La Grèce a encore frappé dans la SR3 du 27e Rallye Monte-Carlo Historique, samedi après-midi, puisqu’un nouvel équipage, lui aussi embarqué dans une Fiat 128 Rally, a pris le relais de ses compatriotes et remporté haut la main cette spéciale de régularité entre La Piarre et Valdrôme (13,7 km) : Aris Georgosopoulos et Ioulios Iatridis n’ont pris que 40 points de pénalité dans cette spéciale, bien enneigée dans sa partie montante, puis bien mouillée dans la descente, mais sans plaque de verglas.
Cette spéciale a aussi fait les affaires de la référence absolue du rallye dans la catégorie « moyenne basse », les Belges Michel Decremer et Jennifer Hugo dans une Alfa Romeo Giulia TI de 1965, doubles vainqueurs du RMCH (2017, 2024).
Derrière la Fiat et l’Alfa, les places d’honneur ont été prises par Schön-Giammarino, troisièmes dans leur petite Austin Mini Cooper S. Ainsi que par le chef multi-étoilé Michel Chabran (BMW 323i), 5e ex-aequo, juste devant son fils Louis (BMW 1602) à qui il a passé le relais dans son restaurant gastronomique de Pont-sur-l’Isère.
Au classement général très provisoire, avant la dernière spéciale de cette première journée de course, le tandem Decremer-Hugo, toujours aussi redoutable, pointait en tête, devant les deux équipages grecs des Fiat 128 Rallye (2e et 3e), la Jaguar Mk2 3.8 de Karolis Raysis et Ovidijus Meilunas (4e), la Mini des Italiens (5e) et la Ford Capri de Bruno Saby (6e). Mais tout était encore possible, y compris un chamboulement du classement, après la SR4 de fin de journée…
Sur la route du Rallye Monte-Carlo Historique, épisode 1 – Pour cette 27e édition, les modèles ayant participé au Rallye Monte-Carlo entre 1911 et 1983 étaient autorisés à s’inscrire. Ce sont finalement 219 voitures qui ont été admises à participer, dont la plus ancienne, une Sunbeam Alpine. Pour leur deuxième participation sur les routes qui ont fait la légende de cette épreuve, James Pohl et Joyce Mordenti font une nouvelle fois confiance à leur bolide datant de 1953.
Ce n’est pas la plus puissante, ni la plus sportive. Mais il n’y a pas à dire, cette belle d’antan a du charme à revendre et doit intriguer bon nombre de passionnés venus admirer les voitures engagées sur ce Rallye Monte-Carlo Historique 2025. La Sunbeam Alpine au numéro 224, qui est partie de Monaco, jeudi soir, sous une pluie battante, est officiellement la doyenne de cette 27e édition.
James Pohl, dit Jim, et Joyce Mordentin n’en sont pas à leur coup d’essai dans l’habitacle de cette voiture totalement réassemblée dans les années 1990 par le père de Joyce, « un brillant mécanicien ». L’année dernière déjà, ils étaient partis à l’assaut de ces routes et de ce parcours de légende. Mais la dure loi du Monte-Carlo avait frappé. « Après avoir pris le départ de Reims, nous sommes tombés en panne dans la nuit du Parcours de Concentration », se souvient le pilote américain, encore marqué par sa première expérience.
Leur ténacité aura finalement payé : après un aller-retour express dans le Yorkshire, en Angleterre pour récupérer des pièces détachées, Jim Pohl a pu réparer sa Sunbeam Alpine blanche et mettre le cap sur Valence. Il poursuit : « On a supplié les officiels de nous laisser rejoindre la course et juste rouler, en sachant pertinemment que nous étions derniers. Nous n’étions pas là pour gagner, mais simplement pour participer. »
Une rencontre princière
L’équipage 178 finit par réintégrer la compétition à partir de la journée de lundi et parvient à rejoindre Monaco, son objectif de départ. Déjà très heureux d’avoir atteint la Principauté, Jim Pohl et Joyce Mordenti ne sont pas au bout de leurs surprises. « S.A.S le Prince Albert II de Monaco a souhaité nous rencontrer car la Sunbeam Alpine est la voiture que sa mère, la Princesse Grace, conduisait dans le film La Main au collet. Son père, le Prince Rainier III, en avait aussi une qu’il utilisait beaucoup. »
Pour 2025, il n’est pas question de prendre sa revanche, mais le binôme ne rêve pas non plus d’imiter son idole, Sheila Van Damm, vainqueur de la Coupe des Dames du Rallye Monte-Carlo en 1955 dans une Sunbeam MK III avec Anne Hall. En chœur, Jim Pohl et Joyce Mordenti affirment : « Cette année, nous voulons juste pouvoir couvrir chaque kilomètre au programme de ce Rallye Monte-Carlo Historique ! Nous aimerions surtout éviter les ennuis mécaniques. »
Bonne nouvelle, le Parcours de Concentration s’est bien déroulé pour la Sunbeam Alpine aux sept décennies. L’équipage 224 est bien arrivé vendredi après-midi sur la place du Champs-de-Mars, comme 215 autres engagés. Avant d’attaquer l’Etape de Classement 1, ce samedi, avec les quatre premières spéciales de régularité.
