Événements à venir :

Rallye Monte-Carlo Historique 2026 : Revivez le dénouement final     ı     Rallye Monte-Carlo WRC 2026 : Revivez l’évènement     ı     Boutique officielle : Découvrez la Collection Rallye 2026

Rallye Monte-Carlo Historique 2026 : Revivez le dénouement final     ı     Rallye Monte-Carlo WRC 2026 : Revivez l’évènement     ı     Boutique officielle : Découvrez la Collection Rallye 2026

Menu

ES6 : Neuville égalise à 2-2

Egalité parfaite entre les trois principaux animateurs du 92e Rallye Monte-Carlo : Thierry Neuville (Hyundai), déjà auteur du meilleur temps dans l’ES3 tôt ce matin, a encore été le plus rapide dans l’ES6, en début d’après-midi. Mais il n’a devancé que d’une seconde et demie Seb Ogier, qui venait d’enchaîner deux temps scratch (ES4, ES5). Son coéquipier chez Toyota, Elfyn Evans, est toujours leader, lui qui avait totalement dominé la soirée de jeudi (ES1, ES2).

C’était la 6e épreuve spéciale de ce rallye, un deuxième passage de 16,68 km entre la station de ski de Saint-Léger-Les-Mélèzes et le village de La Bâtie-Neuve. Il a été beaucoup plus rapide, car la glace avait fondu, et l’écart n’a été que de 1.6 s entre Neuville et Ogier, de 2.6 s entre le Belge et Evans.

“J’ai toujours été rapide dans cette spéciale, elle est très belle, c’est difficile de savoir jusqu’où on peut pousser les pneus (pour ne pas les faire surchauffer), mais je pense qu’on a fait un bon chrono”, a estimé Neuville, toujours dans le coup pour la victoire alors que Tänak semble un peu décroché, à plus d’une minute du leader. Toujours le même leader, Evans, mais dont la marge d’erreur a fondu à moins de dix secondes par rapport à Ogier.

Sous les yeux de son ancien grand rival, « l’autre Seb » Loeb, présent dans la spéciale, au bord de la route, en tant que simple spectateur, Ogier s’est bien défendu, une fois de plus : “On essaie de ne pas trop taper dans les pneus, et pour le moment c’est plutôt une bonne journée”, a dit le Gapençais, toujours à portée de tir de son coéquipier gallois.

Grosse bagarre en WRC2 aussi

La situation est d’une clarté totale dans le Top 8 : les quatre cadors devant, soit deux pilotes Toyota (Evans, Ogier) devant deux pilotes Hyundai (Neuville, Tänak), et les quatre autres plus loin : Fourmaux, à 12 secondes de l’Estonien, Mikkelsen, Munster et Katsuta, beaucoup plus loin. Le Japonais a perdu cinq minutes ce matin, dans un fossé de l’ES3, dans la même courbe que Tänak.

En WRC2, la bagarre fait également rage, avec deux fois plus de marques automobiles représentées (6) que dans la catégorie-reine et un sacré mélange de fougue et d’expérience. Au tiers du rallye, le leader du WRC2 est le Russe Nikolay Gryazin (Citroën C3), qui court sous licence bulgare, devant l’Espagnol Pepe Lopez (Skoda Fabia RS) et le Français Yohan Rossel (Citroën C3), sacré en WRC 3 au terme de la saison 2021. Trois pilotes regroupés en cinq secondes seulement. Avec deux spéciales à courir avant de rentrer à Gap vendredi, à la nuit tombée…

Classement ES 6

ES5 : Ogier récidive…

Deux temps scratch d’affilée pour Sébastien Ogier vendredi matin, dans l’ES4 puis l’ES5, entre La Bréole et Selonnet (18,31 km). Le héros local a bien profité de cette première boucle et remonte au 2e rang du classement général, à 10.7 secondes d’Elfyn Evans, son coéquipier chez Toyota. Le 92e Rallye Monte-Carlo est bien lancé et le suspense est total. Notamment pour la 3e place sur le podium, car Adrien Fourmaux (M-Sport Ford) roule de plus en plus vite… 

“Il semblerait que je sois encore en vie. J’avais du mal jusque-là, j’ai une semaine compliquée mais je vais faire de mon mieux. J’en parlerai après le rallye… ”, a déclaré un Seb Ogier particulièrement ému, au point stop de cette spéciale négociée à la manière de ses plus belles saisons en WRC, couronnées par huit titres mondiaux.

