La seule et unique séance d’essais libres pour les Formule 3, jeudi en début d’après-midi, a bien lancé la 82e édition du Formula 1 TAG Heuer Grand Prix de Monaco, avec une bagarre acharnée jusqu’à la fin des 45 minutes prévues, et une seule grosse interruption de séance (5 minutes) par un drapeau rouge, quand le Danois Noah Stromsted (Trident) s’est mis dans le rail à Sainte-Dévote.
Loin de refroidir les ardeurs des jeunes pilotes de F3, cette sortie de piste du 2ème du championnat, après six manches seulement, les a incités à tout donner dans les ultimes minutes de cette séance disputée sous le soleil et devant des tribunes bien garnies, avec un prix de dernière minute à 30 euros, en tribune, pour les retardataires jeudi matin.
Quand Stromsted est parti à la faute, les commissaires de l’Automobile Club de Monaco (ACM), toujours aussi efficaces, ont évacué sa monoplace en un temps record et le Bulgare Nikola Tsolov Campos), dans son dernier tour, a volé la vedette à l’Allemand Tim Tramnitz, actuellement 3e du championnat. En bouclant son meilleur tour en 1:25.622 dans sa petite monoplace aux couleurs de Red Bull.
Le troisième de cette séance porte un nom célèbre, puisqu’il s’appelle Charlie Wurz (Trident). Il n’est autre que le fils d’Alex Wurz, l’ancien pilote Benetton et Williams en F1 (69 GPs disputés, 3 podiums entre 1997 et 2007). Avant et après la F1, Alex a remporté les 24 Heures du Mans, en 1996 et en 2009. Il veille de près aux progrès de son fils et réside à Monaco, comme beaucoup d’autres pilotes de F1 passés ou présents.
Camara 4e
Très attendu, le Brésilien Rafael Camara (Trident) a déjà gagné deux fois cette saison, les courses longues du dimanche matin à Melbourne et à Sakhir (Bahreïn). Il a pris la 4ème place de cette séance inaugurale, tout près des trois premiers, et a pris soin de bien apprendre ce tracé qu’il découvrait dans une F3, comme beaucoup d’autres engagés cette année.
Il y a 30 jeunes pilotes inscrits pour cette édition 2025, vingt ans tout juste après la victoire de Lewis Hamilton en 2005. Les deux Français, Théophile Naël (Van Amersfoort) et Alessandro Giusti (MP Motorsport), n’ont pas été ridicules, loin de là. Naël, 17 ans, s’est hissé dans le Top 10 de cette séance très relevée, et Giusti, 18 ans, a pris la 13e place. De bon augure pour les qualifications prévues vendredi, en deux groupes de 15 pilotes, entre 11h et midi.
📊 Results from the Free Practice session in F3 👀
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📊 Les résultats de la séance d’essais libre F3 👀#MonacoGP #F1 #F3 #MonacoCircuit pic.twitter.com/FpZJyaRx7P
— Automobile Club de Monaco (@ACM_Media) May 22, 2025
Le grand week-end du Formula 1 TAG Heuer Grand Prix de Monaco 2025 débute vraiment jeudi après-midi par trois séances d’essais libres (de 45 minutes chacune) pour les courses annexes : FIA Formule 3 à 13h10, FIA Formule 2 à 15h00 et Porsche Mobil 1 Supercup à 16h30, pour clôturer en beauté une première journée à haute intensité. Il reste quelques places en tribunes, au prix unique de 30 euros.
Formule 2 : Dunne et Browning en leaders
Alexander Dunne (Rodin Motorsport) et Luke Browning (HiTech) mènent le bal de la Formule 2 en arrivant à Monaco, car dimanche dernier à Imola ils ont pris les deux premières places de la course longue, et donc les gros points qui allaient avec. Le podium du classement provisoire est complété par le « vétéran » Richard Verschoor (MP Motorsport), 24 ans, qui a lui aussi remporté une course longue, à Djeddah. Dunne est le seul à avoir déjà gagné deux fois, en sept courses puisque la course longue, le dimanche matin en Australie, a été annulée pour cause de mauvaise météo. Et il y a eu six vainqueurs différents, dont Joshua Dürksen (Aix Racing) et Josep Maria Marti (Campos Racing), arrivé de la F3 et suivi de près par Red Bull, tout comme le très jeune Arvid Lindblad (Campos), 17 ans, lui aussi couvé par Red Bull.
