Les deux Français engagés en Formule 2 dans ce 81e Formula 1 Grand Prix de Monaco, Victor Martins (ART Grand Prix) et Isack Hadjar (Campos Racing), ont brillé jeudi lors de la séance d’essais libres disputée en pneus pluie sur la piste détrempée du Circuit de Monaco, dans des conditions de visibilité très délicates.
Lancée peu après 15h00, cette séance très arrosée a permis à Martins de boucler son meilleur tour en 1:39.237, alors qu’il vient de vivre un début de saison complètement raté (9 points marqués seulement en huit courses).
Le pilote ART Grand Prix, qui porte le numéro 1 sur sa monoplace, a devancé le Norvégien Dennis Hauger (MP Motorsport) de 6 dixièmes de seconde, grâce à un chrono signé en tout début de séance. Le Néerlandais Richard Verschoor (Trident) a dû se contenter du 3e temps, avec une demi-seconde d’avance sur Hadjar, alors que la piste était encore relativement praticable.
Après huit courses en 2024, le leader très provisoire du Championnat FIA de Formule 2 est Zane Maloney (Rodin Motorsport), un natif de la Barbade qui rêve d’un avenir à la Lewis Hamilton, le septuple champion du monde originaire lui aussi des Antilles. Quant au prodige italien Andrea « Kimi » Antonelli, 17 ans, couvé par Mercedes, il a réussi à finir 8e de cette séance, pour ses grands débuts à Monaco.
Maloney mène le classement général provisoire devant l’Estonien Paul Aron (HiTech), 9e de cette séance, et le très efficace Hadjar, véritable homme en forme du moment : le jeune Français vient en effet de rafler 50 points lors des deux dernières Courses Principales, celles du dimanche matin, à Melbourne et Imola.
Rendez-vous vendredi, à partir de 15h10, pour les qualifications, en deux groupes de 11 pilotes. Tout est possible pour la pole position.
Photo © Formula 2
L’Italien Gabriele Mini (Prema Racing) a signé le meilleur temps de la seule et unique séance d’essais libres pour les Formule 3, au 81e Formula 1 Grand Prix de Monaco, avec seulement 91 millièmes d’avance sur son compatriote Leonardo Fornaroli (Trident).
Cette séance a débuté en pneus slicks, sur une piste sèche, et s’est terminée, 45 minutes plus tard, en pneus pluie, histoire de commencer à préparer la suite d’un week-end monégasque où, comme d’habitude, il y aura forcément des surprises, pas seulement au niveau de la météo.
Quelques pilotes sont partis à la faute, sans trop de dégâts, et à chaque fois les commissaires de l’Automobile Club de Monaco (ACM), toujours aussi efficaces, ont évacué la monoplace en un temps record. Mini avait remporté la Course Principale l’an dernier à Monaco, en partant de la pole position, et il a pris soin de montrer qu’il comptait rester le patron en Principauté, même s’il a changé d’écurie cet hiver. Il a signé un chrono de 1:27.400, tout rond, et a bouclé 19 tours au total, comme Fornaroli et un autre redoublant, lui aussi favori ce week-end : le Suédois Dino Beganovic, son coéquipier chez Prema.
4e chrono pour le débutant Meguetounif
Derrière ce trio infernal, regroupé en une grosse seconde, un jeune Français, le « rookie » (débutant) Sami Meguetounif (Trident), victorieux dimanche dernier à Imola de sa première course de F3, a signé le 4e temps de cette séance, mais à deux secondes de Mini. Et il a provoqué l’un des trois drapeaux rouges de cette séance très intense.
Le Top 6 a été complété par un Britannique au nom français, Callum Voisin (Rodin Motorsport), 5e devant un Australien au nom célèbre, Christian Mansell (ART GP), mais qui n’a aucun lien de parenté avec Nigel, le champion du monde britannique. Pour l’anecdote, Sebastian Montoya (Campos), le fils du fameux Juan Pablo, a dû se contenter de la 13e place, devant la seule femme engagée, l’inaltérable Sophia Floersch (21e), qui court pour le Van Amersfoort Racing.
Après six courses, à Bahreïn, en Australie et à Imola, c’est Fornaroli qui mène le bal au classement provisoire du Championnat FIA de Formule 3, devant Luke Browning (Hi-Tech), Beganovic et Mini. Rendez-vous vendredi à partir de 11h05 pour deux groupes de 15 pilotes en qualifications.