Face à un Ogier en mode maestro, le leader du rallye est toujours Evans, mais il n’a plus qu’une dizaine de secondes d’avance sur son coéquipier français, 40 ans depuis le 17 décembre, son chiffre-fétiche, celui qu’il porte aussi comme numéro de course sur sa Yaris noire. Battu de 11.2 secondes dans cette ES5, par Ogier, le Gallois n’était pas en confiance : “Il y a très peu d’adhérence dans les portions verglacées, et beaucoup plus dans les portions sèches”, a résumé le vice-champion du monde en titre.

Fourmaux hausse le ton

La performance la plus réussie dans cette spéciale, en plus de celle d’Ogier, a été l’œuvre d’Adrien Fourmaux, le pilote M-Sport Ford : 3e chrono, juste derrière Evans, à six dixièmes seulement du Gallois. “On avait de bons réglages, de très bonnes notes, je me sentais bien et je me suis fait plaisir, sans prendre trop de risques. Je suis content”, a dit le Français, de retour en Rally1 après une saison en WRC2.

Du côté de chez Hyundai, Ott Tänak a retrouvé un bon rythme et fait mieux que son coéquipier Thierry Neuville, dans cette spéciale, pour compenser sa petite erreur dans l’ES3 : “J’avais beaucoup de mentions de verglas dans mes notes et j’ai été trop prudent. C’est compliqué de prendre plus de risques quand les notes du co-pilote disent qu’il y a du verglas partout”, a regretté le Belge au point stop. Il est désormais 3e du classement général, à 24.5 secondes d’Ogier, mais tout reste possible dans les 12 spéciales restantes, jusqu’à dimanche matin.

Après la pause de la mi-journée au parc d’assistance de Gap, une deuxième boucle est prévue cet après-midi, avec les trois mêmes spéciales (ES6 à ES8). Une seule chose est sûre, elles seront moins glissantes que dans leur version matinale.

Classement ES 5

ES4 : Ogier, première !

Le tenant du titre a attendu le milieu de la matinée de vendredi pour signer son premier temps scratch du 92e Rallye Monte-Carlo : meilleur chrono pour Sébastien Ogier dans sa Toyota Yaris noire, dans le premier passage du jour entre Champcella et Saint-Clément (17.87 km), pour revenir à trois secondes seulement de Neuville, qui a perdu une poignée de secondes dans un tête-à-queue.

“Je pense que c’est difficile d’aller plus vite avec cette position de départ (la même que jeudi soir, basée sur le classement du championnat 2023), mais dans cette spéciale il y avait un peu moins de terre sur la route”, a réagi l’octuple champion du monde après le 693e temps scratch de sa carrière en WRC.

“Je ne comprends pas. J’ai perdu l’arrière tout d’un coup. J’ai été surpris”, a confié Neuville, qui a bien choisi le lieu de son tête-à-queue : un champ bien sec et bien plat dans lequel il n’a pas perdu trop de temps. Marche arrière, ça repart, 9 secondes de perdues seulement sur Ogier, alors que le Belge pouvait viser un deuxième temps scratch d’affilée.

Evans reste devant

Le leader du rallye est toujours Elfyn Evans (Toyota), passé en mode gestion. Il compte encore 18.8 secondes d’avance sur Neuville avant l’ES5, la dernière de cette première boucle, et 21.9 secondes sur Ogier. “Il y avait très peu de grip (adhérence) à certains endroits. Ce n’était pas facile, j’ai peut-être été trop prudent”, a avoué le Gallois.

Le parcours de cette ES4 était varié, globalement sec, et les nombreux spectateurs très disciplinés, bien protégés par les commissaires de l’ACM et des centaines de mètres de rubalise. Derrière Ogier et Evans, Ott Tänak (Hyundai) a repris confiance après sa petite erreur de l’ES3. Avec le 3e chrono, il est repassé au 4e rang du général, devant Adrien Fourmaux (M-Sport Ford), content de ses nouveaux réglages. Mais l’Estonien, champion du monde 2019, a trouvé que la route était « sale », ce qui l’a incité à rouler « propre ».

