
Carlos parcourra la spéciale avec la voiture ouvreuse VIP, qui vérifie les conditions de route avant le passage des prétendants au Championnat du Monde des Rallyes. Le départ sera donné à 1400 mètres d’altitude, dans les Alpes-Maritimes surplombant la Principauté de Monaco .
L’itinéraire perdra ensuite en altitude à travers une série d’épingles serrées avant de revenir en haute montagne pour s’achever au Col de Braus.
Carlos effectuera pour l’occasion ses débuts en rallye. Son père a remporté le Rallye Monte-Carlo à trois reprises (1991, 1995 et 1998).
Carlos Sainz : « J’ai vraiment hâte de pouvoir vivre ma première expérience au Rallye Monte-Carlo. J’ai entendu mon père en parler si souvent : combien les spéciales sont difficiles, comment les conditions peuvent passer de la neige à la pluie ou au soleil en un instant, sans oublier la nécessité d’avoir des nerfs en acier trempé pour négocier certains cols et épingles ! Ce sera un véritable plaisir de prendre part à une épreuve aussi légendaire au volant de la nouvelle Renault Mégane R.S., qui sera équipée de pneus neige cloutés pour que je puisse ressentir davantage encore les sensations du rallye sur ces routes. »
Les fans pourront suivre cette dernière spéciale en direct à la télévision comme toute Power Stage. Le départ du Rallye Monte-Carlo sera donné jeudi 25 janvier à 17h50 sur la Place du Casino de Monaco .
Après deux spéciales en nocturne dans les Alpes pour s’établir près de Gap, les concurrents s’y affronteront vendredi et samedi avant la dernière étape dominicale sur les hauteurs de Monaco .
Renault et l’ACM
Début 2018, Renault Sport a annoncé la prolongation de son partenariat historique de plus de trente ans avec l’Automobile Club de Monaco , organisateur de toutes les compétitions de sport automobile dans la Principauté.
Depuis le premier engagement de Renault au Rallye Monte-Carlo, les chemins de Renault et de l’ACM n’ont cessé de se croiser. L’ACM a accueilli pendant dix ans la Formula Renault 3.5 Series en lever de rideau du Grand Prix de F1. Depuis 2016, la Formule Renault Eurocup a pris le relais avec ses jeunes espoirs faisant leurs armes pour briguer un baquet pour la discipline reine du sport automobile.
Renault Sport a souvent choisi Monaco pour révéler ses nouveautés, à l’image du concept Clio R.S. 16 et de Nouvelle Mégane R.S. en 2017. De nombreuses séries limitées des modèles Renault Sport ont rendu hommage à l’implication de Monaco dans le sport automobile : Laguna GT, Clio R.S. et Mégane R.S. ont ainsi fièrement porté la griffe Monaco GP.
Renault Sport prolonge un partenariat historique de plus de trente ans avec l’Automobile Club de Monaco , organisateur de toutes les compétitions de sport automobile dans la principauté.
Nouvelle Mégane R.S., la nouvelle sportive de la marque qui allie agilité, performance et polyvalence, sera visible sur des événements sportifs de portée internationale, comme le Grand Prix de Monaco de Formule 1.
Rendez-vous dès le 22 janvier sur les routes du 86e Rallye Automobile Monte-Carlo, où les quatre voitures évolueront en tant que véhicules ouvreurs et de sécurité.
Monaco , le 17 janvier 2018 – C’est au siège de l’Automobile Club de Monaco (ACM) que Patrice Ratti, directeur général de Renault Sport Cars, a remis à Michel Boeri, président de l’ACM, les clés des quatre nouvelles Mégane R.S. qui seront utilisées lors des nombreux événements sportifs organisés par l’ACM en Principauté de Monaco .
Depuis le premier engagement de Renault au Rallye de Monte-Carlo, les Histoires de Renault et de l’ACM n’ont cessé de se croiser. L’ACM a accueilli pendant 10 ans le championnat Formula Renault 3.5 Series en ouverture du Grand Prix de F1, et depuis 2016 le championnat Eurocup Formula Renault, où les jeunes espoirs font leurs armes pour briguer un baquet pour la discipline reine du sport automobile.
Renault Sport a souvent choisi Monaco pour révéler ses nouveautés, comme le concept car Clio R.S. 16 en 2017, ou Nouvelle Mégane R.S. en 2017… De nombreuses séries limitées des modèles de Renault Sport ont rendu hommage à l’engagement de Monaco dans le sport automobile : Laguna GT, Clio R.S. et Mégane R.S. ont ainsi porté fièrement la griffe Monaco GP.
