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Seb Buemi : jamais deux sans trois ?

Publié le 07 mai 2021

Sébastien Buemi a déjà été champion FIA de Formule E, en 2016, puis champion du monde d’endurance et vainqueur des 24 Heures du Mans. Il est l’un des ténors de la FE, depuis sa création, et il a gagné deux E-Prix sur trois à Monaco, en 2016 et 2017. Il est donc très bien placé pour juger de l’intérêt de courir sur le grand circuit de F1 : « Ca me fait encore plus +kiffer+ depuis que j’ai fait le petit circuit, les trois dernières fois, car il n’était plus adapté aux 24 voitures que nous avons maintenant en FE, c’était quasiment impossible sur un tour de 48 secondes. Avec notre voiture de 2e génération (Gen 2), on s’attend à des chronos de 1 minute 30 secondes. Avec une voiture électrique, c’est quand même pas mal ».

Le Suisse est le roi des qualifs en FE, c’est lui qui a signé le plus de pole positions depuis la création de la série. Il adore cet exercice : « En qualifs, on roule avec 250 kW, soit 25% de puissance en plus, c’est quand même pas mal. Ici, je m’attends à ce qu’on sorte du tunnel à 235 km/h. C’est donc un gros +step+ par rapport au mode course où on a moins de puissance et où il faut bien gérer l’énergie disponible ».

Comme Jean-Eric Vergne et Stoffel Vandoorne, Buemi a couru ici à Monaco en F1, mais « que tu aies connu le circuit en F3, F2 ou F1, ça ne change pas grand-chose, et il n’y a pas un seul pilote qui va découvrir ce circuit ce week-end », souligne le Suisse préféré des constructeurs japonais : il pilote pour Nissan en FE, Toyota en endurance, et il est toujours pilote de réserve pour Red Bull-Honda.

Buemi n’est pas content de son début de saison, mais il garde espoir : « On a eu un début de saison extrêmement compliqué, mais on a des explications. On avait l’ancien PowerTrain et là on a le nouveau, pour la première fois. Cela ne veut pas dire qu’on va gagner des courses, mais ça va aider. La voiture est homologuée jusqu’à la fin de la Saison 8, jusqu’à la fin de l’ère +Gen 2+, donc il fallait faire attention, ne pas se précipiter. J’ai tapé un mur à Ryadh, j’ai pris une pénalité à Rome, je me suis fait rentrer dedans par Lotterer à Valencia, on n’est pas au niveau de performance qu’on aurait voulu avoir, et on n’a pas tout fait juste, c’est sûr ».

Avec le recul et l’expérience, le Suisse juge que le niveau général de la FE « s’est beaucoup élevé depuis l’arrivée de Porsche, Mercedes, et parce que le règlement est stable depuis plusieurs années, ça fait une grosse différence. Mercedes a l’avantage, ils ont gagné trois courses sur les six premières, ils sont bons, ils sont tout le temps là. Ce n’est pas un championnat que tu peux dominer, à cause des groupes de qualification, et parce que les performances sont très proches, mais ils ont un petit quelque chose en plus ».

Reste un petit bémol évoqué par Buemi : « Il y a un côté imprévisible dans ce championnat qui est poussé à l’extrême. C’est presque trop, il n’y a plus de logique. Quand je retourne en endurance, je retrouve un cadre qui varie moins, avec moins d’écart d’un week-end à l’autre… »