Une Porsche 911 Carrera de 1976, pilotée par un Irlandais, Paul Okane, avec à ses côtés un copilote danois, Tage Gelj, a remporté la deuxième spéciale de régularité du 27e Rallye Monte-Carlo Historique, samedi entre Les Nonnières et Chichilianne (SR2, 16,3 km). Derrière ce binôme, et dans des conditions hivernales et piégeuses, une vénérable Saab 96 de 1978, avec à son bord un équipage lituanien, a pris la 2e place de cette SR2, ex-aequo avec la Fiat 128 Rally de l’équipage grec qui avait remporté la SR1.
C’était encore une spéciale de toute beauté, par des températures hivernales, et avec beaucoup de monde sur le bord de la route. Une spéciale dans laquelle Bruno Saby, au volant de sa Ford Capri portant le numéro 38, celui du département de l’Isère, a encore montré le bout de son nez. Le vainqueur du Monte-Carlo en 1988, dans une Lancia Delta HF, avait déjà pris la 8e place de la SR1, et il s’est encore illustré : 5e ex-aequo dans la SR2, grâce à son talent de pilote et aux qualités évidentes de sa Ford Capri 2300 S de 1970. De quoi pointer, après les deux spéciales du matin, au 3e rang du classement général.
Pour l’anecdote, c’est la première victoire d’une Porsche dans cette édition 2025 du RMCH, sachant que 81 voitures allemandes ont pris le départ samedi matin à Valence, dont une majorité de Porsche. Trois abandons ont été enregistrés vendredi dans les rangs allemands, ceux d’une Opel Kadett et de deux Porsche, sur le parcours de concentration. Une armada riche de six marques majeures (Porsche, Volkswagen, Opel, BMW, Audi et Mercedes), dans laquelle les Porsche sont de loin les voitures les plus adaptées à un Monte-Carlo Historique en conditions hivernales, celles du début de cette édition 2025.
Au classement général, et avant les deux spéciales de l’après-midi (SR3 et SR4), la surprise était totale avec des leaders étonnants, les Grecs Georgios Alevizopoulos et Nikolaos Palyvos, dans une Fiat 128 Rally, devant tous les favoris. Mais plus la Ford Escort RS2000 (1979) du Danois Henrik Bjerregaard et du Tchèque Jaromir Svec, vainqueurs du RMCH en 2022. En effet, cette Ford numéro 2 s’est fait piéger dans la montée de cette SR2 et a dû abandonner. Le rallye est encore long, et il va encore se passer beaucoup de choses cet après-midi, avant le retour à Valence pour une nuit de repos bien méritée.
La première spéciale de régularité du 27e Rallye Monte-Carlo Historique, entre Col Gaudissart, le point d’entrée dans le Massif du Vercors, et la Cîme du Mas, tout près de La-Chapelle-en-Vercors (SR1, 18,1 km), a démarré comme prévu à 9h20, samedi matin, pour les 215 équipages arrivés vendredi à Valence (sur 219 ayant pris le départ jeudi de quatre villes, Monaco, Reims, Bad Hombourg et Turin). Et elle a permis à deux petites voitures, une Austin Mini Cooper S et une Fiat 128 Rallye, de battre toutes les grosses.
Le premier équipage vainqueur de cette 27e édition n’est pas constitué d’inconnus. C’est celui de la Mini Cooper, les Italiens Giorgio Schon et Francesco Giammarino, emmené par Giorgio, pilote d’endurance dans ses jeunes années. Quant à celui de la Fiat, il est 100% grec, constitué de Georgios Alevizopoulos et Nikolaos Palyvos. Ils ont terminé ex-aequo avec les Italiens en n’écopant que de 100 points de pénalité sur cette SR1, une sacrée performance. Alors que ceux de la voiture classée 215e, une Porsche 911, en ont pris 30.000, sur 18 km. Mais ils sont arrivés au bout !
Cette première SR1 de la Drôme (sur 17 prévues jusqu’à mardi soir) était très enneigée par endroits (totalement du km 2 au km 7, puis partiellement du km 7 au km 15), et la température ambiante, en début de matinée, était juste en dessous de 0°C. Conséquence directe, les nombreux pilotes de Porsche de tous âges (les pilotes et les voitures !), dotés d’un moteur arrière, se sont bien amusés, tout en régalant les nombreux spectateurs ayant bravé le froid pour se rendre en bord de spéciale. Les travers à rallonge se sont succédés dans les portions les plus glissantes, au ralenti, pour le plaisir, notamment dans le Col de l’Echarasson. Elles pourront toutes servir de vidéos de promotion du Rallye Monte-Carlo Historique, épreuve mythique entre toutes.