Les candidats au titre sont donc nombreux au sein d’un plateau très renouvelé, puisque six jeunes pilotes viennent de débuter en F1 comme titulaires à part entière. Dont les deux premiers du championnat 2024, le Brésilien Gabriel Bortoleto (Sauber) et le Français Isack Hadjar (Racing Bulls), mais aussi le prodige italien Kimi Antonelli (Mercedes), 18 ans, qui n’aura fait qu’une seule saison de F2 (2 victoires, 6e du championnat). Deux Français vont pouvoir jauger leurs ambitions lors de ces essais libres, Victor Martins (ART GP) et Sami Meguetounif (Trident), déjà vu ici l’an dernier, en F3.
Formule 3 : Camara a déjà creusé l’écart
Vingt ans tout juste après la victoire d’un certain Lewis Hamilton en 2005, un nouveau grand espoir du sport automobile est peut-être en train de brûler les étapes. Le Brésilien Rafael Camara (Trident) s’est imposé dans deux courses longues, celles du dimanche matin, à Melbourne et à Sakhir, et a pris des points dans la troisième, à Imola, mais aucun point dans les courses courtes du samedi. Il a quand même creusé un premier écart de 21 points sur son coéquipier danois Noah Stormsted (Trident), suivi de près au classement par l’Allemand Tim Tramnitz. Le jeune Brésilien, qui vient d’avoir 20 ans début mai, semble le candidat le plus sérieux pour le titre, et cela dès sa première saison de F3. Il a en effet une grosse expérience de la monoplace, après de brillants résultats en karting, et il a disputé une quantité astronomique de courses depuis trois ans : 48 en Formule 4 en 2022 (Allemagne, Italie, Emirats), avec comme coéquipier Kimi Antonelli, et 70 courses en Formule Régionale Europe et Moyen-Orient, ces deux dernières saisons. Souvent vainqueur (20 succès) et toujours placé (52 podiums), il a le profil idéal pour dominer la F3, à Monaco aussi…
Porsche Mobil 1 Supercup : place aux jeunes !
La Porsche Mobil 1 Supercup, c’est une catégorie très spectaculaire, la seule et unique série mono-marque haut de gamme à se disputer en lever de rideau de huit Grands Prix de Formule 1 européens. Le feuilleton va durer jusqu’à Monza début septembre, avec de nouvelles têtes d’affiche, car Larry ten Voorde, le triple champion de la discipline, a tiré sa révérence fin 2024. Pour assurer sa succession, le Lechner Racing compte sur son compatriote Robert de Haan, meilleur « rookie » de 2024, et sur le Français Marvin Klein. Quant à l’écurie française Schumacher CLRT, championne 2024 avec ten Voorde, elle compte toujours sur Alessandro Ghiretti, désormais son pilote de pointe. Et trois voitures sont engagées par une autre écurie française, le Team Martinet by Alméras, dont celle de Mathys Jaubert. Moteurs.
Les paddocks des courses annexes sont facilement accessibles et vous pouvez y croiser des pilotes très abordables. Il faut juste marcher un peu…
Paddock Formule 2 : Parking du Chemin des Pêcheurs, au bout du Rocher, en dessous de la vieille ville
(accessible en 10 minutes maximum, à pied, en partant de la MGP Fan Zone, sur la Place d’Armes)
Paddock Formule 3 : Parking du Monte-Carlo Country Club (côté Est de la Principauté, donc prévoyez 20 à 30 minutes depuis la MGP Fan Zone)
Paddock de la Porsche Mobil 1 Supercup : Chapiteau de l’Espace Fontvieille (le même que pour le Festival du Cirque de Monte-Carlo)
Il reste encore des places disponibles pour jeudi à un tarif unique de 30€. Rendez-vous dans les points de vente à proximité du circuit situés Rue Notari et à la Direction du Tourisme.
