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SR3 : un équipage grec peut en cacher un autre…

La Grèce a encore frappé dans la SR3 du 27e Rallye Monte-Carlo Historique, samedi après-midi, puisqu’un nouvel équipage, lui aussi embarqué dans une Fiat 128 Rally, a pris le relais de ses compatriotes et remporté haut la main cette spéciale de régularité entre La Piarre et Valdrôme (13,7 km) : Aris Georgosopoulos et Ioulios Iatridis n’ont pris que 40 points de pénalité dans cette spéciale, bien enneigée dans sa partie montante, puis bien mouillée dans la descente, mais sans plaque de verglas.

Cette spéciale a aussi fait les affaires de la référence absolue du rallye dans la catégorie « moyenne basse », les Belges Michel Decremer et Jennifer Hugo dans une Alfa Romeo Giulia TI de 1965, doubles vainqueurs du RMCH (2017, 2024).

Derrière la Fiat et l’Alfa, les places d’honneur ont été prises par Schön-Giammarino, troisièmes dans leur petite Austin Mini Cooper S. Ainsi que par le chef multi-étoilé Michel Chabran (BMW 323i), 5e ex-aequo, juste devant son fils Louis (BMW 1602) à qui il a passé le relais dans son restaurant gastronomique de Pont-sur-l’Isère.

Au classement général très provisoire, avant la dernière spéciale de cette première journée de course, le tandem Decremer-Hugo, toujours aussi redoutable, pointait en tête, devant les deux équipages grecs des Fiat 128 Rallye (2e et 3e), la Jaguar Mk2 3.8 de Karolis Raysis et Ovidijus Meilunas (4e), la Mini des Italiens (5e) et la Ford Capri de Bruno Saby (6e). Mais tout était encore possible, y compris un chamboulement du classement, après la SR4 de fin de journée…

Classement SR3

Une Sunbeam Alpine défie le temps au Rallye Monte-Carlo Historique

Sur la route du Rallye Monte-Carlo Historique, épisode 1 – Pour cette 27e édition, les modèles ayant participé au Rallye Monte-Carlo entre 1911 et 1983 étaient autorisés à s’inscrire. Ce sont finalement 219 voitures qui ont été admises à participer, dont la plus ancienne, une Sunbeam Alpine. Pour leur deuxième participation sur les routes qui ont fait la légende de cette épreuve, James Pohl et Joyce Mordenti font une nouvelle fois confiance à leur bolide datant de 1953.

Ce n’est pas la plus puissante, ni la plus sportive. Mais il n’y a pas à dire, cette belle d’antan a du charme à revendre et doit intriguer bon nombre de passionnés venus admirer les voitures engagées sur ce Rallye Monte-Carlo Historique 2025. La Sunbeam Alpine au numéro 224, qui est partie de Monaco, jeudi soir, sous une pluie battante, est officiellement la doyenne de cette 27e édition.

James Pohl, dit Jim, et Joyce Mordentin n’en sont pas à leur coup d’essai dans l’habitacle de cette voiture totalement réassemblée dans les années 1990 par le père de Joyce, « un brillant mécanicien ». L’année dernière déjà, ils étaient partis à l’assaut de ces routes et de ce parcours de légende. Mais la dure loi du Monte-Carlo avait frappé. « Après avoir pris le départ de Reims, nous sommes tombés en panne dans la nuit du Parcours de Concentration », se souvient le pilote américain, encore marqué par sa première expérience.

Leur ténacité aura finalement payé : après un aller-retour express dans le Yorkshire, en Angleterre pour récupérer des pièces détachées, Jim Pohl a pu réparer sa Sunbeam Alpine blanche et mettre le cap sur Valence. Il poursuit : « On a supplié les officiels de nous laisser rejoindre la course et juste rouler, en sachant pertinemment que nous étions derniers. Nous n’étions pas là pour gagner, mais simplement pour participer. »

Une rencontre princière

L’équipage 178 finit par réintégrer la compétition à partir de la journée de lundi et parvient à rejoindre Monaco, son objectif de départ. Déjà très heureux d’avoir atteint la Principauté, Jim Pohl et Joyce Mordenti ne sont pas au bout de leurs surprises. « S.A.S le Prince Albert II de Monaco a souhaité nous rencontrer car la Sunbeam Alpine est la voiture que sa mère, la Princesse Grace, conduisait dans le film La Main au collet. Son père, le Prince Rainier III, en avait aussi une qu’il utilisait beaucoup. »