Comme chaque année à l’époque du Festival de Cannes, un parterre de stars est arrivé en Principauté pour disputer le 81e Formula 1 Grand Prix de Monaco. Et l’affiche est très alléchante avec un trio de vedettes engagées par trois ‘top teams ‘ : Max Verstappen bien sûr, le triple champion du monde en titre encore dominateur en 2024 dans sa Red Bull RB20, Charles Leclerc, le héros local, dans sa Ferrari, et un troisième larron, Lando Norris, dont la McLaren progresse à chaque course.
Norris l’Anglais vient d’entrer, à Miami, dans le cercle très restreint des 114 pilotes à avoir déjà remporté un Grand Prix de Formule 1, sur le millier de pilotes ayant participé au moins à une course, depuis 1950. Et même si son palmarès est encore mince (1 victoire, 1 pole position, 6 meilleurs tours, 17 podiums), à 24 ans, il est le pilote qui monte. La preuve ? Depuis le début de cette saison 2024 encore dominée, comme les deux précédentes, par l’écurie Red Bull (5 victoires en 7 courses), Norris a réussi à monter quatre fois sur le podium. Et dimanche dernier à Imola, il a menacé jusqu’au bout « Max la Menace », terminant à 7 dixièmes seulement de l’insatiable Néerlandais.
Sur le podium à Imola, devant des milliers de tifosi ravis, il y avait aussi Charles Leclerc, revenu à son meilleur niveau et toujours en quête d’une victoire à Monaco. Une victoire qui lui a toujours échappé depuis 2018, quand il débutait en F1 dans une Sauber à moteur Ferrari. Deux fois, en 2021 et 2022, Charles est parti en pole position, avec les yeux braqués sur le virage de Sainte-Dévote, mais jamais encore le pilote monégasque n’a encore réussi à monter sur le podium le plus convoité de la saison de F1, dans la loge de S.A.S. le Prince Albert II de Monaco.
Alors bien sûr, Max Verstappen est le grand favori de ce 81e Formula 1 Grand Prix de Monaco, mais lui aussi a dû attendre longtemps avant de s’imposer dans les rues de la Principauté, en 2021, lors de sa sixième saison de F1. Il a récidivé en 2023 et dispose toujours de l’arme absolue, mais ses rivaux s’organisent, progressent et font tout ce qui est en leur pouvoir, à chaque Grand Prix, pour tenter de le battre, aux qualifications et en course. C’est déjà arrivé deux fois cette année, grâce à Carlos Sainz (victoire en Australie) puis Lando Norris (victoire à Miami). Ce sera encore le cas ce week-end, sur ce Circuit de Monaco où la moindre erreur se paye cash.
Sainz, Piastri et Pérez, les outsiders
Même l’écurie Red Bull Racing n’est pas à l’abri d’une erreur, d’une mauvaise stratégie, d’un mauvais timing, d’un manque de chance suite à un incident de course. De quoi donner un peu d’espoir aussi à Carlos Sainz, dans l’autre Ferrari, à Oscar Piastri, dans l’autre McLaren, et même à Sergio Pérez, dans l’autre Red Bull. Car le Mexicain adore Monaco, lui aussi, et il a déjà gagné en Principauté, en 2022. C’était l’une des six victoires de « Checo » en F1, lui qui a déjà pris 264 départs en Grand Prix depuis 2011.
Comme c’est le Grand Prix de Monaco, et comme c’est le 30e anniversaire de la disparition tragique d’Ayrton Senna à Imola, on va parler tout le week-end du champion brésilien, détenteur du record absolu de victoires (6) à Monaco. Il y aura une livrée spéciale pour les McLaren de Norris et Piastri, dévoilée mercredi soir en petit comité, chez le distributeur de la marque à Monaco. Elle sera visible en mondovision vendredi, sur la piste et chez des millions de fans autour de la planète, pour les premiers essais libres de cette 81e édition du Formula 1 Grand Prix de Monaco.
F2, F3 et Porsche Supercup ouvrent jeudi !
Les pilotes engagés dans les trois catégories annexes du 81e Formula 1 Grand Prix de Monaco vont ouvrir le bal le jeudi après-midi, pendant que les pilotes de F1 en termineront avec leur rituel Media Day.