Ils sont presque tous arrivés en temps et en heure, vendredi après-midi, les équipages de ce 27e Rallye Monte-Carlo Historique (RMCH), pour une veillée d’armes à Valence. Tous sauf quatre dont les voitures ont lâché sur le parcours de concentration, à commencer par la Ford Escort de Sébastien Chardonnet, l’ex-champion du monde WRC3, ainsi qu’une Opel Kadett et deux Porsche. Ce soir, il y a donc 215 voitures parfaitement garées sur le Champ de Mars, au cœur de la capitale de la Drôme. Elles étaient parties jeudi de Monaco, Bad Hombourg, Turin et Reims, avec 400 à 800 km à parcourir, selon la ville de départ, et quelques points de contrôle obligés.
La première voiture est arrivée à Valence peu avant 13h : la Ford Escort RS2000 (1979) du Danois Henrik Bjerregaard et du Tchèque Jaromir Svec, vainqueurs du RMCH en 2022. Ils étaient partis jeudi soir à 19h de Monaco, avec le numéro 2 sur les portières. Ils ont donc été les premiers à être équipés de leur Tripy-R, le boitier électronique, avec GPS et chronométrage, qui va permettre aux organisateurs, dans la salle de contrôle de l’Automobile Club de Monaco (ACM), d’enregistrer leurs performances et surtout leurs moyennes sur les 17 spéciales de régularité (SR) inscrites au menu très corsé de cette édition 2025.
Toutes les autres voitures inscrites ont ensuite défilé à l’entrée du parc fermé, dont une vingtaine avaient déjà écopé de pénalités de quelques minutes sur le parcours de concentration. Finalement, alors que le soleil se couchait sur la Drôme, l’Austin Healey de 1959, goûtait à un repos bien mérité, en étant partie d’Allemagne, tout comme l’Alfa Romeo Giulia TI de Michel Decremer et Jennifer Hugo, les double vainqueurs belges (2017, 2024) partis jeudi soir de Reims avec le numéro 200.
Streaming sur le Champ de Mars
A partir de 15h, l’ACM a diffusé en direct, sur sa chaine YouTube, l’arrivée des concurrents en streaming, commentée sur place, dans les moindres détails, par Alexandre Khaldi, l’animateur bien connu des internautes passionnés de sport automobile, et Gerry Mestre, le président de la Commission Voitures Historiques de l’ACM. Une séquence très suivie par tous les followers de l’ACM sur les réseaux sociaux, en attendant le grand départ, samedi matin à partir de 7h30, de la première partie de l’Epreuve de Classement. Soit quatre spéciales de régularité (SR1 à SR4) qui vont déjà permettre de faire un premier tri parmi les anciens vainqueurs, les nouveaux prétendants et quelques champions de rallye authentiques, comme le Français Bruno Saby, l’Italien Maurizio Verini, l’Espagnol Luis Climent Asensio et l’Américain John Buffum, entre autres pointures de cette 27e édition.
Tout ce qui va se passer sur les routes de la Drôme et de l’Ardèche, dans les villages de l’Isère et du Vercors, sera raconté en temps réel sur le site officiel et les réseaux sociaux de l’ACM, jusqu’au grand final de mardi soir dans le Col de Turini, peu avant minuit. Le prochain streaming est prévu dimanche à 15h dans le village de Saint-Bonnet-le-Froid, au cœur de la Haute-Loire. Le plateau d’un Rallye Monte-Carlo Historique, avec 34 marques automobiles représentées et 25 nationalités, n’a jamais été aussi relevé, épicé, excitant. Un peu comme la cuisine des nombreux restaurants, étoilés ou pas, de cette belle ville de Valence, QG opérationnel du rallye, où les équipages seront de retour samedi soir, après une belle journée de pilotage.
Le premier départ pour l’Etape de Classement 1 est prévu à 7h30 demain matin, pour la Fiat 124 Abarth d’Angelo Sticchi Damiani, le président de l’Automobile Club d’Italie (ACI), puis tous les autres concurrents s’élanceront, minute par minute, jusqu’à 11h du matin. Ils seront 182 à devoir respecter une moyenne haute dans les spéciales, et 33 une moyenne basse.
219 équipages ont été autorisés à prendre le départ ce jeudi du 27e Rallye Monte-Carlo Historique (RMCH). Ce festival roulant de la voiture de course de collection qui va durer jusqu’à mardi soir, est réservé à des modèles ayant participé entre 1911 et 1983 au Rallye Monte-Carlo. Il sera suivi par des milliers de fans dans les 500 communes traversées ; parfois sur la place du village et souvent au bord des 17 spéciales de régularité (SR) sur lesquelles les concurrents tenteront de respecter une moyenne, haute ou basse, fixée par l’Automobile Club de Monaco (ACM).
