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Le SVM, Sport Vélocipédique Monégasque, créé en 1890 pour regrouper les amoureux de la Bicyclette tant de Monaco que des communes limitrophes, devint le SAVM, Sport Vélocipédique et Automobile Monégasque, en 1907 du fait de l’avancée inexorable des véhicules à moteur. Le 29 Mars 1925, dans la Matinée, lors d’une Assemblée Générale extraordinaire réunissant cinquante cinq membres du SAVM, le Président Alexandre Noghesdéclara « qu’en raison de l’importance prise par la Société, il est obligatoire d’en changer le titre, et de la dénommer AUTOMOBILE CLUB DE MONACO ». Il fit remarquer en outre : « le sport à bicyclette tend à devenir rare ». La proposition fut donc mise au vote secret et approuvée par 49 voix pour, 5 voix contre et une abstention.

En devenant « Automobile Club », l’Association entrait dans une grande et forte famille dont chaque membre incarnait l’aventure automobile à l’échelle d’un état. Encore fallait-il, pour que sa réussite fût totale, qu’elle soit admise au sein de l’Association des Automobile-Clubs Reconnus, AIACR, origine de l’actuelle Fédération Internationale de l’Automobile. Anthony Noghés, en sa qualité de Commissaire Général, fut chargé d’aller à Paris présenter la candidature de l’Automobile Club de Monaco. Il revint bredouille, ces Messieurs de l’AIACR ayant considéré que si son Club organisait bien en effet des épreuves sportives, celles ci ne se déroulaient pas pour autant sur le territoire Monégasque. A trente cinq ans, Anthony Noghes blessé dans son amour propre venait, avec toute la fougue de la jeunesse, de se lancer à lui même un fantastique défi. Courir à Monaco. Tél était l’enjeu pour son Club, celui de son père, d’Alexandre et Jacques Taffe. Celui surtout du Prince, son Président d’Honneur, qu’il ne fallait pas décevoir. Mis à part la route de la piscine qui fut inaugurée en 1973, le circuit dans sa définition générale était le même qu’aujourd’hui. Mais cette idée d’un circuit de vitesse dans la ville n’était-elle pas aberrante ? Il y avait bien cette marche à escalader entre le Quai des États-Unis et Quai Albert 1er. Cette autre marche à descendre du côté des gazomètres. Il y avait aussi les pavés et les rails du tramway entre la Condamine et le Casino. Antony Noghès pesa le pour et le contre pendant deux ans. Il choisit enfin de confier son projet à la seule personne dont il savait qu’il obtiendrait un avis pertinent et objectif : Louis Chiron. A peine eut-il entendu la confidence d’Anthony Noghès, le brillant Louis s’exclama : « fantastique, merveilleux, stupéfiant ».

Six mois plus tard, le 14 Avril 1929, le Prince Pierre inaugure, par un tour d’honneur effectué à bord d’une Torpedo Voisin, conduite par Charles Faroux (directeur de course), le circuit du 1er Grand Prix de Monaco. Il y avait un absent de marque ce jour là sur la ligne de départ : Louis Chiron. Le jeune Monégasque s’était engagé dans la course des 500 miles d’Indianapolis.

16 voitures sur la grille de départ tirée… au sort : 8 Bugatti, 3 Alfa Romeo, 2 Maserati, 1 Licorne, 1 Mercedes SSK. L’Anglais « Williams » arrivé trop tard pour participer aux séances d’essais officielles s’offre à l’aube du Samedi un entraînement pirate qui met tout Monaco en émoi. « Williams » gagne le grand Prix sur une Bugatti 35 B de couleur verte en 3h56’11 en ayant effectué 100 tours à une vitesse moyenne de 80,194 k/h. La course remporta un succès triomphal. Le 19 Avril 1932, le capitaine, Sir Malcolm Campbell, ouvrit le circuit du 2e Grand Prix de Monaco au volant d’une superbe Torpedo Rolls Royce noire et aluminium. Immense fut l’ovation qui salua au passage l’homme qui venait de battre avec « son oiseau bleu », le record du monde de vitesse, 408,621 km/h. De 1938 à 1947 le Grand Prix ne put être organisé tant par des difficultés d’ordre financier, que part la pénurie de compétiteurs et par un contexte international qui ne cessait de se dégrader. Le 16 Mai 1948, enfin, les rues de la Principauté retentirent à nouveau du bruit presque oublié des bolides. Mais le 9 Mai 1949, le Prince Louis II décéda et le Grand Prix n’eût pas lieu. Le 21 Mai 1950, un pilote Argentin, le regretté Juan Manuel Fangio, remporta la onzième édition. L’année suivante, on décida une fois encore de faire l’impasse sur le Grand Prix, et ce, pour des raisons budgétaires et parce que le règlement qui devait s’adapter à la conception de voitures nouvelles beaucoup plus performantes n’était toujours pas défini.

Le 12e Grand Prix fut organisé selon le vœu de SAS Le Prince Souverain. Mais il se courût sur des voitures de sport car le règlement international n’était toujours pas au point. Raison pour laquelle les Grands Prix de 1953 et 1954 ne furent pas non plus disputés. Le 21 Mai 1955, le Grand Prix de Monaco pour sa treizième édition reprit possession de son circuit et ne connût plus ensuite d’interruption. Le circuit a depuis subi de nombreuses transformations :
– 1973, la route de la piscine qui a permis d’installer les stands sur le Quai.
– 1976, deux nouvelles chicanes sont mises en place respectivement à Ste Dévote et à la sortie de l’épingle de la Rascasse.
– 1986, l’élargissement du Quai des Etats-Unis permet la création d’une nouvelle Chicane.
– 1997, le premier « S » de la piscine est redessiné et porte désormais le nom de virage « Louis Chiron ».
– 2003, la première phase d’aménagements du circuit n’a touché que la partie sud du port. 5000 mètres carrés de terrain ont été gagnés sur la mer. Le circuit compris entre le deuxième « S » de la piscine et La Rascasse a été déplacé de 10 mètres par rapport à son emplacement initial et complètement redessiné. Mise en place d’une chicane à la sortie du deuxième virage de la piscine.
– 2004, la réalisation des travaux concerne le doublement de la largeur de l’esplanade accueillant la zone des stands au niveau du Boulevard Albert 1er, par la création d’un bâtiment sur l’emprise de l’ancienne piste entre la piscine et La Rascasse. De nouveaux stands représentant une surface de 250 mètres carrés seront mis à la disposition de chaque écurie.