Lors des trois séances d’essais libres, indispensables pour peaufiner les réglages avant les qualifications de vendredi, il faudra surveiller de très près les vainqueurs du week-end dernier à Imola : les Français Isack Hadjar, actuellement troisième du Championnat FIA de Formule 2, et Sami Meguetounif, qui vient de gagner pour la première fois en Formule 3 ; l’Allemand Oliver Goethe, qui a gagné la course Sprint de F3 le samedi, et l’Italien Franco Colapinto qui s’est imposé dans le Sprint de F2 ; le Néerlandais Larry ten Voorde, double champion de Porsche Supercup, qui a lui aussi gagné à Imola.
Tout est prêt pour un week-end à grand spectacle dans les rues de la Principauté… et sur tous vos écrans !
Rendez-vous au MGP LIVE Fanzone du jeudi 23 mai au dimanche 26 mai de 09:00 à 21:00 à la Place d’Armes dans le quartier de la Condamine.
Venez profiter des nombreuses animations gratuites : simulateurs E-Sport Red Bull, Pit Stop Challenge Red Bull, tests de réaction « Batak », stand de selfie, DJ Live (vendredi soir) et concerts (samedi & dimanche après les dernières sessions F1). De nombreux prix prestigieux seront à gagner depuis le stand E-Sports Red Bull.
Retrouvez également la Boutique Officielle de l’ACM pour découvrir la collection Monaco Grand Prix 2024.
Cette année, le MGP LIVE Fanzone aura l’honneur de recevoir dès ce jeudi 23 mai à 15h00 le triple champion du monde Max Verstappen (Red Bull Racing) ! Séances de simulateurs et Pit Stop Challenge au programme avant une session de questions réponses avec le public.
Profitez du grand écran pour suivre les essais, les qualifications ainsi que toutes les courses en direct.
Les pilotes en interview :
De jeudi à samedi, retrouvez vos pilotes et managers favoris sur scène pour des séances d’interviews en public.
Il leur a fallu attendre deux ans mais les milliers de nostalgiques venus au 14e Grand Prix de MonacoHistorique, tout le week-end, ont été comblés : plus de 200 voitures de course anciennes rutilantes, dans un état de conservation parfait, et capables de performances remarquables. Autant de pilotes de talent, qu’ils soient professionnels ou amateurs, et surtout un public plus que jamais au rendez-vous, notamment les femmes et les plus jeunes. L’Automobile Club de Monaco (ACM), après le succès du 7e E-Prix fin avril, a encore prouvé qu’il savait organiser à la perfection des événements de sport automobile hors-normes.
Les voitures d’abord. Il y avait plus de 50 marques représentées et Lotus s’est taillé la part du lion, avec 3 victoires en 8 épreuves dimanche pour l’écurie mythique fondée par Colin Chapman : celle d’Andy Middlehurst dans la Série B, au volant d’une Lotus 25 ayant été pilotée par Jim Clark, celle de Max Smith-Hilliard dans la Série C, réservée aux voitures de sport des années 50, et comme une cerise sur un gâteau anglais, celle du Japonais Katsuoka Kubota dans la Série D, pour une inestimable Lotus 72 ayant permis à Ronnie Peterson, en 1973, de monter sur le podium en Principauté.
Ce n’est pas tout. D’autres marques de légende du sport automobile ont aussi brillé, à commencer par ERA dans la Série A1, celle des voiturettes et voitures de Grand Prix d’avant-guerre, grâce à un Irlandais, Paddins Dowling, intouchable pendant tout le week-end. Tout comme l’Allemande Claudia Hürtgen dans sa Ferrari Dino 246, qui a terminé avec 20 secondes d’avance la course de la Série A2, très tôt dimanche matin.
Lotus, McLaren, Hesketh et March à l’honneur !
Enfin, « last but not least », comme disent les Anglais, il y a eu ces quatre courses de F1 récentes, équipées de moteurs atmosphériques V8 ou V12, qui avaient toutes couru entre la fin des années 60 et le début des années 80. Ces voitures désormais mythiques ont dû laisser leur place aux F1 à moteur turbo, puis hybrides. Mais pas à Monaco, où leurs héritières, plus puissantes, sont trop difficiles à piloter pour des amateurs et des collectionneurs.