Dans le détail, ils étaient 16 à Bad Hombourg, près de Wiesbaden et Mayence, sur le coup de 14h ce jeudi. Tous avaient 870 km prévus pour ce parcours de concentration jusqu’à Valence, en passant notamment par Langres, Dole, Bourgoin-Jallieu (en banlieue de Lyon) et Chabeuil. Plusieurs concurrents engagés sur des Porsche, des Volkswagen et des Opel ont logiquement choisi ce départ d’Allemagne, ainsi que le pilote d’une antique Austin Healey de 1959, le Norvégien Christian Hallan.
Des Ford à Monaco…
Puis, quatre heures plus tard, il y a eu 86 partants au départ de Monaco, sous la pluie. Ils avaient un peu moins de 20h pour parcourir 430 km, avec des points de passage obligés (Saint-André-les-Alpes, Gap, Die, Crest, Chabeuil) jusqu’au pointage de vendredi après-midi, peu avant 13h, sur la place du Champ de Mars, à Valence, la préfecture de la Drôme. Monaco n’était pas une ville de départ l’an dernier, mais la destination de tous les parcours de concentration, dont ceux de Glasgow et Milan qui ne sont pas au programme de cette édition 2025.
Parmi les concurrents remarquables au départ de Monaco, il y avait par exemple Henrik Bjerregaard et Jaromir Svec, vainqueurs du RMCH en 2022, dans une Ford Escort RS2000 de 1979. Et aussi Sébastien Chardonnet, ex-champion du monde WRC3, dans une autre Ford Escort, ainsi que Bruno Saby, le vainqueur de 1988, en WRC dans une Lancia Delta HF. Il repart comme l’an dernier dans une superbe Ford Capri, toujours floquée du numéro 38, en hommage à son département d’origine, l’Isère. Sans oublier le chef étoilé Michel Chabran, dans une BMW 323i de 1979.
Des Lancia à Turin…
A 19h, ils étaient 52 à Turin, dont le concurrent portant le numéro 1 et président de l’Automobile Club d’Italie (ACI), Giovanni Sticchi Damiani, dans une Lancia 124 Abarth de 1975. L’ACI n’est autre que l’organisateur historique du Grand Prix d’Italie de Formule 1, dans le temple de Monza, et du formidable Rallye de Sardaigne, qui compte pour le Championnat du monde WRC, entre autres épreuves, actuelles et historiques, organisées de main de maître par le président Damiani et son équipe. Autre voiture italienne de légende, les Suisses Claudio Enz et Cristina Seeberger, vainqueurs en 2023, ont pris le départ dans leur fidèle Lancia Fulvia Coupe 1.3 s de 1970.
Les vainqueurs 2024 à Reims…
Dans ce rallye où sont engagées cette année 34 marques automobiles et où les 219 équipages, dont sept 100% féminins, autorisés à prendre le départ représentent 25 nationalités, Reims a largement participé à la fête. Dans la capitale du Champagne et de la région Champagne-Ardennes, 65 voitures parfaitement préparées, également à partir de 19h, ont défilé tour à tour sur la rampe de départ. Dont les tenants du titre, les Belges Michel Decremer et Jennifer Hugo, qui ont troqué leur Opel Ascona 400 de l’an dernier pour une Alfa Romeo Giulia TI de 1965.
Tous ces départs ont été rendus possibles par l’implication des bénévoles des Automobile Clubs d’Allemagne et d’Italie, de l’association Reims Champagne Véhicules Historiques Sportifs, toujours aussi dynamique, et de tous les envoyés spéciaux de l’ACM. A partir de samedi, il y aura des centaines de km à parcourir, jusqu’à l’Etape finale prévue mardi soir du côté du Col de Turini. L’objectif est toujours le même : tenter de respecter les moyennes, haute ou basse, calculées et imposées par l’ACM, en se faisant plaisir, sans prendre trop de risques. Une fois de plus, et vu la qualité du plateau, le suspense sera total, jusqu’au bout, et le spectacle réussi, pour des milliers de nostalgiques !
Quatre jours seulement après l’arrivée du 93e Rallye Monte-Carlo en version moderne (WRC), et donc la 10e victoire (record absolu) de Sébastien Ogier, dans une Toyota Yaris, c’est un voyage dans le passé que propose à partir de jeudi le 27e Rallye Monte-Carlo Historique : 220 équipages embarqués dans des voitures de 34 marques automobiles différentes, même si certaines sont aujourd’hui dans le même groupe. Sur un parcours constitué, comme d’habitude, d’une majorité de spéciales de régularité (SR) où la légende du « Monte-Carl’ » a été écrite, depuis près d’un siècle. Et avec un parcours de concentration pour commencer, comme à la grande époque.