Pour 2025, il n’est pas question de prendre sa revanche, mais le binôme ne rêve pas non plus d’imiter son idole, Sheila Van Damm, vainqueur de la Coupe des Dames du Rallye Monte-Carlo en 1955 dans une Sunbeam MK III avec Anne Hall. En chœur, Jim Pohl et Joyce Mordenti affirment : « Cette année, nous voulons juste pouvoir couvrir chaque kilomètre au programme de ce Rallye Monte-Carlo Historique ! Nous aimerions surtout éviter les ennuis mécaniques. »

Bonne nouvelle, le Parcours de Concentration s’est bien déroulé pour la Sunbeam Alpine aux sept décennies. L’équipage 224 est bien arrivé vendredi après-midi sur la place du Champs-de-Mars, comme 215 autres engagés. Avant d’attaquer l’Etape de Classement 1, ce samedi, avec les quatre premières spéciales de régularité.

SR2 : victoire pour Porsche dans le Vercors

Une Porsche 911 Carrera de 1976, pilotée par un Irlandais, Paul Okane, avec à ses côtés un copilote danois, Tage Gelj, a remporté la deuxième spéciale de régularité du 27e Rallye Monte-Carlo Historique, samedi entre Les Nonnières et Chichilianne (SR2, 16,3 km). Derrière ce binôme, et dans des conditions hivernales et piégeuses, une vénérable Saab 96 de 1978, avec à son bord un équipage lituanien, a pris la 2e place de cette SR2, ex-aequo avec la Fiat 128 Rally de l’équipage grec qui avait remporté la SR1. 

C’était encore une spéciale de toute beauté, par des températures hivernales, et avec beaucoup de monde sur le bord de la route. Une spéciale dans laquelle Bruno Saby, au volant de sa Ford Capri portant le numéro 38, celui du département de l’Isère, a encore montré le bout de son nez. Le vainqueur du Monte-Carlo en 1988, dans une Lancia Delta HF, avait déjà pris la 8e place de la SR1, et il s’est encore illustré : 5e ex-aequo dans la SR2, grâce à son talent de pilote et aux qualités évidentes de sa Ford Capri 2300 S de 1970. De quoi pointer, après les deux spéciales du matin, au 3e rang du classement général.

Pour l’anecdote, c’est la première victoire d’une Porsche dans cette édition 2025 du RMCH, sachant que 81 voitures allemandes ont pris le départ samedi matin à Valence, dont une majorité de Porsche. Trois abandons ont été enregistrés vendredi dans les rangs allemands, ceux d’une Opel Kadett et de deux Porsche, sur le parcours de concentration. Une armada riche de six marques majeures (Porsche, Volkswagen, Opel, BMW, Audi et Mercedes), dans laquelle les Porsche sont de loin les voitures les plus adaptées à un Monte-Carlo Historique en conditions hivernales, celles du début de cette édition 2025.

 

Au classement général, et avant les deux spéciales de l’après-midi (SR3 et SR4), la surprise était totale avec des leaders étonnants, les Grecs Georgios Alevizopoulos et Nikolaos Palyvos, dans une Fiat 128 Rally, devant tous les favoris. Mais plus la Ford Escort RS2000 (1979) du Danois Henrik Bjerregaard et du Tchèque Jaromir Svec, vainqueurs du RMCH en 2022. En effet, cette Ford numéro 2 s’est fait piéger dans la montée de cette SR2 et a dû abandonner. Le rallye est encore long, et il va encore se passer beaucoup de choses cet après-midi, avant le retour à Valence pour une nuit de repos bien méritée.

Classement SR2

SR1 : Austin et Fiat ouvrent le bal !

La première spéciale de régularité du 27e Rallye Monte-Carlo Historique, entre Col Gaudissart, le point d’entrée dans le Massif du Vercors, et la Cîme du Mas, tout près de La-Chapelle-en-Vercors (SR1, 18,1 km), a démarré comme prévu à 9h20, samedi matin, pour les 215 équipages arrivés vendredi à Valence (sur 219 ayant pris le départ jeudi de quatre villes, Monaco, Reims, Bad Hombourg et Turin). Et elle a permis à deux petites voitures, une Austin Mini Cooper S et une Fiat 128 Rallye, de battre toutes les grosses.

Le premier équipage vainqueur de cette 27e édition n’est pas constitué d’inconnus. C’est celui de la Mini Cooper, les Italiens Giorgio Schon et Francesco Giammarino, emmené par Giorgio, pilote d’endurance dans ses jeunes années. Quant à celui de la Fiat, il est 100% grec, constitué de Georgios Alevizopoulos et Nikolaos Palyvos. Ils ont terminé ex-aequo avec les Italiens en n’écopant que de 100 points de pénalité sur cette SR1, une sacrée performance. Alors que ceux de la voiture classée 215e, une Porsche 911, en ont pris 30.000, sur 18 km. Mais ils sont arrivés au bout !