En une année, tout a changé. McLaren, Championne du Monde des constructeurs, fin 2024, est devenue l’équipe à battre, elle qui vient de remporter cinq Grands Prix sur sept en 2025, dont quatre grâce au pur talent d’Oscar Piastri, leader du championnat. Et Max Verstappen, le quadruple Champion du monde en titre, n’est plus qu’un outsider… de très haut niveau, puisqu’il a réussi à s’imposer deux fois, au Japon et à Imola, dans sa Red Bull. Le troisième vainqueur de ce début de saison, une seule fois, c’est Lando Norris, dans l’autre McLaren. Tous les autres ont dû se contenter de miettes…
Puisque c’est la fin du Festival de Cannes, un mot sur les seconds rôles, attribués cette année à Mercedes et Ferrari, l’ancienne et la nouvelle équipe de Lewis Hamilton. Leurs pilotes vont tout tenter, lors de cette 82e édition du Formula 1 TAG Heuer Grand Prix de Monaco, pour renverser les pronostics. Et ils en sont capables, sur un circuit pas comme les autres, lors d’un Grand Prix très spécial déjà remporté par quatre pilotes seulement, sur les 20 qui composent le plateau 2025 : Max Verstappen, Lewis Hamilton et Fernando Alonso, soit les trois Champions du Monde, et bien sûr Charles Leclerc, le héros local, enfin vainqueur l’an dernier de « son » Grand Prix, à sa sixième tentative.
Au-delà du duel attendu entre McLaren et Verstappen, le public de cette 82e édition voudra vivre des surprises, et la plupart des spectateurs espèrent voir au moins un pilote Ferrari sur le podium princier, comme Charles l’an dernier sur la plus haute marche. Même si ce début de saison n’a pas été à la hauteur du « buzz » énorme créé par l’arrivée de Sir Lewis à Maranello, il y a quelques raisons d’espérer, pour les tifosi et les Monégasques. Car Leclerc est monté sur le podium à Djeddah, et Hamilton vient de finir au pied du podium à Imola, en terre italienne, au terme d’une « remontada » digne de ses plus belles années de jeune pilote McLaren, de la 12e à la 4e place. En plus d’avoir remporté la Course Sprint en Chine, le samedi à Shanghai.
Trois Français prêts a bondir !
Au moment des pronostics, et des paris éventuels, pour la pole position et la victoire dimanche, il ne faudra pas oublier les pilotes Mercedes. Le prodige italien Kimi Antonelli, 18 ans, semble encore un peu jeune pour s’imposer dans les rues de la Principauté, mais qui sait ? Et le regretté Ayrton Senna, alors un peu plus âgé, avait marqué de son empreinte l’édition 1984, pour ses débuts à Monaco en F1 (2e derrière Alain Prost d’une course raccourcie par la pluie). Quant à George Russell, le nouveau leader de la marque à l’étoile, il a fait preuve d’une belle constance depuis l’ouverture de la saison en Australie : quatre podiums au total, qui lui permettent de devancer au classement du championnat les deux pilotes Ferrari.
Il n’y a pas vraiment de favori pour ce Formula 1 TAG Heuer Grand Prix de Monaco, en fait, car cette saison 2025 est celle du resserrement des performances, avec des écarts infimes en qualifications, entre des monoplaces qui arrivent en bout de développement. Parce que l’an prochain, en 2026, un nouveau règlement technique entrera en vigueur, pour les châssis et les moteurs hybrides. Conséquence directe de cette situation, on peut même imaginer un résultat totalement surprenant, comme en 1996, il y a 30 ans tout juste, quand Olivier Panis avait gagné dans une Ligier. Trois pilotes français sont prêts, en cas de circonstances extrêmes, de multiples incidents de course, à créer une immense surprise : Pierre Gasly (Alpine), Esteban Ocon (Haas) et même le petit nouveau, Isack Hadjar (Racing Bulls), qui étonne à chaque sortie et n’en finit plus d’accumuler de l’expérience.