Quatre villes de départ accueillent jeudi pour un départ symbolique, à l’ancienne, des 220 équipages venus de toute l’Europe, pays baltes compris, d’Ukraine, de Suisse et même des Etats-Unis (25 nationalités représentées au total). Ils seront 16 sur la rampe de départ à Bad Hombourg (Allemagne) à partir de 14h, puis 65 à Reims et 86 à Monaco, à partir de 18h, et enfin 53 à Turin, à 19h, dont le président de l’Automobile Club d’Italie, Giovanni Sticchi Damiani, avec le numéro 1 sur les portières de sa Lancia 124 Abarth de 1975.
Leur destination commune ? La place du Champ de Mars à Valence, préfecture du département de la Drôme et traditionnelle ville étape que les premiers concurrents atteindront le vendredi 31 janvier dans l’après-midi. Sur la liste des engagés de cette édition 2025, il y a cinq équipages d’anciens vainqueurs, à commencer par les tenants du titre, les Belges Michel Decremer et Jennifer Hugo, qui ont troqué leur Opel Ascona 400 de l’an dernier pour une Alfa Romeo Giulia TI de 1965. Ils partiront de Reims, tout près du Plat Pays, avec le numéro 200, plutôt que le numéro 1 auquel ils avaient droit. A cela une raison : ils ont fait l’incroyable pari de partir en moyenne basse, la plus difficile à respecter, pour relever un impossible défi…
Plusieurs anciens vainqueurs…
Les autres anciens vainqueurs engagés cette année sont Henrik Bjerregaard et Jaromir Svec (2022), dans une Ford Escort RS2000 MkII de 1979, Claudio Enz et Cristina Seeberger (2023) dans une Lancia Fulvia Coupe 1.3 s de 1970, et même un triple vainqueur, José Lareppe (2010, 2012, 2014), copilote de son fils Patrick dans une Opel Ascona de 1975. Quant à Sébastien Chol, le copilote de Ludovic de Luca dans une petite Peugeot 104 ZS de 1976, il avait remporté l’édition 2013 dans le baquet de droite de Gérard Brianti.
Au rayon grands noms et palmarès à rallonge, ce 27e opus du RMCH a aussi fait le plein. Jugez plutôt : Luis Climent Asensio (BMW 323i, 1981), Champion d’Espagne des Rallyes en 1996 ; Raymond Durand (Opel Kadett GTE, 1977), double vainqueur du Rallye Monte-Carlo des Energies Nouvelles (2009, 2011) ; Maurizio Verini (Alfa-Roméo Giulietta, 1982), le Champion d’Europe des Rallyes en 1975. Quant à l’Américain John Buffum, une autre légende vivante (Ford Escort RS2000, 1980), il a été 11 fois Champion des États-Unis des Rallyes. Autre champion engagé, Sébastien Chardonnet (Ford Escort 2000, 1981), le fils de l’ancien importateur de Lancia en France, celui qui avait engagé au Monte-Carlo la Stratos bleue de Bernard Darniche, victorieuse en 1979. Sébastien a remporté le titre mondial en catégorie WRC3, en 2013. Et puisqu’on parle de Lancia, comment ne pas souligner que Bruno Saby est de retour, comme l’an dernier, au volant d’une Ford Capri 2300 S de 1970. Bruno avait remporté le Monte-Carlo en 1988, dans une Lancia Delta HF dont tout le monde se souvient, aux couleurs du Martini Racing.
VIPs et voitures mythiques…
Quelques VIPs sont au départ cette semaine, ainsi que 7 équipages féminins. L’ex-chef étoilé Michel Chabran, qui a passé le relais à son fils Louis, a désormais le temps de participer au Rallye Monte-Carlo Historique, donc il va en profiter, au volant d’une BMW 323i de 1979, associé à Jules Chabran. Olivier et Lydia Campana (VW Golf GTI, 1979) ont reçu plusieurs fois la Coupe de l’ACM réservée à l’équipage monégasque le mieux classé. Et Jean-Marc Finot, le directeur de Stellantis Motosport, a repris le flambeau de son ancien pdg, Carlos Tavares, pour défendre les couleurs de son groupe au volant d’un Coupé Alfa Romeo 2000 GTV de 1973, associé à Xavier Pontheaux.
Comme c’est un Rallye Monte-Carlo Historique, la liste des 34 marques représentées a de quoi inciter les spectateurs de tous âges à venir nombreux au bord des routes, pendant une semaine. En plus d’une myriade de Lancia, en phase avec la Stratos de l’affiche officielle, celle de Sandro Munari en 1977, il y aura comme chaque année des Porsche, des Alfa-Romeo, des Opel, des Renault, une quantité de berlinettes Alpine, des Volkswagen, des Fiat, des BMW et des Mini. Avis aux amateurs !
Comme chaque année, Valence, capitale de la Drôme, sera le QG du rallye jusqu’au départ pour Monaco, mardi. Et beaucoup de villes et villages, dans les nombreux départements traversés, organiseront des buffets ou des goûters particulièrement festifs. En comptant le parcours de concentration, près de 500 communes seront traversées. Que la fête commence !