Cette première SR1 de la Drôme (sur 17 prévues jusqu’à mardi soir) était très enneigée par endroits (totalement du km 2 au km 7, puis partiellement du km 7 au km 15), et la température ambiante, en début de matinée, était juste en dessous de 0°C. Conséquence directe, les nombreux pilotes de Porsche de tous âges (les pilotes et les voitures !), dotés d’un moteur arrière, se sont bien amusés, tout en régalant les nombreux spectateurs ayant bravé le froid pour se rendre en bord de spéciale. Les travers à rallonge se sont succédés dans les portions les plus glissantes, au ralenti, pour le plaisir, notamment dans le Col de l’Echarasson. Elles pourront toutes servir de vidéos de promotion du Rallye Monte-Carlo Historique, épreuve mythique entre toutes.

Classement SR1

Veillée d’armes à Valence pour 215 équipages

Ils sont presque tous arrivés en temps et en heure, vendredi après-midi, les équipages de ce 27e Rallye Monte-Carlo Historique (RMCH), pour une veillée d’armes à Valence. Tous sauf quatre dont les voitures ont lâché sur le parcours de concentration, à commencer par la Ford Escort de Sébastien Chardonnet, l’ex-champion du monde WRC3, ainsi qu’une Opel Kadett et deux Porsche. Ce soir, il y a donc 215 voitures parfaitement garées sur le Champ de Mars, au cœur de la capitale de la Drôme. Elles étaient parties jeudi de Monaco, Bad Hombourg, Turin et Reims, avec 400 à 800 km à parcourir, selon la ville de départ, et quelques points de contrôle obligés.

La première voiture est arrivée à Valence peu avant 13h : la Ford Escort RS2000 (1979) du Danois Henrik Bjerregaard et du Tchèque Jaromir Svec, vainqueurs du RMCH en 2022. Ils étaient partis jeudi soir à 19h de Monaco, avec le numéro 2 sur les portières. Ils ont donc été les premiers à être équipés de leur Tripy-R, le boitier électronique, avec GPS et chronométrage, qui va permettre aux organisateurs, dans la salle de contrôle de l’Automobile Club de Monaco (ACM), d’enregistrer leurs performances et surtout leurs moyennes sur les 17 spéciales de régularité (SR) inscrites au menu très corsé de cette édition 2025.

Toutes les autres voitures inscrites ont ensuite défilé à l’entrée du parc fermé, dont une vingtaine avaient déjà écopé de pénalités de quelques minutes sur le parcours de concentration. Finalement, alors que le soleil se couchait sur la Drôme, l’Austin Healey de 1959, goûtait à un repos bien mérité, en étant partie d’Allemagne, tout comme l’Alfa Romeo Giulia TI de Michel Decremer et Jennifer Hugo, les double vainqueurs belges (2017, 2024) partis jeudi soir de Reims avec le numéro 200.

Streaming sur le Champ de Mars

A partir de 15h, l’ACM a diffusé en direct, sur sa chaine YouTube, l’arrivée des concurrents en streaming, commentée sur place, dans les moindres détails, par Alexandre Khaldi, l’animateur bien connu des internautes passionnés de sport automobile, et Gerry Mestre, le président de la Commission Voitures Historiques de l’ACM. Une séquence très suivie par tous les followers de l’ACM sur les réseaux sociaux, en attendant le grand départ, samedi matin à partir de 7h30, de la première partie de l’Epreuve de Classement. Soit quatre spéciales de régularité (SR1 à SR4) qui vont déjà permettre de faire un premier tri parmi les anciens vainqueurs, les nouveaux prétendants et quelques champions de rallye authentiques, comme le Français Bruno Saby, l’Italien Maurizio Verini, l’Espagnol Luis Climent Asensio et l’Américain John Buffum, entre autres pointures de cette 27e édition.

Tout ce qui va se passer sur les routes de la Drôme et de l’Ardèche, dans les villages de l’Isère et du Vercors, sera raconté en temps réel sur le site officiel et les réseaux sociaux de l’ACM, jusqu’au grand final de mardi soir dans le Col de Turini, peu avant minuit. Le prochain streaming est prévu dimanche à 15h dans le village de Saint-Bonnet-le-Froid, au cœur de la Haute-Loire. Le plateau d’un Rallye Monte-Carlo Historique, avec 34 marques automobiles représentées et 25 nationalités, n’a jamais été aussi relevé, épicé, excitant. Un peu comme la cuisine des nombreux restaurants, étoilés ou pas, de cette belle ville de Valence, QG opérationnel du rallye, où les équipages seront de retour samedi soir, après une belle journée de pilotage.