Dans le peloton de chasse, la bagarre a continué à faire rage entre les seconds rôles de cette pièce de théâtre à suspense : Takamoto Katsuta (Toyota), Andreas Mikkelsen (Hyundai) et Grégoire Munster (M-Sport Ford), regroupés en une dizaine de secondes à la fin de cette ES4 superbe de bout en bout.

Classement ES 4

ES3 : Neuville le lève-tôt, Tänak dans le fossé

Après une courte nuit à Gap, les concurrents du 92e Rallye Monte-Carlo se sont élancés vendredi matin dans une spéciale glissante et piégeuse entre Saint-Léger-les-Mélèzes et La Bâtie-Neuve (ES3, 16,68 km). Les premiers lauriers du jour sont allés à Thierry Neuville (Hyundai), auteur de son premier temps scratch du rallye, et les premiers dégâts ont été pour trois membres du Top 8 : Tänak, Katsuta et Munster, tous partis à la faute dans le même virage.

Il fallait être bien réveillé ce matin du côté du Col de Moissière (1574 m), car la route était très glissante dans l’ES3. “Sur certaines portions de glace, il n’y avait pas d’adhérence du tout, donc j’ai fait très attention. Nous avons réglé notre problème d’hier soir, donc ça va mieux”, a expliqué Neuville au point stop de La Bâtie Neuve, après une longue descente bien plus sèche que la montée vers le col.

Vainqueur à Monaco en 2020, le Belge a fait mieux, de 5.3 secondes, que le leader du rallye, Elfyn Evans (Toyota), et le 3e chrono de cette ES3 a été signé par Sébastien Ogier, à 6.6 secondes de Neuville. “Ça allait, mais j’ai été plus gêné par la terre sur la route que par les plaques de verglas”, a dit le tenant du titre, bien réveillé mais très prudent sur ses terres natales. “J’ai fait attention, car les conditions de route étaient très changeantes”, a aussi reconnu Evans, bien conscient du nombre de points à prendre dans cette manche d’ouverture du WRC 2024, lui qui a parfois tendance à gâcher des opportunités.

Tänak, Katsuta et Munster piégés

Trois pilotes se sont fait piéger au même endroit, en prenant trop large dans une longue courbe à droite, dans la forêt, où la couche de glace était mince mais très efficace. Partis en pneus tendres, ils se sont tous retrouvés dans le fossé, plus ou moins profondément. Et les spectateurs sont intervenus pour les sortir de ce mauvais pas, une fois la lumière verte allumée sur leur voiture pour éviter une électrocution.

Ott Tänak, le champion du monde 2019, qui a pris jeudi son 150e départ en WRC (19 victoires, 46 podiums, 356 temps scratch, dont la moitié avec son copilote Martin Jarveoja), a perdu 41.9 secondes sur Neuville, et Grégoire Munster, le nouveau pilote M-Sport Ford, une grosse minute. Le plus gros débours a été pour Takamoto Katsuta, bien enfoncé dans le fossé, qui a perdu plus de cinq minutes. “C’est entièrement de ma faute”, a reconnu le Japonais de chez Toyota avant de repartir, bien harnaché, vers la descente ensoleillée de cette ES3.

Encore 5 spéciales au menu de ce vendredi et Adrien Fourmaux, le Français de chez M-Sport, a gagné une place au classement général. Il est 4e avant l’ES4, avec trois grosses secondes d’avance sur Tänak…

Classement ES 3

ES2 : Evans double la mise
20 février 2026

ES2 : Evans double la mise

Deux temps scratch en deux spéciales, 15 secondes d’avance sur le plus rapide des pilotes Hyundai au classement général. En pleine nuit, sur des routes étroites et devant des milliers de fans ravis, le vice-champion du monde en titre, Elfyn Evans (Toyota), a pris les commandes du 92e Rallye Monte-Carlo, jeudi soir.  

Après les 5.2 secondes d’avance infligées à Ott Tänak dans l’ES1, c’est l’autre pilote de pointe de Hyundai, Thierry Neuville, qui a été puni par le Gallois de chez Toyota : 6.8 secondes de plus pour le Belge, sur les 25,1 km de Bayons-Bréziers (ES2), et donc 15 secondes de retard au classement général, au terme d’une longue soirée de rallye. Le public s’était déplacé en nombre. Il y avait des feux de camp, des feux d’artifice, des drapeaux en abondance et beaucoup de monde au bord des routes des Alpes de Haute-Provence et des Hautes-Alpes.