Demandez le programme !
Samedi 1er février, Etape de Classement, 1ère partie :
Dimanche 2 février, Etape de Classement, 2e partie :
Lundi 3 février, Etape Commune, 1ère partie :
Mardi 4 février, Etape Commune, 2e partie :
Retour à Monaco – Départ à 21h00 de l’Etape Finale :
Mercredi 5 février :
Plus de 40 ans après la première participation remarquée de son père François au Rallye Monte-Carlo 1984 (67e du classement Général / 4e de classe A5) sur une petite Talbot Samba Rallye, Eliott son fils, tout juste 17 ans, a pris dimanche la 32e place du 93e Rallye Monte-Carlo, au volant d’une petite Opel Corsa de la catégorie Rally4, qu’il a remportée haut la main. Et il a terminé 2e des pilotes de voitures à 2 roues motrices, derrière un Raphaël Astier intouchable (17e) car il pilotait une Alpine A110, avec à ses côtés le très expérimenté Denis Giraudet. C’était un peu comme un examen de passage en conditions réelles, à la fin d’un stage de formation accélérée sur des routes vraiment piégeuses.
Le contrat a donc été rempli par Elliott, pour sa première grande sortie internationale après quelques rallyes en Roumanie, où il avait le droit de piloter sans permis de conduire. Et dimanche, sur le port de Monaco, il a fait le bilan à chaud de son premier Monte-Carlo : « Ça s’est plutôt bien passé dans l’ensemble. Ce matin, on a peu subi car les conditions étaient très changeantes dans les spéciales. On a eu un peu de tout. Il y a eu aussi beaucoup de dégradation de la route (suite au passage des concurrents précédents). Sur la deuxième spéciale (de dimanche, l’ES17), on avait une très bonne adhérence, sauf à quelques endroits où on la perdait. On s’est fait deux grosses chaleurs. Mais on a essayé d’assurer la fin et je pense que ça n’a pas trop mal payé, on a réussi à faire un temps plutôt concluant. Et pour la troisième (ES18) au Turini, c’était beaucoup d’émotion, car j’ai repensé aux histoires de mon père. Ca m’a fait quelque chose, je ne peux pas le cacher. Sur la montée, on a essayé d’attaquer à fond. Après, la partie sur la fin, on en a un peu lâché car c’était un coup à se sortir. Quitte à lâcher, autant assurer l’arrivée. »
Flash-back : François Delecour, le père d’Eliott, a remporté le Monte-Carlo en 1994, dans une Ford Escort qui est restée dans les mémoires des fans de rallye. Il a remporté en tout quatre manches du Mondial des rallyes, s’imposant aussi en Corse, en Catalogne et au Portugal, en 1993, lors d’une saison magique conclue avec le titre de vice-champion du monde des rallyes. Quant à la maman d’Eliott, Priscille, ex-mannequin et présentatrice télé, elle a aussi goûté aux joies du rallye, comme pilote et comme copilote, avec à la clé deux couronnes de championne de France.
Fast Forward. Trente ans plus tard, François a joué les ouvreurs pour son fiston, sur son rallye préféré, l’a aidé à choisir ses pneus, lui a donné beaucoup de conseils très avisés, et il a attendu avec impatience les chronos, pour savoir si tout se passait comme prévu. Un apprentissage accéléré pour Eliott, qui avait débuté très jeune dans le jardin familial, dans une vieille Clio, puis a disputé ses premiers rallyes en Roumanie. Sa maman jouait la copilote… et conduisait la voiture sur les liaisons routières, car Eliott n’avait pas encore son permis. Il y a un précédent connu, celui du jeune Finlandais Kalle Rovanperä, initié par son papa rallyman, Harri, puis plus jeune double champion du monde de l’histoire du WRC, en 2022 et 2023. En 2018, Kalle n’avait pas encore 18 ans quand il a terminé 11e du Monte-Carlo, au classement général, dans une petite Skoda Fabia RS…
Le gamin a du talent
Eliott n’en est pas encore là, mais tous les observateurs avertis affirment qu’il a du talent, que c’est évident et qu’il va falloir le suivre de près, ces prochaines années. Vendredi, c’était régulier, constant, et Eliott était 30e du général quand il a crevé dans l’ES9 (comme Thierry Neuville, le champion du monde), ce qui l’a fait rétrograder au classement. « C’était plutôt compliqué, surtout en fin de boucle, parce que malheureusement on crève dans la dernière spéciale. Cela gâche un peu la fête mais il faut voir le positif : on reste en tête du RC4. Pour le moral ce n’est pas toujours évident, mais on essaie de garder la tête froide et garder à l’esprit que l’on veut aller au bout. Il faut continuer et apprendre de ses erreurs », a dit le pilote de l’Opel Corsa numéro 40.