Le premier départ pour l’Etape de Classement 1 est prévu à 7h30 demain matin, pour la Fiat 124 Abarth d’Angelo Sticchi Damiani, le président de l’Automobile Club d’Italie (ACI), puis tous les autres concurrents s’élanceront, minute par minute, jusqu’à 11h du matin. Ils seront 182 à devoir respecter une moyenne haute dans les spéciales, et 33 une moyenne basse.

C’est parti de Bad Hombourg, Monaco, Turin et Reims
03 mars 2026

C’est parti de Bad Hombourg, Monaco, Turin et Reims

219 équipages ont été autorisés à prendre le départ ce jeudi du 27e Rallye Monte-Carlo Historique (RMCH). Ce festival roulant de la voiture de course de collection qui va durer jusqu’à mardi soir, est réservé à des modèles ayant participé entre 1911 et 1983 au Rallye Monte-Carlo. Il sera suivi par des milliers de fans dans les 500 communes traversées ; parfois sur la place du village et souvent au bord des 17 spéciales de régularité (SR) sur lesquelles les concurrents tenteront de respecter une moyenne, haute ou basse, fixée par l’Automobile Club de Monaco (ACM).

Dans le détail, ils étaient 16 à Bad Hombourg, près de Wiesbaden et Mayence, sur le coup de 14h ce jeudi. Tous avaient 870 km prévus pour ce parcours de concentration jusqu’à Valence, en passant notamment par Langres, Dole, Bourgoin-Jallieu (en banlieue de Lyon) et Chabeuil. Plusieurs concurrents engagés sur des Porsche, des Volkswagen et des Opel ont logiquement choisi ce départ d’Allemagne, ainsi que le pilote d’une antique Austin Healey de 1959, le Norvégien Christian Hallan.

Des Ford à Monaco…

Puis, quatre heures plus tard, il y a eu 86 partants au départ de Monaco, sous la pluie. Ils avaient un peu moins de 20h pour parcourir 430 km, avec des points de passage obligés (Saint-André-les-Alpes, Gap, Die, Crest, Chabeuil) jusqu’au pointage de vendredi après-midi, peu avant 13h, sur la place du Champ de Mars, à Valence, la préfecture de la Drôme. Monaco n’était pas une ville de départ l’an dernier, mais la destination de tous les parcours de concentration, dont ceux de Glasgow et Milan qui ne sont pas au programme de cette édition 2025.

Parmi les concurrents remarquables au départ de Monaco, il y avait par exemple Henrik Bjerregaard et Jaromir Svec, vainqueurs du RMCH en 2022, dans une Ford Escort RS2000 de 1979. Et aussi Sébastien Chardonnet, ex-champion du monde WRC3, dans une autre Ford Escort, ainsi que Bruno Saby, le vainqueur de 1988, en WRC dans une Lancia Delta HF. Il repart comme l’an dernier dans une superbe Ford Capri, toujours floquée du numéro 38, en hommage à son département d’origine, l’Isère. Sans oublier le chef étoilé Michel Chabran, dans une BMW 323i de 1979.

Des Lancia à Turin…

A 19h, ils étaient 52 à Turin, dont le concurrent portant le numéro 1 et président de l’Automobile Club d’Italie (ACI), Giovanni Sticchi Damiani, dans une Lancia 124 Abarth de 1975. L’ACI n’est autre que l’organisateur historique du Grand Prix d’Italie de Formule 1, dans le temple de Monza, et du formidable Rallye de Sardaigne, qui compte pour le Championnat du monde WRC, entre autres épreuves, actuelles et historiques, organisées de main de maître par le président Damiani et son équipe. Autre voiture italienne de légende, les Suisses Claudio Enz et Cristina Seeberger, vainqueurs en 2023, ont pris le départ dans leur fidèle Lancia Fulvia Coupe 1.3 s de 1970.

Les vainqueurs 2024 à Reims…

Dans ce rallye où sont engagées cette année 34 marques automobiles et où les 219 équipages, dont sept 100% féminins, autorisés à prendre le départ représentent 25 nationalités, Reims a largement participé à la fête. Dans la capitale du Champagne et de la région Champagne-Ardennes, 65 voitures parfaitement préparées, également à partir de 19h, ont défilé tour à tour sur la rampe de départ. Dont les tenants du titre, les Belges Michel Decremer et Jennifer Hugo, qui ont troqué leur Opel Ascona 400 de l’an dernier pour une Alfa Romeo Giulia TI de 1965.

