Kimi Antonelli est le grand vainqueur du Formula 1 Louis Vuitton Grand Prix de Monaco 2026 ! Le pilote Mercedes enchaîne une 5e victoire de suite ! Le podium est complété par Lewis Hamilton (2e) et Isack Hadjar (3e).
Que de rebondissements dans ce Formula 1 Louis Vuitton Grand Prix de Monaco 2026 ! Au bout du suspense, Kimi Antonelli s’impose avec brio et devient le plus jeune vainqueur de l’histoire à Monaco. L’épreuve a offert son lot de coups de théâtre entre la pluie de pénalité et les abandons de Max Verstappen et Charles Leclerc. La hiérarchie a été totalement chamboulée derrière un leader impérial. Retour sur une course folle, du premier au dernier tour.
À seulement 19 ans 9 mois et 13 jours, Kimi Antonelli n’a pas fait que remporter une course, il a écrit l’une des pages les plus retentissantes de l’ère moderne de la Formule 1. Il efface des tablettes un certain Lewis Hamilton, couronné à 23 ans 4 mois et 18 jours sur le Rocher, pour s’emparer de l’ultime record de précocité. Il met également fin à 22 années d’attente pour l’Italie en succédant à Jarno Trulli (2004). Avec cette 5e victoire d’affilée, le jeune prodige évolue sur une autre planète.
Au-delà de l’exploit personnel, cette démonstration de force sonne comme une véritable délivrance pour Mercedes. Grâce à sa nouvelle pépite, l’écurie dirigée par Toto Wolff renoue enfin avec la plus haute marche du podium monégasque. Une première depuis le dernier succès acquis ici même par Hamilton en 2019.
Cette domination sans partage se lit d’ailleurs cruellement dans le gouffre qui le sépare de son coéquipier George Russell, reparti de la Principauté sans le moindre point après un week-end calvaire. L’Italien, lui, rafle tout sur son passage avec une maîtrise déconcertante. « Une fois que j’ai pris la tête et que je me suis retrouvé en P1 dans le premier virage, je n’ai plus eu qu’à profiter des derniers tours », a-t-il analysé à l’arrivée.
Désormais à la tête du championnat avec une avance confortable de 64 unités sur Lewis Hamilton, Antonelli annonce déjà la couleur pour la suite : « La saison est encore longue, et nous devons continuer à nous battre et à placer la barre toujours plus haut. Notre objectif est de maintenir ce niveau de performance. »
Cette édition aura surtout été marquée par une véritable hécatombe mécanique. Le ton a été donné dès l’extinction des feux : trahi par un moteur incapable de monter en régime, Max Verstappen est resté scotché sur la grille. Le début d’un dimanche noir où la fiabilité a globalement fait défaut , foudroyant coup sur coup Valtteri Bottas, Oliver Bearman, puis la McLaren de Lando Norris à la mi-course.
Même parmi les rescapés, la mécanique a donné des sueurs froides. Isack Hadjar a dû arracher son podium en composant très tôt avec une boîte de vitesses défaillante et une monoplace qu’il a lui-même qualifiée d’« inconduisible » par moments. Une véritable série de pannes qui rappelle cruellement que le premier défi de la journée consistait simplement à conserver une voiture en état de marche.
Fait plus insolite, une pluie d’excès de vitesse s’est également abattue sur la voie des stands. Lewis Hamilton a ouvert le bal au 34e tour avec cinq secondes de pénalité, très vite imité par George Russell. Le mal s’est ensuite propagé à travers tout le peloton : Franco Colapinto, Pierre Gasly et Oscar Piastri ont tour à tour été épinglés par la direction de course pour la même infraction.
Le chaos atteint son paroxysme au 66e tour. Alors que la voiture de sécurité venait de s’effacer, Charles Leclerc est sorti de la piste avec sa Ferrari dans le dernier virage. Furieux de cet abandon à domicile, le Monégasque a fustigé une défaillance totale et « inacceptable » de ses freins arrière sur une voiture devenue « inconduisible ». Cet incident a provoqué l’interruption de la course par un drapeau rouge, figeant temporairement les hostilités avant un sprint final explosif.
L’ultime départ arrêté a offert un dernier grand frisson à la Principauté. Si l’impérial Kimi Antonelli a conservé les commandes avec une froideur clinique, le reste du peloton a de nouveau volé en éclats. George Russell a plongé à une lointaine 14e place après avoir purgé sa pénalité.
Isack Hadjar, un temps bousculé à la reprise, a tenu bon. Surmontant ses problèmes mécaniques, le Français signe un exploit monumental pour sécuriser la troisième place. « Être sur le podium avec Lewis est un rêve », a-t-il savouré à l’arrivée, concluant de la plus belle des manières un Grand Prix totalement fou.
Les nouveaux trophées du Formula 1 Louis Vuitton Grand Prix de Monaco 2026 ont été remis sur le podium par LL. AA. SS. le Prince Albert II de Monaco et la Princesse Charlène et Me Michel Boeri, Président de l’Automobile Club de Monaco. Après les cérémonies, Kimi Antonelli a fait perdurer la nouvelle tradition monégasque en plongeant dans le Port Hercule.