« Renault Sport et l’Automobile Club de Monaco partagent une passion commune depuis les débuts de l’histoire de l’automobile : celle de la compétition et de la performance. Nous sommes fiers d’engager notre Nouvelle Mégane R.S., dans laquelle nous avons mis toute notre passion, auprès de l’ACM et de ses événements qui comptent parmi les plus prestigieux du monde automobile. » – Patrice Ratti, directeur général de Renault Sport Cars.
« Le partenariat entre Renault et l’Automobile Club de Monaco , historique avec un grand H, est fondé sur des valeurs communes et une passion intacte depuis plus de 30 ans. Recevoir aujourd’hui les clés de quatre nouvelles Renault Mégane R.S. – véhicules qui viennent renforcer notre flotte de voitures de sécurité Rallyes et Grand Prix – ne fait que confirmer les fondamentaux de notre alliance… » – Michel Boeri, président de l’Automobile Club de Monaco .
La troisième génération de Mégane R.S. concentre tout le savoir-faire et la passion de Renault Sport, avec l’ambition de devenir, comme ses devancières, une référence sur le marché des véhicules sportifs. Elle bénéficie de plusieurs développements et technologies issus du savoir-faire de Renault Sport Racing en compétition automobile. Ses atouts :
– un design tourné vers la performance ;
– Première mondiale sur ce segment, le système 4CONTROL apporte stabilité et agilité aux chassis Sport et Cup ;
– un moteur 1.8L turbo de dernière génération, délivrant 280 ch et 390 Nm grâce au développement effectué conjointement par les ingénieurs de Renault Sport Cars et Renault Sport Racing ;
– quatre versions adaptées à tous les usages, avec une double offre de boîtes de vitesses (manuelle ou EDC) et de châssis (Sport ou Cup) ;
– des équipements technologiques de pointe, tels que R.S. Vision, MULTI-SENSE ou la nouvelle version de R.S. Monitor ;
– Les fonctions Launch Control pour optimiser les démarrages départ arrêté et Multi Change Down pour descendre les rapports plus rapidement en mode manuel lors des phases de freinage prononcé.
Afin de déterminer les grandes lignes de cette première épreuve du Championnat du Monde des Rallyes de la FIA 2018, le Comité d’Organisation de l’Automobile Club de Monaco est resté fidèle à sa réputation en conjuguant tradition et innovation, avec à nouveau, un parcours renouvelé à plus de 50% par rapport à celui de 2017. Présentation de cette 86e édition qui devrait encore marquer l’esprit des concurrents…
Après deux jours et demi intensifs de reconnaissances, du lundi 22 janvier 2018 à 8h00 au mercredi 24 à
14h00, les concurrents autorisés à prendre le départ pourront, dès 16h00, se tester en conditions de course lors de la séance de mise au point (Shakedown – 3,35 km). Il s’agit du parcours déjà utilisé route de la Garde lors des deux précédentes éditions, sur la commune de Gap, ville étape pour la 5e année consécutive, et dont le parc d’assistance est de nouveau situé près du stade nautique de Fontreyne.
Le départ officiel du 86e Rallye Automobile Monte-Carlo sera donné jeudi 25 janvier, Place du Casino, à partir de 18h00. Au programme de cette première étape nocturne, deux épreuves spéciales de caractère, disputées dans le département des Alpes-de-Haute-Provence. Ainsi Thoard – Sisteron (ES 1 – 37,13 km), disputée dans ce sens pour la toute première fois en WRC et Bayons – Bréziers (ES 2 – 25,49 km), introduite lors de l’édition 2017, seront le théâtre des toutes premières hostilités de la saison entre les ténors du championnat.
Vendredi 26 janvier, direction le sud de Gap, pour le 2e jour de course, disputé sur trois départements (Hautes-Alpes, Drôme et Alpes-de-Haute-Provence), qui totalise quelques 150 kilomètres chronométrés.
Cette journée est, de loin, la plus éprouvante du rallye, avec une boucle de trois épreuves spéciales éloignées géographiquement et à parcourir à deux reprises : Vitrolles – Oze (ES 3/6 – 26,76 km), Roussieux – Eygalayes (ES 4/7 – 33,63 km) et Vaumeilh – Claret (ES 5/8 – 15,24 km).