Tous ces départs ont été rendus possibles par l’implication des bénévoles des Automobile Clubs d’Allemagne et d’Italie, de l’association Reims Champagne Véhicules Historiques Sportifs, toujours aussi dynamique, et de tous les envoyés spéciaux de l’ACM. A partir de samedi, il y aura des centaines de km à parcourir, jusqu’à l’Etape finale prévue mardi soir du côté du Col de Turini. L’objectif est toujours le même : tenter de respecter les moyennes, haute ou basse, calculées et imposées par l’ACM, en se faisant plaisir, sans prendre trop de risques. Une fois de plus, et vu la qualité du plateau, le suspense sera total, jusqu’au bout, et le spectacle réussi, pour des milliers de nostalgiques !

Photos des départs de Bad Hombourg, Monaco, Turin et Reims

27e Rallye Monte-Carlo Historique : que la fête continue !

Quatre jours seulement après l’arrivée du 93e Rallye Monte-Carlo en version moderne (WRC), et donc la 10e victoire (record absolu) de Sébastien Ogier, dans une Toyota Yaris, c’est un voyage dans le passé que propose à partir de jeudi le 27e Rallye Monte-Carlo Historique : 220 équipages embarqués dans des voitures de 34 marques automobiles différentes, même si certaines sont aujourd’hui dans le même groupe. Sur un parcours constitué, comme d’habitude, d’une majorité de spéciales de régularité (SR) où la légende du « Monte-Carl’ » a été écrite, depuis près d’un siècle. Et avec un parcours de concentration pour commencer, comme à la grande époque.

Quatre villes de départ accueillent jeudi pour un départ symbolique, à l’ancienne, des 220 équipages venus de toute l’Europe, pays baltes compris, d’Ukraine, de Suisse et même des Etats-Unis (25 nationalités représentées au total). Ils seront 16 sur la rampe de départ à Bad Hombourg (Allemagne) à partir de 14h, puis 65 à Reims et 86 à Monaco, à partir de 18h, et enfin 53 à Turin, à 19h, dont le président de l’Automobile Club d’Italie, Giovanni Sticchi Damiani, avec le numéro 1 sur les portières de sa Lancia 124 Abarth de 1975.

Leur destination commune ? La place du Champ de Mars à Valence, préfecture du département de la Drôme et traditionnelle ville étape que les premiers concurrents atteindront le vendredi 31 janvier dans l’après-midi. Sur la liste des engagés de cette édition 2025, il y a cinq équipages d’anciens vainqueurs, à commencer par les tenants du titre, les Belges Michel Decremer et Jennifer Hugo, qui ont troqué leur Opel Ascona 400 de l’an dernier pour une Alfa Romeo Giulia TI de 1965. Ils partiront de Reims, tout près du Plat Pays, avec le numéro 200, plutôt que le numéro 1 auquel ils avaient droit. A cela une raison : ils ont fait l’incroyable pari de partir en moyenne basse, la plus difficile à respecter, pour relever un impossible défi…

Plusieurs anciens vainqueurs…

Les autres anciens vainqueurs engagés cette année sont Henrik Bjerregaard et Jaromir Svec (2022), dans une Ford Escort RS2000 MkII de 1979, Claudio Enz et Cristina Seeberger (2023) dans une Lancia Fulvia Coupe 1.3 s de 1970, et même un triple vainqueur, José Lareppe (2010, 2012, 2014), copilote de son fils Patrick dans une Opel Ascona de 1975. Quant à Sébastien Chol, le copilote de Ludovic de Luca dans une petite Peugeot 104 ZS de 1976, il avait remporté l’édition 2013 dans le baquet de droite de Gérard Brianti.

Au rayon grands noms et palmarès à rallonge, ce 27e opus du RMCH a aussi fait le plein. Jugez plutôt : Luis Climent Asensio (BMW 323i, 1981), Champion d’Espagne des Rallyes en 1996 ; Raymond Durand (Opel Kadett GTE, 1977), double vainqueur du Rallye Monte-Carlo des Energies Nouvelles (2009, 2011) ; Maurizio Verini (Alfa-Roméo Giulietta, 1982), le Champion d’Europe des Rallyes en 1975. Quant à l’Américain John Buffum, une autre légende vivante (Ford Escort RS2000, 1980), il a été 11 fois Champion des États-Unis des Rallyes. Autre champion engagé, Sébastien Chardonnet (Ford Escort 2000, 1981), le fils de l’ancien importateur de Lancia en France, celui qui avait engagé au Monte-Carlo la Stratos bleue de Bernard Darniche, victorieuse en 1979. Sébastien a remporté le titre mondial en catégorie WRC3, en 2013. Et puisqu’on parle de Lancia, comment ne pas souligner que Bruno Saby est de retour, comme l’an dernier, au volant d’une Ford Capri 2300 S de 1970. Bruno avait remporté le Monte-Carlo en 1988, dans une Lancia Delta HF dont tout le monde se souvient, aux couleurs du Martini Racing.