Deux arrêts obligatoires…
Pour brouiller les cartes, en plus de la météo très incertaine de ce mois de mai orageux, il y a aussi une nouveauté, cette année en Principauté : deux arrêts au stand obligatoires, minimum, pour tous les concurrents, alors que certains, ces dernières années, avaient tenté une stratégie à un seul arrêt. Reste à savoir si, en plus de pimenter la course, cette contrainte sera plus favorable aux top teams ou à ceux du milieu de tableau. Comme disent les Anglais, « wait and see ».
Il reste quelques places !
Il reste encore des places disponibles en tribunes pour vendredi (essais libres F1, essais qualificatifs F2, FR et Porsche Supercup). Pour en savoir plus, allez dès que possible sur le site monaco-grandprix.com ou rendez-vous aux points billetterie :
À l’occasion du Formula 1 TAG Heuer Grand Prix de Monaco 2025, l’Automobile Club de Monaco a le plaisir de vous annoncer la naissance de sa mascotte officielle. Sous le nom de Vrooom, ce guépard aux couleurs de la Principauté, rejoint l’univers de l’ACM et de ses manifestations pour renforcer le lien avec les spectateurs et apporter une touche de convivialité.
Pensée comme un symbole fort, Vrooom incarne la vitesse, la précision et l’esprit global du sport automobile. Le choix du guépard – animal terrestre le plus rapide – reflète naturellement les qualités d’agilité et de performance portées par l’ACM. Sa tenue, inspirée des combinaisons des commissaires de piste, rend hommage à l’identité du Club et à ceux qui œuvrent au quotidien sur le terrain. À travers cette mascotte, l’ACM souhaite renforcer la proximité avec le public et enrichir l’expérience vécue lors de ses épreuves, à l’occasion notamment de son évènement le plus emblématique : le Formula 1 TAG Heuer Grand Prix de Monaco 2025.
Au plus près de l’action
Tout au long de ce week-end, Vrooom sera visible dans les zones les plus animées du circuit de Monaco. Les fans pourront faire sa connaissance à la MGP Live Fan Zone située sur la Place d’Armes sur scène ou dans les allées pour immortaliser le moment. Vrooom sera également présente en tribunes et au plus près des champions de la discipline reine du sport automobile. Une première apparition, au cœur de l’évènement, qui fera date.
Un symbole qui va durer
Vrooom n’est pas qu’un clin d’œil à l’édition 2025. La mascotte de l’Automobile Club de Monaco marque le début d’une nouvelle page : accessible, identifiable, et pleine d’énergie, elle accompagnera les futures manifestations du Club… et s’invite dès maintenant dans les foyers avec la peluche miniature disponible à la vente à la Boutique Officielle de l’ACM.
𝙇𝙖𝙙𝙞𝙚𝙨 𝙖𝙣𝙙 𝙂𝙚𝙣𝙩𝙡𝙚𝙢𝙚𝙣,
We are honoured to present the official mascot of the Automobile Club de Monaco: 𝗩𝗿𝗼𝗼𝗼𝗺 🤩🇲🇨
Looking forward to seeing you at the Formula 1 TAG Heuer Grand Prix de Monaco 2025 🤗
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𝙈𝙚𝙨𝙙𝙖𝙢𝙚𝙨 𝙚𝙩 𝙈𝙚𝙨𝙨𝙞𝙚𝙪𝙧𝙨,
Nous… pic.twitter.com/L0dDP7w1BE
— Automobile Club de Monaco (@ACM_Media) May 19, 2025
Dans le cadre du Monaco E-Prix 2025 (3 & 4 mai) et du Formula 1 TAG Heuer Grand Prix de Monaco 2025 (22-25 mai), l’Automobile Club de Monaco vous informe de l’ouverture du bureau des « accès Riverains » à partir du lundi 17 mars 14h00 au Square Gastaud – Monaco.