Samedi matin, nouveau petit souci, sans gravité, parfaitement géré par Delecour Junior : « On a eu un problème de frein à main, qui nous a coûté deux tout-droits dans deux épingles successives. Les conditions n’étaient pas faites pour une deux roues motrices, parce que la route était vraiment dégradée. On subit un peu, on essaie de donner le meilleur de nous-même, mais ce n’est pas évident face aux quatre roues motrices qui sont devant nous. Ca va très vite. »
C’est une autre qualité d’Eliott, il s’exprime bien, clairement, et montre beaucoup de maturité pour un ado rallyman de 17 ans. Et quand il a un doute, en plus de son papa, il peut compter sur un copilote d’expérience, Romain Roche, 36 ans. A ses côtés, Eliott Delecour a réussi, dans un Monte-Carlo très compliqué, son entrée dans le grand monde du rallye…
En tête dès le début de ce 93e Rallye Monte-Carlo, jeudi soir, en signant deux temps scratch d’entrée de jeu, puis leader sans interruption depuis la fin de l’ES8, vendredi après-midi, Sébastien Ogier, dans sa Toyota Yaris du Gazoo Racing, a remporté dimanche son 10e « Monte-Carl’ », dont neuf en WRC (et un en IRC, en 2009). C’est sa 62e victoire en Mondial des rallyes, dont 8 depuis qu’il est devenu pigiste de luxe, en 2021, avec Vincent Landais comme nouveau copilote. Et il l’a assortie d’un petit supplément de panache, en remportant la Power Stage finale pour deux petits dixièmes de seconde. Formidable champion.
« Quel week-end ! On s’est fait tellement de chaleurs. Je pense que ma bonne étoile m’a suivie de tout là-haut, jusqu’au bout. C’est celle de mon oncle, décédé l’an dernier. Cette victoire est pour lui », a dit Ogier, épuisé et bouleversé, à l’arrivée de cette Power Stage. C’est la 46e qu’il remporte, en fin de rallye, et c’est aussi son 106e podium en WRC depuis le tout premier, en 2009 au Rallye de l’Acropole, en Grèce.
Ogier au sommet
Ogier, octuple champion du monde, a piloté et gagné beaucoup de rallyes pour Citroën, Volkswagen et Toyota. Il a aussi roulé chez Skoda en WRC2, en attendant l’arrivée de VW en WRC. Il a montré, sur tous les continents, sa polyvalence et son intelligence de course, sa pointe de vitesse et sa lucidité. Il est le recordman absolu de victoires au Monte-Carlo, et c’est logique, après tout.
Pour conserver son statut de référence absolue du rallye le plus prestigieux du monde, Ogier a dû batailler pendant quatre jours face à trois autres champions du monde, Thierry Neuville et Ott Tänak chez Hyundai, Kalle Rovanperä chez Toyota. Il n’y avait plus eu un plateau aussi relevé en Principauté depuis près de vingt ans. Avec en prime deux pilotes très coriaces, Elfyn Evans (Toyota), quatre fois vice-champion du monde ces cinq dernières années, et Adrien Fourmaux, le petit nouveau de chez Hyundai, qui a entretenu le suspense jusqu’au départ de cette ultime spéciale, via le fameux Col de Turini.
Grâce à son expérience, et même si c’était « compliqué » de bout en bout, a-t-il souvent souligné ce week-end, Ogier a tenu bon jusqu’à cette 18e spéciale. Il disposait de quatre pneus cloutés et deux super-tendres, comme son coéquipier Evans, et tout s’est joué dans la dernière descente, quand le Gallois a fait un tout petit écart et perdu quelques dixièmes seulement. Mais la messe était déjà dite pour la victoire finale, car Ogier avait parfaitement géré, tout au long de ces 17,9 km, les 18.2 secondes d’avance qu’il avait au départ de cette ES18.
La grande loterie des conditions de route et des choix de pneus
A la grande loterie de la météo et des conditions de route, toujours très changeantes sur un Monte-Carlo, Fourmaux a tout essayé, mais il n’a pas pu remporter la première victoire de sa carrière en WRC, après cinq podiums chez M-Sport Ford l’an dernier. Mais ce n’est que partie remise, il monte encore sur le podium, son 6e en WRC, et se consolera avec le titre de révélation de cette édition 2025, en ayant fait très peu d’erreurs dans des conditions vraiment délicates.
La Power Stage finale (ES18) a donc permis à Ogier de rafler 5 points supplémentaires, pour prendre la tête du Championnat du monde, et le classement de cette journée de dimanche, le Super Sunday (5 points de bonus aussi), a été remporté par Evans, histoire de compléter efficacement le doublé de la marque japonaise. Son troisième seulement en Principauté, après Ogier-Evans en 2021 et Ogier-Rovanperä en 2023.