“Il y a eu des portions où ça allait mieux que d’autres. Je ne sais pas du tout comment les autres vont s’en sortir”, a lâché Evans au point stop de cette ES2 qu’il avait, comme la précédente, dominée de la tête et des épaules, dans sa superbe Yaris noire.

Un pilote Hyundai chasse l’autre. Ott Tänak, le champion du monde en 2019, a rencontré encore plus de problèmes d’accélérateur que dans l’ES1, alors il a perdu gros : 17.6 secondes de retard sur Evans, alors que Neuville a plutôt bien limité les dégâts. “J’ai eu un petit problème, donc j’ai fait attention”, a résumé le Belge en sortant soulagé de cette première soirée délicate, un peu comme Tänak. Une soirée qui a coûté cher à Andreas Mikkelsen, revenu chez Hyundai dans la catégorie-reine qu’il avait quittée fin 2019, au Rallye de Grande-Bretagne : “Il faut que je m’habitue à cette voiture (hybride), elle continue à accélérer quand je rentre dans les virages. Et au départ de cette spéciale j’ai calé, car la procédure est un peu compliquée”, a confié le Norvégien.

Ogier sur le podium provisoire

“C’était correct, mais on a du mal à aller aussi vite que les premiers, car la route est sale”, a expliqué Seb Ogier au point stop de l’ES2. L’octuple champion du monde, qui a fêté en décembre ses 40 ans, a fait valoir son expérience toute la soirée, sur des routes qu’il connaît très bien. Il attaquera au 3e rang du classement général, à 21.6 secondes d’Evans, la longue journée de vendredi (6 spéciales au menu), devant Tänak (4e) et Adrien Fourmaux (5e), la petite surprise de la soirée. Pour son retour en Rally1, le jeune Français a fait beaucoup mieux que Mikkelsen et surtout il s’est fait plaisir, sans rien abîmer sur sa Ford Puma.

“On est peut-être allés un peu trop loin dans les réglages. Dans la deuxième spéciale, la route était encore plus sale que dans la première. Je suis en train d’apprendre le comportement de cette voiture”, a résumé Fourmaux. Il est en position d’attente, derrière quatre caïds du WRC, alors que se profile une grosse journée de rallye, vendredi dans les Hautes-Alpes. Deux boucles de trois spéciales, soit 105 km chronométrés, et sûrement quelques surprises en début de matinée : “Il risque d’y avoir un peu de glace sur la route, vendredi matin”, a prévenu le pilote M-Sport.

Classement ES 2

ES1 : Evans frappe fort d’entrée !

Le vice-champion du monde des rallyes, Elfyn Evans, a frappé un grand coup d’entrée de jeu en signant le meilleur temps dans la première spéciale du 92e Rallye Monte-Carlo, jeudi soir entre Thoard et Saint-Geniez (ES1, 21,01 km).

Chaussé de quatre pneus tendres, et avec deux roues de secours dans le coffre de sa Toyota Yaris, le Gallois est parti le premier, en vertu du classement 2023 du championnat du monde. Il a donc profité d’une route ultra-propre, sèche de bout en bout, pour signer un chrono de 12’12’’9 sur cette spéciale parcourue en sens inverse de l’édition 2022, via le fameux col de Fontbelle, à 1300 m d’altitude. « C’était surprenant d’avoir un tel niveau d’adhérence, en début de rallye. Je ne sais pas si j’ai réussi à bien m’en servir, mais globalement ça s’est bien passé », a résumé le pilote Toyota.

La meilleure résistance à Evans est venue du pilote le plus capé du camp Hyundai. L’Estonien Ott Tänak, sacré champion du monde en 2019, a perdu 5.2 secondes sur le Gallois, alors qu’il était parti, comme son coéquipier Thierry Neuville, avec une seule roue de secours dans le coffre, pour gagner un peu de poids. Et alors qu’il a connu des petits problèmes au niveau de sa pédale d’accélérateur, qui restait enfoncée, ce qui est toujours délicat à gérer.

Ogier à dix secondes d’Evans sur une route sale

« C’était la bonne solution », a dit Neuville au point stop, pas trop déçu d’avoir perdu 8.3 secondes sur Evans parce qu’il voulait surtout éviter de faire surchauffer, et donc d’abîmer ses pneus tendres, avant d’attaquer la spéciale suivante, longue de 25.19 km entre Bayons et Bréziers. Le Belge, vainqueur en 2020, sait qu’un Rallye Monte-Carlo, « c’est très long », et qu’il ne faut pas trop s’emballer d’entrée. Il aura d’autres occasions de briller, tout au long des 17 spéciales prévues jusqu’à la grande finale de dimanche matin.

