j’ai remporté à trois reprises et j’ai hâte d’y être. La Fiesta s’est toujours montrée performante en Suède et je ne vois pas ce qui pourrait m’empêcher d’avoir confiance en cette épreuve.

Les conditions étaient-elles réellement difficiles ce matin ?

SO: Nous avions une assez bonne avance ce matin et j’étais assez confiant. Mais lors de la première spéciale, tout le monde était sous tension car ce sont de nouvelles voitures. Dans la première spéciale ce matin, Ött a eu un problème et nous avons eu peur que cela nous arrive aussi. J’espérais vraiment qu’il [Tanak] pourrait arriver au bout ce soir, il méritait vraiment d’y arriver. La dernière étape a été assez difficile, jusqu’à maintenant c’était assez sympa et je pouvais vraiment apprécier la conduite. Mais le dernier passage dans le Turini était très piégeux – nous avons commencé avec les conditions les plus compliquées et nous savions que nous n’avions pas la possibilité de gagner les points de la Power Stage, donc nous avons décidé d’assurer.

Et comment est Malcolm en tant que “boss” ?

SO: Pour l’instant tout se passe très bien, je suis sûr que cette victoire va nous aider à construire une relation durable. Ça fait bizarre de rentrer à Monaco pour se détendre et fêter notre victoire alors que nous ne nous connaissons pas vraiment ! Mais c’est certainement la meilleure façon de commencer à travailler ensemble. Je suis sûr que l’on connaitra encore des succès ensemble.

Julien, il y a eu beaucoup de changements avant ce Rallye. Pensiez-vous pouvoir gagner ?

JI: Je discutais avec un autre journaliste juste avant et je lui ai dit que je n’avais pas eu beaucoup de préparation, ce qui est assez contradictoire pour ce rallye. Habituellement, on essaie de se préparer un maximum pour le Monte Carlo. Il faut tout connaitre de la voiture, être bien coordonné avec l’équipe pour anticiper les changements de conditions. Nous savions que l’équipe nous soutiendrait fortement. Nous savions aussi que ce qui ferait la différence serait les compétences du pilote. Je n’aurais jamais parié que nous ne nous pourrions pas gagner ce rallye.

Cela doit être un des plus gros challenge de l’année pour le co-pilote ?

JI: Peut-être que vous devriez poser cette question à Martin [Järveoja], il a eu un vrai baptême du feu. Je me dois de le féliciter, il a fait un très bon travail ; bravo ! Je suis heureux de faire ce Monte, mais une fois par an ça suffit. Ce n’est pas évident de comprendre les notes des ouvreurs et de les restituer [au pilote] à une telle vitesse. De plus, il y a plus d’information au début, au milieu et à la fin des virages, c’est très difficile. Je ne vais pas me mettre à chanter ou faire quoi que ce soit de stupide ; nous sommes dans une équipe Anglaise maintenant, nous devons être malins et rester calme. Nous sommes Anglais, surtout lorsque nous avons diné chez Malcolm. Elaine – Mme. Wilson – était à côté de moi et m’a dit “Nous partons en vacances la semaine qui suit le rallye…”. Très gentiment, elle nous a donné l’ordre de rendre son mari heureux pour les vacances. Donc on a gagné !

 

Jari-Matti, vous devez être ravis de cette première épreuve et votre premier podium avec Toyota ?

J-ML: C’est un résultat fantastique. La dernière fois que j’ai été sur un podium c’était en Finlande l’an dernier. Le reste de l’année a été très difficile. Mais cette nouvelle équipe m’a bien remotivé. Je suis venu avec pour but de finir dans le top six, sans faire d’erreur et en gardant un rythme constant, mais nous avons réalisé dès le début que la voiture avait un gros potentiel. Bien sûr, nous avons eu de la chance, mais c’est le Monte Carlo et je n’en demandais pas tant. Je suis tellement heureux et content, les gars ont construit cette voiture en Finlande – oui, les voitures peuvent être construites en Finlande !