Le bureau sera ouvert aux riverains, sociétés et VTC aux jours et horaires suivants :
Les inscriptions devront être obligatoirement effectuées au préalable en ligne sur le site dédié. Nous vous invitons à remplir le formulaire dans les liens suivants en fonction de votre situation :
Accès riverains : Inscription
Accès parking : Inscription
Accès livraison : Inscription
Accès taxi / VTC / GR : Inscription
Accès restaurants : Inscription
Pour une demande sur plusieurs appartements, nous vous prions d’envoyer un mail à l’adresse [email protected] en indiquant les informations suivantes : Nom, Prénom, adresse mail. Vous recevrez un nouveau lien, vous permettant d’enregistrer plusieurs appartements sur le même espace.
Plus d’informations : [email protected] / 00 377 97 70 92 70
Les 8e et 9e éditions du Monaco E-Prix auront marqué les esprits ! Un véritable succès populaire qui aura su attirer un nouveau public. Et quoi de mieux qu’un Quizz pour se replonger dans ce week-end d’exception !
L’Automobile Club de Monaco vous propose un format inédit : un quizz en 3 manches opposant deux équipes composées de deux pilotes du championnat du monde ABB FIA de Formule E et deux créateurs de contenu.
Découvrez l’Electric Quizz !
Pour prolonger le plaisir de ces 8e et 9e éditions réussies de A à Z, les fans de sport automobile peuvent, dès à présent, visionner cette vidéo inédite d’une vingtaine de minutes. Son concept ? Réunir pilotes et influenceurs le temps d’un quizz mémorable à retrouver exclusivement sur la chaîne YouTube de l’Automobile Club de Monaco.
Au programme de ce contenu : 3 manches de questions sur la Formule E, la Principauté et de culture générale afin de départager les deux équipes : Nico Müller (Andretti) et Edoardo Mortara (Mahindra) sont associés à Idreau et LucasParleF1 pour affronter Stoffel Vandoorne (Maserati) et Norman Nato (Nissan), alliés à Depielo et Seb Delanney.
Qui remportera ce quiz, présenté par Alexandre Khaldi, et placé sous le signe de la bonne humeur, de la rigolade et même de la mauvaise foi ? Réponse après visionnage…
Des vedettes sur les grilles de départ et dans la pitlane, un palmarès bien garni pour le 10e anniversaire de la Formule E à Monaco, ce week-end de courses électriques sur un circuit mythique n’a pas été épargné par la météo, mais il est allé à son terme sans encombre et s’est conclu par la très belle victoire d’un authentique champion, le Suisse Sébastien Buemi.
Invités par le promoteur de la Formula E ou par l’Automobile Club de Monaco (ACM), de nombreux VIPs ont passé le week-end en Principauté, pour assister aux 8e et 9e éditions du Monaco E-Prix. En plus de quelques influenceurs amateurs de sport auto, comme Depielo, Idreau, LucasParleF1, rebaptisé LucasParleFE pour l’occasion, et l’Ecossais Sebastian Melrose, les fans ont pu croiser, au hasard de la pitlane ou de la grille de départ, les acteurs Idris Elba (The Wire, Thor, Luther), Tom Felton (Harry Potter), David Harewood (Homeland, Supergirl), Emmet J. Scanlan (Peaky Blinders) et Lucien Laviscount, qui joue Alfie dans « Emily in Paris ».
Les grands sportifs, nombreux à résider à Monaco, n’étaient pas en reste, puisque Sir Christopher Froome, le cycliste le plus médaillé du Royaume-Uni, est venu assister à la course de samedi, imité par le rallyman Takamoto Katsuta, avec son fils sur les épaules. Les tennismen Alexandre Zverev, 2e joueur du monde, et Hubert Hurkacz, membre éminent du Top 30 mondial, sont venus eux aussi en voisins. Ainsi que le grand buteur ukrainien Andrei Chevtchenko, ancien joueur vedette du Dynamo Kiev et de l’AC Milan, désormais président de la fédération de football de son pays.
Dimanche, on a aussi pu voir, S.A.S. la Princesse Charlène de Monaco sur le podium de la Loge Princière, ainsi que l’ancien pilote de F1, David Coulthard, victorieux deux fois à Monaco (2000, 2002) et reconverti en consultant pour la chaîne de télévision officielle de la Formule E.