Il y a donc eu la victoire d’une Lotus dans la Série D, puis d’une McLaren M23 dans la Série E, d’une Hesketh 308 dans la Série F et d’une March 821 dans la Série G. En battant une myriade d’autres marques, comme Ferrari, Brabham, Williams, Tyrrell, Arrows, Shadow, etc. Trois marques britanniques, avec deux pilotes britanniques, Stuart Hall (2 victoires) et Michael Lyons, très efficaces dans ces monoplaces construites avant leur naissance. Et à propos de naissance, justement, Hall est né en 1984, l’année où l’étoile Ayrton Senna a commencé à monter en F1, lors d’un Grand Prix de Monaco entré dans les annales.
Hommages à Ayrton Senna
La carrière de Senna, c’était le fil rouge de ce week-end pas comme les autres, avec une parade de ses monoplaces le samedi (Toleman, Lotus, McLaren), puis la présence de la famille Senna (Bianca, Paola, Bruno) dans le paddock et sur le podium princier dimanche, pour récompenser le dernier vainqueur du jour, Stuart Hall, reparti avec une figurine originale représentant le champion brésilien.
Ayrton Senna, mais aussi Gilles Villeneuve, Niki Lauda, Jackie Stewart ou encore Graham Hill, Louis Chiron, Juan Manuel Fangio et Vittorio Marzotto, beaucoup de noms écrits en lettres d’or sur les tablettes de la F1 et de l’ACM ont été évoqués tout le week-end, par les fans et les commentateurs, car ils étaient attribués aux 8 séries de voitures, par ordre chronologique. Avec une figurine inspirée du héros de BD « Antoine le Pilote » pour chaque vainqueur dimanche. Devant un public ravi.
C’est l’autre enseignement de ce 14e Grand Prix de Monaco Historique : les courses de voitures anciennes ne concernent plus une minorité de fans âgés, elles attirent désormais un public plus jeune, plus féminin, lors d’épreuves qui sont devenues de grandes fêtes populaires. Parce qu’il y a du bruit, de la bagarre en piste, des pilotes abordables et surtout des voitures de course qui sont autant d’œuvres d’art, que l’on peut admirer, toucher, voir et entendre, sur place ou en streaming. Avec un charme fou, qui ne craint pas l’usure du temps. Au contraire.
La dernière course de ce week-end merveilleux, et d’un dimanche à rallonge, était celle de la Série G, un hommage vibrant à Ayrton Senna en présence de plusieurs membres de sa famille (Bianca, Paola et Bruno) qui ont distribué les coupes et les récompenses sur le podium final. Et comme par hasard, c’est un pilote né en 1984, le Britannique Stuart Hall, qui l’a remportée. En 1984, l’année où l’étoile brésilienne a commencé à monter dans le ciel de la F1, lors d’une course mémorable en Principauté, interrompue par un déluge de pluie. 40 ans plus tard, le soleil était au rendez-vous et Stuart Hall, 39 ans, n’a laissé personne l’empêcher de gagner pour la deuxième fois ce dimanche. C’est aussi sa cinquième victoire lors d’un Grand Prix de Monaco (Historique), après un succès inaugural en 2016 et deux autres en 2022. Il égale donc sur le papier, toutes proportions gardées, son glorieux aîné Graham Hill, quintuple vainqueur en Principauté, en F1, au siècle dernier. « Je dois remercier les commissaires, car ils ont fait un travail formidable pendant tout le week-end », a tenu à souligner le héros du jour, qui a aussi roulé sa bosse en endurance, dans l’American Le Mans Series (ALMS) et aux 24 Heures du Mans (4e en 2007). Un très beau vainqueur, dans une March 821 qui n’avait jamais gagné à Monaco… jusqu’à ce dimanche. Grâce au talent de son pilote, elle a devancé deux Lotus, celles de Marco Werner et Michael Lyons, et trois Tyrrell. Deux marques de référence dans l’histoire de la F1.
L’après-midi a tourné court pour les voitures engagées en F1 de 1977 à 1980, regroupées dans la Série F « Gilles Villeneuve » : la course a été interrompue à trois reprises par drapeau rouge en raison des trop nombreux incidents en piste. Le plus dur avait été fait la veille pour Michael Lyons, auteur de la pole samedi avec sa Hesketh 308 E bleue, aux couleurs d’un célèbre magazine pour hommes. Le Britannique de 33 ans n’aura eu qu’à réussir ses envols, lors des deux départs arrêtés et du départ lancé, pour décrocher sans trop souffrir un 8e succès en Principauté depuis 2012, sur un circuit qu’il affectionne énormément. Derrière l’heureux vainqueur, deux splendides Fittipaldi jaunes, « made in Brazil », ont complété le podium : la F5A de Miles Griffiths, un compatriote de Lyons, et la F6A de Jonathan Cochet, le champion de France de Formule 3 en l’an 2000.