Reste le grand favori, Sébastien Ogier, qui a lâché 9.8 secondes à son coéquipier Evans, avec une explication très simple : « La route était très sale, donc le premier sur la route (Evans) avait vraiment un gros avantage », a résumé l’octuple champion du monde, vainqueur de l’édition 2023 et donc tenant du titre. « Je m’y attendais, donc je ne suis pas surpris », a ajouté le pilote des Hautes-Alpes, avant de repartir en direction de sa région natale.

L’autre Français engagé en Rally1, la catégorie-reine, s’est montré ravi de cette première spéciale. « Il y avait beaucoup de public, des feux de camp, et j’adore piloter la nuit », a confié Adrien Fourmaux au point stop. Le pilote français, sur qui reposent les principaux espoirs de M-Sport, est de retour dans la catégorie-reine, comme en 2022, mais il a dû ralentir par endroits, au volant de sa Ford Puma : « La route était tellement sale que dans certains virages je ne voyais plus la trajectoire, il y avait de la terre et des pierres partout, alors j’ai été obligé de ralentir ». Ce qui ne l’a pas empêché de signer le 5e chrono dans cette spéciale, à 16.2 secondes d’Evans. Une belle entame.

Classement ES1

Départ princier sur la place du Casino
20 février 2026

Départ princier sur la place du Casino

SAS le Prince Albert II de Monaco a donné jeudi le départ du 92e Rallye Monte-Carlo, sur la place du Casino. Les 69 concurrents, suite au forfait ce matin de la VW Polo GTI d’un équipage italien, sont partis ensuite pour une longue liaison routière vers les deux premières épreuves spéciales, prévues dans la soirée entre les Alpes de Haute-Provence et les Hautes-Alpes.

« Ce n’est jamais simple la nuit, donc il va falloir être vigilants, même s’il n’y a pas de neige. Le rallye ne sera pas simple pour autant et il y aura beaucoup de pièges, comme d’habitude », a dit Sébastien Ogier, l’octuple champion du monde des rallyes, sur le podium de départ, après avoir échangé quelques mots avec SAS le Prince Albert II, en toute discrétion. Sa Toyota Yaris, désormais vêtue d’une superbe livrée noir mat, portera son numéro fétiche, le 17. Le pilote des Hautes-Alpes vise un 10e succès en Principauté, lui qui a porté l’an dernier à 9 (comme le nombre de titres mondiaux de Seb Loeb…), le record absolu de victoires dans le Rallye Monte-Carlo.

Deux grosses spéciales en hors-d’oeuvre

Comme chaque année, l’Automobile Club de Monaco (ACM) avait mis les petits plats dans les grands et invité plusieurs VIPs à cette cérémonie de départ haut de gamme. Ils ont assisté au défilé de 70 superbes voitures de rallye, au ralenti et, pour les huit voitures hybrides de la catégorie-reine (Rally 1), dans un silence très « écolo » : trois Toyota Yaris, trois Hyundai i20 et deux Ford Puma engagées par l’écurie anglaise M-Sport de Malcolm Wilson.

Comme c’est l’année du grand retour à Gap, tout le monde est parti pour une longue liaison (plus de 200 km) vers deux épreuves spéciales très délicates : Thoard-Saint Geniez (ES1, 21 km) à partir de 20h35, tout près de Digne-les-Bains, puis Bayons-Bréziers (ES2, 25 km), plus près de Gap, à partir de 22h00 pour les premières voitures. Et un peu plus tard pour les concurrents privés, attendus jusqu’à 3 heures du matin au nouveau parc d’assistance de la préfecture des Hautes-Alpes.

La nuit sera courte avant la grosse journée de vendredi, dont le départ a été fixé à 8h00 du matin pour deux boucles de trois épreuves spéciales (ES3 à ES5, puis ES6 à ES8, soit 105 km chronométrés). Et donc une douzaine d’heures de bagarre acharnée à tous les étages du classement général. C’est le 92e Rallye Monte-Carlo et, une fois de plus, ce sera un rallye à grand spectacle !