VIPs et voitures mythiques…

Quelques VIPs sont au départ cette semaine, ainsi que 7 équipages féminins. L’ex-chef étoilé Michel Chabran, qui a passé le relais à son fils Louis, a désormais le temps de participer au Rallye Monte-Carlo Historique, donc il va en profiter, au volant d’une BMW 323i de 1979, associé à Jules Chabran. Olivier et Lydia Campana (VW Golf GTI, 1979) ont reçu plusieurs fois la Coupe de l’ACM réservée à l’équipage monégasque le mieux classé. Et Jean-Marc Finot, le directeur de Stellantis Motosport, a repris le flambeau de son ancien pdg, Carlos Tavares, pour défendre les couleurs de son groupe au volant d’un Coupé Alfa Romeo 2000 GTV de 1973, associé à Xavier Pontheaux.

Comme c’est un Rallye Monte-Carlo Historique, la liste des 34 marques représentées a de quoi inciter les spectateurs de tous âges à venir nombreux au bord des routes, pendant une semaine. En plus d’une myriade de Lancia, en phase avec la Stratos de l’affiche officielle, celle de Sandro Munari en 1977, il y aura comme chaque année des Porsche, des Alfa-Romeo, des Opel, des Renault, une quantité de berlinettes Alpine, des Volkswagen, des Fiat, des BMW et des Mini. Avis aux amateurs !

Comme chaque année, Valence, capitale de la Drôme, sera le QG du rallye jusqu’au départ pour Monaco, mardi. Et beaucoup de villes et villages, dans les nombreux départements traversés, organiseront des buffets ou des goûters particulièrement festifs. En comptant le parcours de concentration, près de 500 communes seront traversées. Que la fête commence !

Demandez le programme !

Samedi 1er février, Etape de Classement, 1ère partie :

  • Col Gaudissart – La Cîme du Mas / SR 1 / 09h20
  • Les Nonnières –Chichilianne / SR 2 / 11h20
  • La Piarre – Valdrôme / SR 3 / 13h25
  • La Motte-Chalancon – Saint-Nazaire-le-Désert / SR 4 / 14h40

Dimanche 2 février, Etape de Classement, 2e partie :

  • Saint-Julien-du-Gua – Col des Quatre Vios / SR 5 / 09h30
  • Burzet – Saint-Martial / SR 6 / 11h45
  • Saint-Bonnet-le-Froid – Vanosc / SR 7 / 14h15
  • Saint-Pierre-sur-Doux – Lalouvesc / SR 8 / 15h45

Lundi 3 février, Etape Commune, 1ère partie :

  • Barbières – Gigors-et-Lozeron / SR 9 / 08h40
  • Saint-Nazaire-le-Désert – Chalancon / SR 10 / 10h45
  • Montauban-sur-l’Ouvèze – Roussieux / SR 11 / 13h35
  • Recoubeau-Jansac – Pennes-le-Sec / SR 12 / 15h45

Mardi 4 février, Etape Commune, 2e partie :

  • La Charce – Rosans / SR 13 / 9h05
  • Sisteron – Thoard / SR 14 / 10h40
  • Briançonnet – Entrevaux / SR 15 / 13h55

Retour à Monaco – Départ à 21h00 de l’Etape Finale :

  • Col de Braus – Lantosque / SR 16 / 22h15
  • La Bollène-Vésubie – Moulinet / SR 17 / 23h25

Mercredi 5 février : 

  • Arrivée sur le Port Hercule de Monaco à partir d’01h10
  • Publication des classements officiels / 12h00
  • Soirée de Gala et de Remise des Prix, Salle des Etoiles au Monte-Carlo Sporting Club (Smoking ou Tenue de soirée exigés) / 20h30
Le règlement particulier est en ligne
03 mars 2026

Le règlement particulier est en ligne

Après la publication du pré-règlement début septembre, le Comité d’Organisation du 27e Rallye Monte-Carlo Historique à le plaisir de vous annoncer que le Règlement Particulier 2025 de l’Epreuve est désormais disponible en ligne.