A l’occasion du 10e anniversaire de l’arrivée de la Formule E à Monaco, quelques statistiques sortent du lot. En comptant les deux derniers E-Prix, la Formule E a connu 7 vainqueurs en 9 éditions monégasques, dont un seul triple vainqueur à ce jour, Sébastien Buemi (2015, 2017, 2025). Sur ses 14 victoires en Formule E (record absolu), le Suisse en a remporté trois en Principauté.
Les autres lignes du palmarès ont été remplies par le Français Jean-Eric Vergne (2019), seul et unique double champion FIA de Formule E, les Kiwis Nick Cassidy (2023) et Mitch Evans (2024), auteurs d’un doublé retentissant l’an dernier (Evans devant Cassidy), le Portugais Antonio Félix da Costa (2021), le Belge Stoffel Vandoorne (2022) et donc le Britannique Oliver Rowland, victorieux samedi du 8e Monaco E-Prix. Soit quatre Champions du Monde au total – Buemi, Vergne, da Costa et Vandoorne – sur 7 pilotes victorieux.
Pendant cette période, six écuries se sont partagé les lauriers : deux à forte dominante française, e-dams Renault et DS Techeetah, avec deux succès chacune, deux équipes britanniques, Envision (ex-Virgin), avec deux victoires aussi, grâce à Buemi ce dimanche, et Jaguar TCS, ainsi qu’une allemande (Mercedes-EQ) et une japonaise (Nissan), grâce à Rowland ce samedi.
Sébastien Buemi (Envision Racing) est entré dans l’histoire du Monaco E-Prix en remportant dimanche la 9e édition de la manche la plus prestigieuse du Championnat du Monde FIA ABB de Formule E. Car c’est sa 3e victoire en Principauté au terme d’une course parfaitement maîtrisée, dans des conditions très délicates (piste mouillée au départ, séchant par la suite), qu’il avait pourtant démarrée en 8e position sur la grille.
« Je pensais que je ne gagnerais plus jamais (en FE), et que mon total de victoires allait rester à 13. Pour gagner, il faut de la réussite et une bonne voiture, c’était mon cas aujourd’hui. C’était très difficile en début de course, mais notre stratégie a fonctionné, en utilisant l’Attack Mode aux meilleurs moments, et à la fin j’ai pu creuser l’écart », a dit le vainqueur du jour avant de monter sur le podium de la loge princière où S.A.S. la Princesse Charlène de Monaco lui a remis le trophée qu’il n’attendait plus, mais espérait tant.
Buemi, l’un des premiers champions FIA de Formule E, au tout début de cette discipline révolutionnaire et innovante, ne s’était plus imposé depuis la manche de New York en 2019. Depuis, il a changé d’écurie, rejoignant l’ex-team Virgin, et attendu patiemment que les planètes s’alignent à nouveau. C’est arrivé ce dimanche, sous un ciel couvert, et il a gagné en utilisant, au moment idéal, son Attack Mode pour déposer Oliver Rowland (Nissan) après la chicane du Port, puis Nyck de Vries (Mahindra) dans la montée d’Ostende.
L’histoire retiendra que Buemi est passé sous le drapeau à damier avant Rowland, vainqueur samedi du 8e Monaco E-Prix et parti en pole position pour cette 9e édition, avec à ses côtés de Vries, son dauphin de la veille. Et que le podium a été complété par Nick Cassidy (3e), auteur d’une remontée formidable depuis la 14e place sur la grille, dans sa Jaguar. Un Kiwi très heureux de ce troisième podium consécutif à Monaco, après sa victoire en 2023 et sa 2e place de 2024, derrière son coéquipier Mitch Evans.
Rowland audacieux, puis prudent
Cette course a longtemps été menée par Jean-Eric Vergne (DS Penske), mais le Français a été emporté dans la tourmente de la mi-course, quand le peloton de tête s’est bagarré à grands renforts d’Attack Mode, et quand Rowland a failli tout perdre en tentant deux manœuvres très audacieuses à la chicane du Port, d’abord face à de Vries, puis face à Vergne. Ses passages en force ne lui ont rien rapporté de concret, alors en fin de course, ayant épuisé son crédit d’Attack Modes, le Britannique est resté à bonne distance de Buemi et s’est contenté d’assurer des points au championnat.