Cap au nord de Gap, le lendemain, samedi 27 janvier, pour le 3e jour de course qui s’annonce tout aussi redoutable que les deux précédents, disputé dans les départements de l’Isère et des Hautes-Alpes, avec une boucle composée de Agnières-en-Dévoluy – Corps (ES 9/11 – 29,33 km) et de Saint-Léger-les-Mélèzes – La Bâtie-Neuve (ES 10/12 – 16,71 km), à parcourir à deux reprises. En guise d’épilogue de ce 3e jour, les concurrents retrouvent Bayons – Bréziers (ES 13 – 25,49 km) de jour, avant une dernière visite au parc d’assistance de Gap, puis un retour en Principauté de Monaco en début de soirée.
En conclusion de l’épreuve, dimanche 28 janvier, quatre chronos totalisant 63,72 kilomètres sont à disputer en ce dernier jour de course, sans assistance, dans l’arrière-pays des Alpes-Maritimes. Ainsi les concurrents vont affronter à deux reprises les secteurs de La Bollène-Vésubie – Peïra-Cava (ES 14/16 – 18,30 km) et La Cabanette – Col de Braus (ES 15/17 – 13,56 km), qui fera office de Power Stage lors du second passage.
A partir de 15h00, tous les équipages récipiendaires seront reçus à la traditionnelle Cérémonie de Remise des Prix sur la place du Palais Princier de Monaco .
Monaco , le 21 juillet 2017
NB : Kilométrage des Epreuves Spéciales donné à titre indicatif
Retrouvez les réactions des 3 premiers du classement et de leurs co-pliotes lors de la Conférence de Presse Post-Evènement de la FIA.
Sébastien, felicitations pour la victoire – quelle performance. Comment vous sentez-vous ?
SO: Evidemment, je me sens très bien. Il y avait beaucoup de nouvelles choses mais une chose n’a pas changé : nous sommes les gagnants du Rallye Automobile Monte-Carlo – c’est quelque chose dont je ne me lasserais jamais ! Ce rallye a été l’un des challenges les plus difficiles de notre génération de pilotes. Et quand, à cela, vous surajoutez le fait que je n’ai rejoint M-Sport qu’il y a un mois environ et que nous n’avons eu que quelques jours avec la voiture… En arrivant ici, je pensais que tout pouvait arriver – c’est le Monte, mais je manquais de préparation. En arriver là est une grande surprise et je suis très heureux pour toute l’équipe. Je les remercie grandement, s’ils n’avaient pas développé cette bonne voiture avant notre arrivée, nous n’aurions pas pu gagner. Félicitations à toute l’équipe de M-Sport.
Comment est le feeling sur la Fiesta ?
SO: Il est encore un peu tôt pour juger les performances de chacun, c’est très difficile de voir qui fait la différence ou qui se démarque des autres. C’est de bon augure pour le championnat. J’espérais qu’à la fin de la journée, nous ayons tous des résultats similaires, c’est très bon pour le rallye de manière générale , mais j’espère aussi que nous allons continuer ainsi [à gagner]. J’adore la Suède, c’est un rallye que j’ai remporté à trois reprises et j’ai hâte d’y être. La Fiesta s’est toujours montrée performante en Suède et je ne vois pas ce qui pourrait m’empêcher d’avoir confiance en cette épreuve.
Les conditions étaient-elles réellement difficiles ce matin ?
SO: Nous avions une assez bonne avance ce matin et j’étais assez confiant. Mais lors de la première spéciale, tout le monde était sous tension car ce sont de nouvelles voitures. Dans la première spéciale ce matin, Ött a eu un problème et nous avons eu peur que cela nous arrive aussi. J’espérais vraiment qu’il [Tanak] pourrait arriver au bout ce soir, il méritait vraiment d’y arriver. La dernière étape a été assez difficile, jusqu’à maintenant c’était assez sympa et je pouvais vraiment apprécier la conduite. Mais le dernier passage dans le Turini était très piégeux – nous avons commencé avec les conditions les plus compliquées et nous savions que nous n’avions pas la possibilité de gagner les points de la Power Stage, donc nous avons décidé d’assurer.
Et comment est Malcolm en tant que “boss” ?