Téléchargez le règlement particulier

Vous avez jusqu’au Lundi 11 novembre 2024 pour vous inscrire, d’ici là bonne lecture à toutes et tous…

Dans le pur respect de la tradition…

Année après année, le Rallye Monte-Carlo Historique continue de se distinguer par la diversité et l’authenticité de son parcours. Cette édition 2025, le Comité d’Organisation de l’Automobile Club de Monaco l’a souhaitée encore plus attrayante et constituée, comme de coutume, d’une majorité de spéciales de régularité (SR) ayant permis d’écrire les grandes heures de l’épreuve ! Nul doute qu’ils vont être encore nombreux à se bagarrer pour la victoire finale, pour tenter ainsi de détrôner Michel Decremer et Jennifer Hugo, vainqueurs de l’édition 2024 dans leur Opel Ascona 400 de 1979.

Comme à son habitude, la déclinaison historique est réservée aux voitures ayant participé à des éditions antérieures du Rallye Automobile Monte-Carlo, et l’année prochaine à des modèles l’ayant couru entre 1911 et 1983. Le coup d’envoi de cette édition 2025 est programmé pour être donné le jeudi 30 janvier, quatre jours seulement après l’arrivée du 93e Rallye Automobile Monte-Carlo. Les concurrents autorisés à prendre le départ de cette 27e édition du Rallye Monte-Carlo Historique s’élanceront successivement depuis Bad Hombourg, Reims, Monte-Carlo et Turin. Avec pour destination commune la place du Champ de Mars à Valence, préfecture du département de la Drôme et traditionnelle ville étape que les premiers concurrents atteindront le vendredi 31 janvier dans l’après-midi.

Les premières spéciales sont programmées le lendemain, samedi 1er février, avec une Etape de Classement composée de quatre spéciales à disputer (départ du 1er concurrent à partir de 07h30). Cette première journée de course ne sera pas pourtant de tout repos pour les concurrents, avec pour débuter, une classique du massif du Vercors « Col Gaudissart – La Cîme du Mas / SR 1 / 09h20 » et son atypique Col de l’Écharasson (1146 m). Direction ensuite « Les Nonnières Chichilianne / SR 2 / 11h20 » et son redouté Col de Menée (1402 m) avant le contrôle horaire de mi-journée, organisé à Clelles, terre d’accueil du rallye en Dauphiné, à partir de 12h00. Place ensuite à « La Piarre Valdrôme / SR 3 / 13h20 »,avec notamment le franchissement du Col de Carabès (1261 m), frontière naturelle entre les départements des Hautes-Alpes et de la Drôme. Retour dans La Drôme Provençale pour terminer la journée avec « La Motte-Chalancon Saint-Nazaire-le-Désert / SR 4 / 14h30 » via le Col de Chamauche (1037m). Un dernier contrôle horaire est prévu à Crest à16h00, afin de réguler les concurrents attendus au Champ de Mars de Valence à partir de 16h55.

Direction l’Ardèche le dimanche 2 février à 07h30 pour la 1ere partie de lEtape Commune. Les concurrents devront rejoindre Privas pour un contrôle Horaire (08h45) avant de débuter par l’inédite « Saint-Julien-du-Gua – Col des Quatre Vios / SR 5 / 09h25 ». Une épreuve suivie ensuite sur le routier par une halte, comme à « la grande époque » du côté de Vals-les-Bains. S’en suivra la version classique de « Burzet – Saint-Martial / SR 6 / 11h35 » via la cascade du Ray-Pic. La pause de la mi-journée est programmée place du marché à Saint-Agrève à partir de 13h15, où une dégustation de produits du terroir permet toujours aux concurrents et accompagnants de passer un moment très agréable avant de poursuivre par une inédite « Saint-Bonnet-le-Froid – Vanosc / SR 7 / 13h40 » puis « Saint-Pierre-sur-Doux – Lalouvesc / SR 8 / 15h10 ». Le retour sur Valence (17h30) est une nouvelle fois précédé de la traditionnelle escale populaire et festive du quai Farconnet à Tournon-sur-Rhône à partir de 16h45.

Direction les massifs du Vercors, Diois et des Baronnies le lundi 3 février à 07h30, pour la 2e partie de l’Etape Commune.  Avec pour débuter cette grande journée – la plus longue du Rallye – la montée du Col de Tourniol (1145m) entre « Barbières – Gigors-et-Lozeron / SR 9 / 08h35 ». Les difficultés vont crescendo puisque les concurrents ont ensuite rendez-vous avec « Saint-Nazaire-le-Désert Chalancon / SR 10 / 10h40 » avec l’enchaînement des Cols de Muse (932 m), Chamauche (1037m) et de La Croix (722m). La pause de mi-journée est programmée à Buis les Baronniesà 12h45 avant que les concurrents n’enchaînent avec la plus longue spéciale du Rallye « Montauban-sur-l’Ouvèze – Roussieux / SR 11 / 13h25 d’une quarantaine de kilomètre avec notamment l’enchainement des Cols de Perty (1302m), de Reychasset (1052 m) et de Pierre-Vesce (1013 m). L’ultime difficulté de cette étape passe par « Recoubeau-Jansac – Pennes-le-Sec / SR 12 / 15h00 » et le franchissement du Col de Pennes (1040 m). La dernière halte du jour avant le retour sur Valence (17h15) aura, pour théâtre comme la veille, la Place du Champ de Mars à Crest avec un contrôle horaire à partir de 16h20.