« Je me suis réveillé de très mauvaise humeur ce matin, je ne sais pas pourquoi, et je me suis dit que si je repartais avec dix points de plus, après ma victoire de samedi, ce serait très bien. Je n’étais pas assez rapide en EL3, mais je voulais vraiment prendre des points en course. Quand je me suis retrouvé derrière JEV (Jean-Eric Vergne), j’étais impatient, car je pensais qu’il ralentissait volontairement tout le peloton. Après avoir coupé la chicane, j’ai pensé à rendre ma place, pour ne pas prendre une pénalité de 5 secondes, mais quand j’ai vu toutes les voitures qui étaient dans mon rétroviseur, j’ai changé d’avis », a raconté Rowland, en souriant.
Le Britannique repart de Monaco avec 46 points de plus que vendredi, dans sa combinaison de leader du Championnat du Monde FIA ABB de Formule E, et une avance très confortable sur les pilotes de l’écurie TAG Heuer Porsche : 115 points au total, contre 67 pour Antonio Félix da Costa et 66 pour Pascal Wehrlein, qui ont tous les deux raté leur week-end en Principauté. Il reste encore neuf courses à disputer et Rowland a déjà remporté trois courses sur sept. Le prochain rendez-vous de la Formule E est fixé à Tokyo, dans 15 jours. Il y aura encore deux courses, sur les terres de Nissan…
La météo a complètement rebattu les cartes et au bout du suspense, après des Qualifications tronquées par l’absence de finale et intégralement disputées sur piste mouillée, c’est le grand vainqueur de samedi, Oliver Rowland (Nissan), qui partira en pole position du 9e Monaco E-Prix, à 15h04, avec à ses côtés Nyck de Vries (Mahindra), qui avait pris la 2e place samedi…
La finale des Qualifications n’a pas eu lieu car les deux pilotes DS Penske, Jean-Eric Vergne et Maximilian Günther, ont tous les deux coupé la chicane du Port pendant leur combat fratricide en demi-finale. Temps annulés, et donc aucun des deux qualifié pour la finale. De quoi satisfaire Rowland qui avait failli tout perdre dans sa demi-finale, en tirant tout droit à Sainte Dévote. Mais comme de Vries venait de faire la même chose, quelques secondes plus tôt, en mettant plus de temps à reprendre la piste, c’est bien le Britannique qui partira en pole position dimanche après-midi.
Avant ces deux derniers rebondissements qui présagent d’un duel acharné en course, entre le leader actuel du Championnat du monde ABB FIA de Formule E (3 victoires en 6 courses) et le Champion du Monde 2022, trois pilotes seulement, sur les huit entrés dans le tableau final des qualifications samedi, avaient obtenu le droit de viser la pole position: Rowland et de Vries donc, mais aussi Dan Ticktum (Cupra Kio), qui avait brillé aux essais libres samedi matin (meilleur temps des deux séances) mais n’avait pu finir que 7e de la course.
Juste avant le début des qualifications, une grosse averse, annoncée par les météorologues, a rendu les conditions d’adhérence particulièrement délicates, en pneus Hankook mixtes, les mêmes pour piste sèche ou mouillée. Et alors qu’il pensait pouvoir prendre sa revanche de samedi (20e), en ayant bien commencé ce dimanche par le meilleur chrono des Essais Libres 3, Mitch Evans, le Kiwi de chez Jaguar et vainqueur l’an dernier en Principauté, s’est fait éjecter dans le Groupe 1 (9e), tout comme Lucas di Grassi (Lola-Yamaha ABT) et Norman Nato, le coéquipier de Rowland chez Nissan.