L’insatiable marque britannique, fondée par Colin Chapman, a continué sa razzia dimanche au 14e Grand Prix Historique de Monaco (trois victoires d’affilée dans les Séries D, E et C) en remportant la course qui portait encore cette année le nom de Vittorio Marzotto, réservée aux voitures de sport à moteur avant de 1952 à 1957. Surpris au départ, Max Smith-Hilliard a mené à bien une superbe remontée au volant de sa Lotus MK X, qui était en haut de la feuille des temps vendredi après-midi. Son pilotage audacieux a été marqué par deux manœuvres très agressives qui ont été longuement étudiées par la direction de course : la première sur la Maserati 250 S de Richard Wilson au niveau du Casino, et la deuxième au virage du Portier, lorsqu’il a plongé à la corde. Ses adversaires au tapis, le Britannique au casque hommage à Graham Hill pouvait filer vers la victoire. Très attentive dans sa Maserati 300 S, Claudia Hürtgen, partie de la 4e place sur la grille, a terminé en 2e position, montant pour la deuxième fois de la journée sur le podium princier après sa victoire en série A2. Un podium complété par Niklas Halusa, dans une Jaguar Type D de 1954.
Le public et les concurrents avaient pu découvrir des trophées inspirés de la bande dessinée d’Yvon Amiel, Antoine le Pilote, il y a deux ans. Pour cette 14e édition du Grand Prix de Monaco Historique, de nouvelles figurines ont été fabriquées, et légèrement retravaillées pour coller encore mieux aux pilotes incarnant les 8 Séries disputées en Principauté, de la A1, baptisée « Louis Chiron », à la G « Ayrton Senna ».
Un personnage de BD pour permettre aux enfants de 5 à 105 ans d’avoir un premier contact avec le sport automobile. Décliné en une dizaine d’albums, Antoine le Pilote est né sous les doigts d’Yvon Amiel et Fernando Grande et est désormais un ambassadeur des courses de voitures auprès du grand public.
Sous l’impulsion de l’Automobile Club de Monaco (ACM), les deux compères ont ainsi dessiné et fabriqué 8 « MGPH Legends Trophy » à l’effigie des pilotes qui chacun donnent leur nom à une catégorie. Ce dimanche, la statuette de Juan-Manuel Fangio a été remise à la gagnante de la Série A2, Claudia Hürtgen, par Rùben Fangio, fils du quintuple Champion du Monde, et signée par Yvon Amiel. Puis, tout au long de la journée, les autres vainqueurs du jour reçoivent des répliques de Louis Chiron, Graham Hill, Vittorio Marzotto, Jackie Stewart, Niki Lauda, Gilles Villeneuve et finalement Ayrton Senna, qui sera attribuée à l’issue de l’ultime course en présence de la famille du pilote célébré durant le week-end.
Une très belle initiative, qui s’inscrit totalement dans l’esprit de ce Grand Prix de Monaco Historique : le partage intergénérationnel de l’héritage laissé par le sport automobile depuis près d’un siècle.
Dans la course de la Série E (monoplaces de F1 construites entre 1973 et 1976), baptisée « Niki Lauda », c’est l’Anglais Stuart Hall, parti en pole position, qui a fait triompher une McLaren M23 de 1973, toute blanche, juste barrée du Y de la marque de cosmétiques Yardley. Il est finalement venu à bout de deux compatriotes très bien équipés, comme lui, en la personne de Nicholas Padmore (Lotus 77) et Michael Lyons (McLaren M26). Mais il n’a pas eu besoin de battre Marco Werner car le très expérimenté Allemand, triple vainqueur des 24 Heures du Mans, a été contraint à l’abandon dans sa Lotus 76 de la saison 1974 (ex-Ronnie Peterson). C’est déjà la quatrième victoire de Stuart Hall en Principauté, après 2016 et 2022 (deux succès). Et peut-être pas la dernière, car il y a encore deux courses de F1 récentes prévues dimanche après-midi.