Mardi 4 février, le départ de Valence est programmé à 07h00. Cette 3e et dernière partie de l’Etape Commune débute par « La Charce – Rosans / SR 13 / 09h00 » et son Col de Pommerol (1072m). La continuité de l’étape passe par « Sisteron – Thoard / SR 14 / 10h40 » et son anthologique Col de Fontbelle (1304m). Enfin, pour en terminer avec la redescente vers la Principauté de Monaco, l’épreuve de « Briançonnet – Entrevaux / SR 15 / 14h00 » avec le passage des Cols du Buis (1196m) et de Félines (926m). L’entrée en Parc Fermé à Monaco est prévue à 16h20, précédée d’un contrôle horaire à la Turbie à partir de 15h55.

Le départ de l’Etape Finale, programmée dans la nuit du mardi 4 au mercredi 5 février, aura lieu à Monaco à partir de 21h00. Avec au menu de cette dernière nuit deux monuments de la légende du Rallye Monégasque dont « Col de Braus – Lantosque / SR 16 / 22h15 », avec pas moins de quatre Cols à gravir dont l’Ablé (1149m), l’Orme (1005m), Saint-Roch (990m) et de la Porte (1057m). Enfin, l’ultime confrontation entre « La Bollène-Vésubie – Moulinet / SR 17 / 23h25 » aura comme juge de paix sa majesté le Col de Turini (1607m). Arrivée prévue sur le Port Hercule de Monaco à partir de 01h10.

Enfin, selon la tradition, la Soirée de Gala et de Remise des Prix se déroulera le mercredi 5 février au soir, dans la prestigieuse Salle des Etoiles au Monte-Carlo Sporting Club. (Smoking ou Tenue de soirée exigés).

NB : Etapes, Spéciales, Kilométrages et horaires donnés à titre indicatif jusqu’à la publication officielle de l’itinéraire.

La Dyane 6 prépare son jubilé en 2026 !

C’est la belle histoire de cette fin de 26e Rallye Monte-Carlo Historique : la Citroën Dyane bleu ciel engagée par Georges Gomis et Roland Crouzet, qui date de 1976 et portait le numéro 229, est arrivée à bon port, à la 144e place du classement général, alors qu’elle était la plus petite cylindrée du plateau (650 cm3). Elle prépare désormais son jubilé en 2026…

© Mika Alesi / Palais Princier

Tout a bien failli s’arrêter dès le parcours de concentration, dans l’ascension du Col Bayard : “Nous étions partis de Reims, et après le CH de Bourgoin-Jallieu, en montant le Col Bayard, il y a eu de grosses vibrations à l’avant. On a trouvé un garagiste, on a vu que des vis tenant les biellettes de direction étaient cassées, il a fallu souder et ça a tenu. On a appelé l’ACM pour dire qu’on avait pris du retard, ils nous ont dit de rater le CH de Gap, alors on a démarré le rallye avec 10.000 points de pénalité”, raconte Georges Gomis. Et il ne s’arrête plus : “On a entamé une belle remontada, dès samedi, et on finit à la 144e place. On aurait pu finir autour de la 120e place sans cette pénalité, avec la plus petite voiture du rallye. Toutes les journées étaient formidables, c’était du plaisir total, tout le temps. Mais s’il y avait eu plus de neige, on aurait été avantagés dans les montées par rapport aux propulsions, en pneus cloutés”.

Cette Dyane 6 a une longue histoire, parfaitement racontée, avec tous les détails, sur le site de passionnés www.delessencedansmesveines.com. Elle avait participé en 1976 au Rallye Monte-Carlo, en Championnat du monde, avec au volant Michel Peyret. Et elle roule encore dans la version historique, près de cinquante ans plus tard, pour le plus grand plaisir de son équipage. Ils ont posé pour la photo mercredi, en compagnie de Michel Peyret justement, et de Claude Julian, le speaker historique de l’ACM. Avec une idée en tête : fêter le jubilé de la Dyane en 2026, à Monaco, lors du Rallye Historique, “en faisant une belle fête avec Michel (Peyret) et tous les copains”, promet Georges Gomis. On peut lui faire confiance…

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