Grand chelem français, toutes catégories confondues …
En plus d’Ogier et Fourmaux, les couleurs du rallye français ont aussi été brillamment défendues par Yohan Rossel (Citroën), le champion WRC3 de 2021. Il remporte la catégorie WRC2 pour la troisième fois à Monte-Carlo, dans sa Citroën C3 de l’écurie PH Sport, devant Eric Camilli (Hyundai) et Léo Rossel (C3), son petit frère. Quant à Sarah Rumeau, engagée en WRC2 avec le soutien de la Fédération française du sport automobile (FFSA), elle prend une très honorable 19e place du classement général, sur 68 partants.
Arthur Pelamourgues, dans une Renault Clio, a remporté la catégorie WRC3. Enfin, Eliott Delecour, 17 ans, le fils de François (vainqueur en 1994), termine dans la première moitié du tableau au volant d’une petite Opel Corsa de la catégorie Rally4, à deux roues motrices, en ayant battu plusieurs pilotes bien plus expérimentés que lui, au volant de voitures bien plus performantes. De Fourmaux à Delecour, en passant par les frères Rossel et Sarah Rumeau, la relève du rallye français est fin prête.
C’était, une fois de plus, un Rallye Monte-Carlo mémorable à tous points de vue, pour l’Automobile Club de Monaco (ACM) : une seule spéciale a été annulée (ES5), pour des raisons de sécurité, et le succès populaire était au rendez-vous, dans les quatre départements traversés (04, 05, 06 et 26), grâce à la patience et au dévouement des dizaines de bénévoles de l’ACM, tous métiers confondus. La plupart n’auront pas le temps de se reposer, car le Rallye Monte-Carlo Historique, édition 2025, commence mercredi…
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— Automobile Club de Monaco (@ACM_Media) January 26, 2025
Les trois premiers regroupés en 22.2 secondes avant le grand final, peu après midi au Col de Turini : ce 93e Rallye Monte-Carlo va donc être indécis jusqu’au bout. Bien malin qui peut dire si Sébastien Ogier (Toyota) pourra résister à Elfyn Evans (Toyota) et Adrien Fourmaux (Hyundai) pour remporter une 10e victoire historique en Principauté. La faute au nouveau pilote français de la marque coréenne, parti avec un choix de pneus osé qui lui a octroyé de gros dividendes dans l’ES17, entre Digne-les-Bains et Chaudon Norante (19,01 km).
« C’était un peu un pari, et ça a marché », a réagi Fourmaux, parti ce matin de Gap avec, sur les jantes et dans le coffre de sa Hyundai i20N, 4 pneus Hankook super-tendres et deux cloutés, comme Kalle Rovanperä, le double champion du monde finlandais. Ce n’était pas le meilleur choix dans l’ES16 en début de matinée, où les deux pilotes ont limité les dégâts. Mais c’était bien celui du jackpot, ou presque, dans l’ES17, puisque Fourmaux a signé le temps scratch, son deuxième du rallye, avec 4.5 secondes d’avance sur Rovanperä. Et que les écarts ont été conséquents, à un moment crucial.
Au-delà du résultat brut, ce sont les écarts réalisés sur moins de 20 km, qui ont à nouveau chamboulé le classement général. Fourmaux a repris 23.9 secondes d’un seul coup à Ogier, parti avec 2 pneus super-tendres et 4 cloutés (comme Evans), qui reste en tête du rallye. Il a aussi repris 17.8 secondes à Evans, qui reste deuxième, mais de justesse. Le Gallois n’a plus que quatre secondes d’avance sur le Français, de nouveau 3e du classement général. C’est donc avec son champion du monde de coéquipier, Ott Tänak, que Fourmaux va se battre pour un joli podium en Principauté, voire plus si affinités… ou défaillance tardive d’une Toyota de pointe.
Derrière Ogier, deux duels Toyota-Hyundai
En effet, derrière le trio de tête, et pour les même raisons (choix de pneus différents), Tänak lui aussi a perdu gros dans cette ES17 : 27.8 secondes de retard sur Fourmaux, et donc 3e place envolée, sans compter que Rovanperä peut désormais espérer lui chiper sa 4e place, selon ce qui se passe dans le juge de paix, le Col de Turini, sur le coup de midi.
Ces 17,92 km entre la Bollène-Vésubie et Peïra-Cava, comme souvent dans le Monte-Carlo, vont être décisifs à plusieurs étages du classement général. Le haut de la spéciale, et le fameux passage au col, étaient encore enneigés ce matin, mais la neige risquait de fondre pendant toute la matinée… sauf dans les parties très ombragées de la montée.
Il va donc falloir attendre midi pour savoir qui avait raison, très tôt ce matin, après le passage des ouvreurs. Et si Ogier va pouvoir remporter son 10e Monte-Carlo, dont 9 en WRC. « Ce rallye est très compliqué depuis le départ, on va bien voir… », a souri l’octuple champion du monde avant de reprendre la route vers les Alpes-Maritimes. Il savait que tout était possible, sur les derniers kilomètres, comme souvent dans la légende du « Monte-Carl »…