Comment avez-vous trouvé la Yaris, surpasse-t-elle vos attentes ?

J-ML: Oui, absolument. Je me suis senti de plus en plus à l’aise avec la voiture au cours du rallye. La plupart des tests ont été réalisés sur l’asphalte, nous n’avons eu qu’un jour avec des conditions hivernales. Venir avec aussi peu de préparation sur un tel rallye me préoccupait un peu. Je ne me sentais pas en confiance avec la voiture, mais j’ai pu gagner en confiance au cours du week-end, et je dois dire que la voiture fonctionne particulièrement bien. Vendredi, j’ai dû pousser la voiture hors du Parc Fermé, c’était assez stressant. Mercredi, il y en avait encore de partout, trente minutes avant le Shakedown, les gars étaient encore en train d’assembler ma boite de vitesse. Mais elle était prête à temps, je n’arrive pas à croire qu’ils aient travaillé si dur et ont réussi à faire en sorte que la voiture puisse réaliser une telle performance.

Quels sont vos espoirs pour la Suède ?

J-ML: C’est un super rallye. J’ai déjà testé la voiture sur la neige et le feeling est génial, mais je ne sais pas exactement comment elle se comportera une fois là-bas. Cette voiture a un potentiel énorme, nous verrons bien une fois sur place ce qu’il se passera ! Nous sommes déjà motivés et nous avons hâte d’en être aux prochaines épreuves.

Mikka, comment est l’ambiance dans l’équipe ?

MA: Lorsque nous avons commencé avec l’équipe, c’était une des plus motivées, c’était un peu pareil avec nos équipes précédentes, mais en tant qu’équipage Finlandais dans une équipe Finlandaise, c’est vraiment génial. Pour l’instant, il y a les bonnes personnes aux bons postes.

Ött, vous avez connu quelques drames, mais vous avez tenu bon et vous finissez sur le podium. Comment vous sentez-vous ?

OT: C’est super d’être ici. Comme toujours, tout le monde sait que le Monte est piégeux, mais ça a ajouté un peu de piquant à notre course. Il y avait certainement un peu plus de stress dans les dernières heures. Nous avons eu de la chance avec les pneus, la neige nous a bien sortis d’affaire. Nous avions peu de puissance, mais ça n’a pas fait une grosse différence. Il a juste fallu prendre son courage à deux mains pour la descente.

Pourtant vous avez gardé un bon rythme tout au long du week-end…

OT: J’en ai été assez surprise. Habituellement, je n’aime pas trop lorsque les conditions sont changeantes mais là j’étais assez à l’aise avec la voiture et ce dès le Shakedown. Nous avions une vitesse assez constante. Côté co-pilote, c’était le premier rallye pour Martin, et comme Séb l’a dit, c’était un des plus piégeux et pour sûr, le plus piégeux que je n’ai jamais connu. Commencer avec ces nouvelles voitures, beaucoup plus rapides, c’est sûr, il a fait du très bon boulot. Comme il était bon dans son travail, j’ai pu moi aussi me concentrer sur mon boulot.

Quel était le problème ?

OT: Il nous manquait un cylindre, donc nous avions un peu moins de puissance, mais nous n’allions pas laisser ce petit problème nous arrêter. J’ai pu faire une réparation de fortune. Ce sont de petits détails. Nous avons eu les points et maintenant il faut continuer les efforts pour la Suède.

Martin, c’était un baptême de feu …

MJ: J’étais un peu nerveux avant le Shakedown. Après la première spéciale, on n’avait plus le temps d’être stressé. Le planning et le parcours étaient bien trop serrés.

Avez-vous savouré ?

MJ: Bien sûr, c’était génial de conduire vite dans ces conditions.

À un moment avez-vous pensé ne pas y arriver ?

MJ: Au départ de la première spéciale d’aujourd’hui, on pensait que le podium n’était plus possible. C’était un peu stressant, mais on y est arrivé.