A la fin de la deuxième demi-séance, réservée aux 11 pilotes du Groupe 2, interrompue pendant de longues minutes par un crash de Sam Bird (NEOM McLaren) à Sainte Dévote, trois anciens champions du monde ont sauvé la mise, in extremis, dans les dernières secondes : Sébastien Buemi (Envision), Jean-Eric Vergne (DS Penske) et Stoffel Vandoorne (Maserati), accompagnés par Maximilian Günther (DS Penske).
Ils ont donc rejoint Rowland, de Vries et Ticktum, mais aussi Antonio Félix da Costa (TAG Heuer Porsche), tous sortis du Groupe 1. Contrairement aux éliminés de marque de cette matinée à suspense : Pascal Wehrlein (TAG Heuer Porsche), le Champion du Monde en titre, et le deuxième pilote Jaguar, Nick Cassidy, ou encore le poleman de samedi, Taylor Barnard (NEOM McLaren), et Jake Dennis (Andretti), l’autre Britannique monté sur le podium samedi (3e).
Le 9e Monaco E-Prix promet une dernière ration de suspense, dimanche à partir de 15h04, pour le 10e anniversaire de la Formule E en Principauté (1er E-Prix en 2015). Et Rowland, en pole position pour la première fois de la saison (sa 9e pole en FE), et déjà victorieux deux fois à Monaco, en Formule 2 (en 2017, Course Principale) et en Formule E ce samedi, aura à cœur d’ajouter une troisième étoile à son palmarès en Principauté. Jamais deux sans trois ?
Le Néo-Zélandais Mitch Evans (Jaguar TCS), vainqueur l’an dernier dans les rues de la Principauté, a signé le meilleur temps de la seule et unique séance d’Essais Libres programmée pour le 9e Monaco E-Prix, dimanche matin. De bon augure avant les qualifications de la 7e manche du Championnat du Monde ABB FIA de Formule E, prévues à partir de 10h40 sous un ciel couvert.
La fin de cette séance a été interrompue pendant quelques minutes quand Dan Ticktum (Cupra Kiro)[DO1] s’est arrêté au virage de la Rascasse, son tableau de bord ayant indiqué « Crash », dans le S de la Piscine, alors que le pilote britannique, meilleur temps des essais libres de samedi matin, n’avait rien touché, ni personne. Un bug électronique spectaculaire qui l’a incité à garer immédiatement sa monoplace pour rentrer à son stand, à pied.
Evans, 20e sur 22 samedi au terme d’une journée complètement ratée, a signé le meilleur tour en 1:26.614, devant un pilote du Andretti Racing, Jake Dennis, 3e samedi du 8e Monaco E-Prix, et Nyck de Vries (Mahindra), 2esamedi. Pascal Wehrlein (TAG Heuer Porsche), le Champion du monde en titre, a complété ce Top 4 dans lequel figurent trois têtes couronnées. Une bonne manière d’intéresser les fans en attendant une séance de Qualifications qui s’annonçait explosive, à partir de 10h40.
Le vainqueur de samedi, Oliver Rowland (Nissan), a eu un peu de mal à se réveiller, ce dimanche, mais un tout-droit à Sainte-Dévote lui a remis les idées en place. Il a signé le 11e chrono de ces Essais Libres 3 (il y a déjà eu deux séances samedi), à une demi-seconde d’Evans et derrière son coéquipier azuréen Norman Nato, au 9e rang. « Nous avons la même voiture, avec Oliver, mais hier ça ne marchait pas du tout pour moi, donc nous avons tout vérifié », a expliqué le Français.
Un couvre-feu a été observé par toutes les équipes entre samedi 21h30 et dimanche 6h30, pour que les mécanos et les ingénieurs puissent se reposer avant le 9e Monaco E-Prix dont le départ sera donné à 15h04. Les fans, attendus très nombreux en tribunes et au Fan Village du Quai Antoine 1er, espèrent un festival de dépassements (près de 200 l’an dernier) pour célébrer en beauté le 10e anniversaire de la Formule E à Monaco. Il n’y aura pas de recharge rapide dans les stands (Pit Boost), mais la météo pourrait bien venir brouiller les cartes…
Notez que vous pouvez encore acheter vos billets dans les points de vente autour du circuit :