SO: Pour l’instant tout se passe très bien, je suis sûr que cette victoire va nous aider à construire une relation durable. Ça fait bizarre de rentrer à Monaco pour se détendre et fêter notre victoire alors que nous ne nous connaissons pas vraiment ! Mais c’est certainement la meilleure façon de commencer à travailler ensemble. Je suis sûr que l’on connaitra encore des succès ensemble.
Julien, il y a eu beaucoup de changements avant ce Rallye. Pensiez-vous pouvoir gagner ?
JI: Je discutais avec un autre journaliste juste avant et je lui ai dit que je n’avais pas eu beaucoup de préparation, ce qui est assez contradictoire pour ce rallye.
Habituellement, on essaie de se préparer un maximum pour le Monte Carlo. Il faut tout connaitre de la voiture, être bien coordonné avec l’équipe pour anticiper les changements de conditions. Nous savions que l’équipe nous soutiendrait fortement. Nous savions aussi que ce qui ferait la différence serait les compétences du pilote. Je n’aurais jamais parié que nous ne nous pourrions pas gagner ce rallye.
Cela doit être un des plus gros challenge de l’année pour le co-pilote ?
JI: Peut-être que vous devriez poser cette question à Martin [Järveoja], il a eu un vrai baptême du feu. Je me dois de le féliciter, il a fait un très bon travail ; bravo ! Je suis heureux de faire ce Monte, mais une fois par an ça suffit. Ce n’est pas évident de comprendre les notes des ouvreurs et de les restituer [au pilote] à une telle vitesse. De plus, il y a plus d’information au début, au milieu et à la fin des virages, c’est très difficile. Je ne vais pas me mettre à chanter ou faire quoi que ce soit de stupide ; nous sommes dans une équipe Anglaise maintenant, nous devons être malins et rester calme. Nous sommes Anglais, surtout lorsque nous avons diné chez Malcolm. Elaine – Mme. Wilson – était à côté de moi et m’a dit “Nous partons en vacances la semaine qui suit le rallye…”. Très gentiment, elle nous a donné l’ordre de rendre son mari heureux pour les vacances. Donc on a gagné !
Jari-Matti, vous devez être ravis de cette première épreuve et votre premier podium avec Toyota ?
J-ML: C’est un résultat fantastique. La dernière fois que j’ai été sur un podium c’était en Finlande l’an dernier. Le reste de l’année a été très difficile. Mais cette nouvelle équipe m’a bien remotivé. Je suis venu avec pour but de finir dans le top six, sans faire d’erreur et en gardant un rythme constant, mais nous avons réalisé dès le début que la voiture avait un gros potentiel. Bien sûr, nous avons eu de la chance, mais c’est le Monte Carlo et je n’en demandais pas tant. Je suis tellement heureux et content, les gars ont construit cette voiture en Finlande – oui, les voitures peuvent être construites en Finlande !
Comment avez-vous trouvé la Yaris, surpasse-t-elle vos attentes ?
J-ML: Oui, absolument. Je me suis senti de plus en plus à l’aise avec la voiture au cours du rallye. La plupart des tests ont été réalisés sur l’asphalte, nous n’avons eu qu’un jour avec des conditions hivernales. Venir avec aussi peu de préparation sur un tel rallye me préoccupait un peu. Je ne me sentais pas en confiance avec la voiture, mais j’ai pu gagner en confiance au cours du week-end, et je dois dire que la voiture fonctionne particulièrement bien. Vendredi, j’ai dû pousser la voiture hors du Parc Fermé, c’était assez stressant. Mercredi, il y en avait encore de partout, trente minutes avant le Shakedown, les gars étaient encore en train d’assembler ma boite de vitesse. Mais elle était prête à temps, je n’arrive pas à croire qu’ils aient travaillé si dur et ont réussi à faire en sorte que la voiture puisse réaliser une telle performance.
Quels sont vos espoirs pour la Suède ?
J-ML: C’est un super rallye. J’ai déjà testé la voiture sur la neige et le feeling est génial, mais je ne sais pas exactement comment elle se comportera une fois là-bas. Cette voiture a un potentiel énorme, nous verrons bien une fois sur place ce qu’il se passera ! Nous sommes déjà motivés et nous avons hâte d’en être aux prochaines épreuves.
Mikka, comment est l’ambiance dans l’équipe ?
MA: Lorsque nous avons commencé avec l’équipe, c’était une des plus motivées, c’était un peu pareil avec nos équipes précédentes, mais en tant qu’équipage Finlandais dans une équipe Finlandaise, c’est vraiment génial. Pour l’instant, il y a les bonnes personnes aux bons postes.
