86e
Rallye Monte-Carlo

22 - 28 janvier 2018

Sébastien Ogier remporte le Monte-Carlo 2018

Publié le 28 janvier 2018

Sébastien Ogier et Julien Ingrassia ont remporté le 86e Rallye Monte-Carlo au volant de sa Ford Fiesta WRC. Sixième victoire dans cette épreuve et cinquième fois consécutive. Il devance au général l’estonien Ott Tanak et le finlandais Jari-Matti Latvala, tous deux sur Toyota Yaris WRC.

Une nouvelle victoire sur ce qui a été un rallye très difficile. Comment l’as-tu vécu ?
Sébastien Ogier : C’était de nouveau un énorme défi. On vient toujours ici en sachant que ce sera une semaine difficile, surtout au niveau du choix des pneus. Ott était un adversaire coriace, mais ça fait toujours plaisir de terminer sur le podium ici. Et bien évidement je suis très contente de la manière dont on commence la saison. Ça fait du bien d’être de retour et de commencer la saison par une victoire, c’est spécial, mais je n’ai jamais eu autant de peine avec le choix de pneus. Ce n’était jamais très clair avec les conditions changeantes. C’est un bon point qu’on ait pu faire moins d’erreurs que les autres équipes, c’était presque impossible de faire le weekend parfait et on a bien entendu aussi fait des erreurs. Les nôtres étaient peut-être moins préjudiciables et c’est grâce à ça qu’on a pu enchainer une cinquième victoire consécutive ici. Ça fait vraiment plaisir.

A quel point la journée de samedi a-t-elle été difficile ?
C’était clairement l’une des spéciales les plus difficiles de ma carrière. C’était vraiment dur de trouver les mots pour expliquer le niveau de difficulté et d’exigence. Je ne me plaignais pas, mais ce n’était vraiment pas génial à conduire. C’était plus de la survie que de la conduite. Tu atteins l’arrivée soulagé et tu es vraiment content de franchir la ligne. Tu ne sais juste pas ton temps, si tu as été une minute plus rapide ou plus lent donc c’était une bonne surprise de voir qu’on avait pris une minute à Ott. A partir de ce moment, on a pu gérer notre avance, même si ça restait une tâche compliquée. Toute la journée a été piégieuse, avec en plus le paramètre des pneus à prendre en considération avec la météo changeante. J’aurais très bien pu perdre gros. Je suis content d’avoir su conserver mon avance de samedi soir. Je pensais qu’aujourd’hui serait plus simple mais à notre réveil on a eu les informations concernant le givre et la glace au Turini. C’était piégieux jusqu’à la fin.

Quel était votre plan pour la Power Stage ?
Je n’ai jamais vraiment été détendu et je n’ai pas non plus complètement attaqué. Je savais qu’on se battait pour deux points avec Thierry et Ott. Thierry, Andreas et Craig avaient quatre softs pour la Power Stage. J’avais des super softs usés et ce n’était pas vraiment la solution pour être rapide donc j’ai fait de mon mieux pour être le plus propre possible. La route était propre sur le début, mais ensuite il y avait des virages sales vers la fin donc je ne pouvais pas attaquer. Tous les points sont importants pour le moment donc je me contente de ce petit point

Qu’avez-vous pensé de la prestation Malcom Wilson en tant que “patron”, a-t-il été bon ?
J’imagine que je ferais mieux de dire oui. C’est toujours difficile de commencer par le Monte-Carlo qui est le plus compliqué en termes d’organisation, logistique, météo et coordination. Tout cela était piégeux. On a eu quelques changements dans l’équipe, quelques nouveaux ingénieurs, un nouveau prévisionniste météo qui vient malheureusement d’Estonie, ce pourquoi on s’est trompé quelques fois ! Non vraiment, je veux dire, quand on sait à quel point c’est difficile, nous pouvons tous les féliciter, ils ont tous fait de leur mieux.

 

A quel point votre boulot a-t-il été difficile cette semaine ? 

Julien Ingrassia : A chaque fois qu’on est là sur le podium – et mes rivaux diront la même chose – on n’a pas repris notre souffle de toute la semaine. Félicitations à tous les co-pilotes qui ont fait un super boulot, tous ces gars font la même chose que moi. C’est un rôle très délicat, on doit prendre des notes et lire de nouvelles notes qui sont complètement différentes de celles prises en reconnaissance. On se souvient de quelques notes et puis finalement elles sont complètement différentes. Je réalise que parfois, je lisais sans analyser ce que je disais. Il y a eu beaucoup de changement de rythme, donc c’est vraiment agréable quand le pilote continue de te faire confiance.

C’est un super début de saison…
Oui. On sait que le championnat sera difficile et le Monte-Carlo est particulier, c’est la ville de Seb et ça me rappelle l’année dernière. Nous pouvons remercier tout le monde, ça fait un an et on repart de zéro, on est très motivés.