Mark Shaw, dans sa Lotus 21 à moteur Climax, construite en 1961 et pilotée en course par l’immense Jim Clark, a conservé sa position dominante dans la Série D et partira en pole position dimanche, mais il n’a pas beaucoup amélioré son chrono : 1 minute 53 secondes et 121/1000, même pas un dixième de mieux que vendredi aux essais libres.
En revanche, la concurrence s’est bien rapprochée ; à moins de deux secondes, sous la forme d’une autre Lotus-Climax, mais un modèle 18 de 1960, pilotée par Nick Taylor. Sur la deuxième ligne, dimanche, on trouvera le Français Philippe Bonny, dans une Brabham-Ford BT2 et une autre Lotus-Climax, une 24 de 1962, aux mains du Suisse Philipp Buhofer.
La Série F, réservée aux F1 de 1973 à 1976, s’est offert une première ligne royale pour dimanche, avec en pole position un triple vainqueur des 24 Heures du Mans, Marco Werner, qui a bouclé un tour très rapide en 1:31.261 dans une Lotus 77, et à ses côtés l’invité vedette de ce 12e GP de Monaco Historique, un Jean Alesi très affûté, 201 GPs au compteur, dont 79 dans des Ferrari, qui a attendu que la piste soit moins glissante pour commencer à rouler. Ce sera donc son 80e GP dans une Ferrari dimanche ! Les deux « anciens » ont réussi à devancer deux pilotes plus jeunes, aussi doués l’un que l’autre : Michael Lyons, 30 ans, dans une McLaren M26 pilotée par James Hunt à la fin de sa carrière en F1, et Julian Andlauer, plus habitué à piloter des Porsche, dans une March 761 ex-Arturo Merzario. La seule mauvaise nouvelle du jour, c’est que René Arnoux, dans l’autre Ferrari 312 B3 ex-Niki Lauda, a tapé à la sortie du virage du Bureau de Tabac quand il s’est retrouvé au point mort au moment d’accélérer.
La 1re séance d’essais libres dédiée à la Série F a été particulièrement disputée, et à la fin c’est un triple vainqueur des 24 Heures du Mans, Marco Werner, dans une Lotus 77, qui a devancé de 113 millièmes de seconde seulement le jeune Michael Lyons dans une McLaren M26.
Les deux pilotes Ferrari, Jean Alesi (3e) et René Arnoux (10e), très attendus, ont fait le maximum mais ont dû s’avouer vaincus en raison de petits problèmes sur leurs Ferrari 312 B3 de 1974, face à des voitures bien plus récentes. Puis Arnoux s’est volontiers prêté à une petite analyse de ses premiers tours de roues. Le bon point, c’est la qualité de la voiture qui lui a permis d’être immédiatement « comme chez lui », et le point négatif venait d’un nombre de tours couverts trop faibles (7) à cause d’un souci de boîte de vitesses. Mais René a gardé son éternel sourire et un optimisme intact pour les qualifications de samedi.
Déjà vu jeudi dans le paddock, Charles Leclerc est revenu vendredi pour passer un long moment à discuter avec Jean Alesi, qui venait d’ajuster sa position de conduite dans la Ferrari 312 B3 de Niki Lauda qu’il devait piloter pendant la pause de la mi-journée. Comme René Arnoux dans l’autre, pour quelques tours filmés, sans stress, avant la première séance d’essais libres de l’après-midi pour cette Série F dont ils sont les stars ce week-end. « L’asphalte est meilleur qu’avant, les pneus sont bien plus performants, donc il y aura plus d’adhérence », s’est réjoui Arnoux avant de partir sur la piste.
Le jeune Michael Lyons, déjà meilleur temps dans la Série E, a troqué sa Surtees pour une Hesketh 308 E de 1977 et s’est montré plus rapide que toutes les F1 des années 80 engagées dans cette dernière séance de la journée. Avec un chrono de 1 :33.492 il a devancé l’Arrows A3 du Sud-Africain Jordan Grogor et la Tyrrell 010 du Britannique Mike Cantillon.
A noter l’excellente performance d’un autre jeune pilote, Evens Stievenart, dans une autre Tyrrell 010.
Prêt à prendre le départ des essais de la Série A au volant de sa Maserati 6CM de 1936 (27 voitures produites), engagée à l’époque par l’équipe officielle pour le Comte Trossi, le Britannique Ewen Sergison, avec sa pipe et ses favoris, a de faux airs d’un certain Sherlock Holmes…
Un service de restauration digitalisé, permettant de profiter du spectacle tout en assurant la sécurité sanitaire de chacun.
Rx Eat, application 100% foodie, permet à chaque utilisateur de se faire livrer une large sélection de plats, avec des produits frais, locaux, de qualité et élaborés en circuit court.
En partenariat avec l’association FAR (Foi, Action, Rayonnement), l’appli, gratuite, sera déployée pour la tribune Tafin de proposer un service de restauration digitalisé et de qualité pendant le Grand Prix.
Ainsi, les spectateurs désirant se restaurer, auront la possibilité de le faire sans avoir à quitter leur siège.
Dans le contexte sanitaire actuel, l’appli remplit deux objectifs :
Comment fonctionne l’appli RX Eat ?
Les spectateurs pourront télécharger gratuitement l’application, en scannant le QR code sur les flyers distribués à l’entrée, directement sur leur smartphone ou tablette.
Après avoir sélectionné sa tribune, chacun pourra choisir entre un large choix de sandwichs, snackings salés ou sucrés, boissons, sans oublier les indispensables popcorns.
Une fois la commande validée, la place renseignée et la commande réglée (carte de crédit ou espèce), celle-ci arrivera directement au siège grâce aux bénévoles de l’association FAR.
Téléchargez RX Eat sur Apple Store ou Google Play
À l’occasion de cette 12e édition, TAG Heuer devient le chronométreur officiel du Grand Prix de Monaco Historique. Ce partenariat renforce les liens de longue date de la marque suisse avec la Principauté, et permet à TAG Heuer de présenter une nouvelle montre en édition limitée, la TAG Heuer Monaco Green Dial Calibre Heuer 02.
Jean-Jacques Bally a de la suite dans les idées… Il aime le Grand Prix Historique et il lui est très fidèle : 12 participations en autant d’éditions, il se targue d’être le seul à n’avoir jamais raté le rendez-vous du GPH.
Il est inscrit cette année en Série B sur sa Gordini T11/15 habituelle, pilotée en 1947 dans l’équipe officielle par les Princes Bira et Igor Troubetzkoy. Cette voiture est d’autant plus originale qu’elle a été décorée en 2012 par un peintre et artiste plasticien niçois, Patrick Moya. Elle a eu l’honneur d’ouvrir le bal ce matin, quand elle est partie la première sur la piste, à 11h du matin du côté de La Rascasse, en tête de file de la Série B qui passait avant la Série A. M. Bally est aussi inscrit en Série C au volant d’une magnifique Maserati 300S A6 GCS de 1955, à la robe bordeaux plus discrète que celle de la Gordini, mais tout aussi formidable. Une deuxième preuve que sa passion est loin d’être éteinte !
C’est la superbe Talbot-Lago du Suisse Christian Traber qui a signé le meilleur chrono de la 1re séance d’essais libres pour la Série A, en 2 min 16 sec 311/1000, avec seulement une demi-seconde d’avance sur la Frazer Nash de Patrick Blakeney-Edwards et plus de trois secondes d’avance sur la Maserati 6CM d’un autre Britannique, Ewen Sergison.