Ött, vous avez connu quelques drames, mais vous avez tenu bon et vous finissez sur le podium. Comment vous sentez-vous ?
OT: C’est super d’être ici. Comme toujours, tout le monde sait que le Monte est piégeux, mais ça a ajouté un peu de piquant à notre course. Il y avait certainement un peu plus de stress dans les dernières heures. Nous avons eu de la chance avec les pneus, la neige nous a bien sortis d’affaire. Nous avions peu de puissance, mais ça n’a pas fait une grosse différence. Il a juste fallu prendre son courage à deux mains pour la descente.
Pourtant vous avez gardé un bon rythme tout au long du week-end…
OT: J’en ai été assez surprise. Habituellement, je n’aime pas trop lorsque les conditions sont changeantes mais là j’étais assez à l’aise avec la voiture et ce dès le Shakedown. Nous avions une vitesse assez constante. Côté co-pilote, c’était le premier rallye pour Martin, et comme Séb l’a dit, c’était un des plus piégeux et pour sûr, le plus piégeux que je n’ai jamais connu. Commencer avec ces nouvelles voitures, beaucoup plus rapides, c’est sûr, il a fait du très bon boulot. Comme il était bon dans son travail, j’ai pu moi aussi me concentrer sur mon boulot.
Quel était le problème ?
OT: Il nous manquait un cylindre, donc nous avions un peu moins de puissance, mais nous n’allions pas laisser ce petit problème nous arrêter. J’ai pu faire une réparation de fortune. Ce sont de petits détails. Nous avons eu les points et maintenant il faut continuer les efforts pour la Suède.
Martin, c’était un baptême de feu …
MJ: J’étais un peu nerveux avant le Shakedown. Après la première spéciale, on n’avait plus le temps d’être stressé. Le planning et le parcours étaient bien trop serrés.
Avez-vous savouré ?
MJ: Bien sûr, c’était génial de conduire vite dans ces conditions.
À un moment avez-vous pensé ne pas y arriver ?
MJ: Au départ de la première spéciale d’aujourd’hui, on pensait que le podium n’était plus possible. C’était un peu stressant, mais on y est arrivé.
Suite à l’incident de course de Thierry Neuville (Hyundai) dans l’ES 13 qui lui coûte plus de 30 minutes, le français Sébastien Ogier (Ford) prend les commandes du Rallye Monte-Carlo.
Séb, tout peut changer si rapidement sur ce rallye.
Thierry Neuville s’est arrêté et vous prenez la tête. Comment vous sentez-vous ?
SO: Je me sens super bien. Il y a un mois nous avons entamé un nouveau projet avec M-Sport, mais nous n’avions pas beaucoup de temps pour le préparer. Nous savions que ce serait difficile et que ce serait un gros challenge, mais j’ai immédiatement vu le potentiel que ça représentait et maintenant, c’est super d’être en tête du Monte Carlo, il ne reste que quatre spéciales. Le dernier jour sera sans doute très très long. Il faut finir le travail. Ce serait extraordinaire de commencer la saison avec une victoire.
Cela fait cinq ans que M-Sport n’a plus gagné, ressentez-vous une pression particulière ?
SO: J’essaie de ne pas trop y penser – au moins il y a un autre gars de l’équipe juste derrière moi, ce serait tellement dommage si l’un de nous ne finissait pas ce rallye.
Nous avons vu ce qu’il s’est passé jusqu’à maintenant, il y a eu beaucoup d’erreurs et des conditions très piégeuses, et ce sera pareil demain, avec peut-être même de la neige sur le Turini.
C’est très excitant pour vous…
SO: Oui c’est sûr. On a pris beaucoup de plaisir à piloter la nouvelle voiture ce week-end – le challenge est vraiment de taille. Je me répète mais, s’il vous plait, restez dans des zones publiques [pour les spectateurs] – on va encore plus vite qu’avant. Même s’il s’agit d’une nouvelle voiture, et que beaucoup de détails peuvent encore être améliorés, j’ai tout de même beaucoup apprécié piloter cette voiture.
Ott Tanak (Ford) est deuxième à 47” et Jari-Matti Latvala (Toyota), troisième à 2’20”.
A noter la belle journée d’Elfyn Evans (Ford) qui remporte les ES 10, 12 et 13.