Revivez cette cérémonie

Un carré d’as pour commencer !
20 février 2026

Un carré d’as pour commencer !

Il y a quatre principaux candidats à la victoire dans le 92e Rallye Monte-Carlo, dont deux embarqués dans des Toyota Yaris et deux autres dans des Hyundai i20. À tout seigneur tout honneur, Sébastien Ogier, huit fois champion du monde et neuf fois victorieux en Principauté, la dernière début 2023, remettra son titre en jeu face à un autre champion du monde, Ott Tänak, sacré en 2019 et revenu chez Hyundai après un retour éphémère chez M-Sport Ford.

Le maestro français ne pouvait pas rater le grand retour du Monte-Carlo dans sa région natale, avec toute la semaine un parc d’assistance installé à Gap, la préfecture des Hautes-Alpes. Il sera le grand favori, sur des routes qu’il connaît comme sa poche. Et il aura à ses côtés, pour porter le flambeau du constructeur nippon, le vice-champion du monde Elfyn Evans et le Japonais Takamoto Katsuta, mais pas le double champion du monde en titre, Kalle Rovanperä.

A 23 ans seulement, le jeune Finlandais a décidé de prendre du recul, pendant quelques mois, pour se reposer un peu après une quinzaine d’années intensives derrière le volant d’une voiture de rallye. Comme Ogier ces dernières saisons, il se contentera d’un programme partiel, ce qui donne l’espoir d’un titre mondial aux autres acteurs majeurs du WRC. A commencer par Tänak, qui a déjà eu l’honneur et le privilège de coiffer une couronne mondiale, en 2019, juste avant l’épidémie de Covid-19. Et qui a signé mercredi après-midi, sur les hauteurs de Gap, le meilleur chrono du traditionnel shakedown, devant Evans, Neuville et Ogier.

Pour Evans, abonné depuis 2020 à la 2e place du championnat du monde (trois années sur quatre), et surtout pour Thierry Neuville (Hyundai), qui est déjà monté huit fois sur le podium final du WRC (5 fois 2e, trois fois 3e), c’est peut-être l’année ou jamais, en attendant le retour du prodige finlandais. Et une victoire à Monte-Carlo, dimanche, lancerait idéalement la saison d’une consécration attendue depuis si longtemps par le pilote belge, résident monégasque : 155 départs en WRC, depuis 2009, pour 19 victoires et 63 podiums.

Pour compléter le plateau, et animer les 17 épreuves spéciales prévues jusqu’à dimanche matin, on pourra aussi compter sur Andreas Mikkelsen, de retour chez Hyundai, comme pigiste, après quelques saisons dans l’antichambre du WRC2. Et sur les deux jeunes pilotes M-Sport Ford, le Français Adrien Fourmaux et le Luxembourgeois Grégoire Munster. Ca commence vraiment ce jeudi par la cérémonie de départ devant le Casino de Monte-Carlo, retransmise en direct sur le compte Facebook et la chaîne YouTube de l’Automobile Club de Monaco. Puis dans la foulée, en pleine nuit, les deux premières épreuves spéciales (ES1, ES2), entre les Alpes de Haute-Provence et les Hautes-Alpes. Moteurs !

Shakedown : Tänak à l’attaque !

Il n’y a que deux champions du monde engagés dans ce 92e Rallye Monte-Carlo, Ott Tänak (Hyundai) et Sébastien Ogier (Toyota). Et c’est l’Estonien, sacré en 2019, qui a signé le meilleur chrono du shakedown, mercredi après-midi sur les hauteurs de Gap. Un chrono de 2’00”4 sur 3,28 km d’une petite route sèche mais très vite maculée de terre, la plupart des concurrents prenant généreusement les cordes des virages les plus rapides. Cela faisait trois ans, depuis l’édition 2021 disputée à huis-clos et avec masques, pour cause de Covid-19, que les concurrents du Monte-Carlo n’avaient pas parcouru ce shakedown.

Tänak, lors de son premier passage, a fait à peine mieux qu’Elfyn Evans (Toyota) sur les 3 km du shakedown. Un dixième de seconde seulement, alors qu’il faisait encore beau et pas trop froid, et que la lueur du jour commençait à décliner. Derrière Tänak et les 2’00”5 du Gallois, vice-champion du monde en titre, la 3e place de ce shakedown est allée à un autre pilote Hyundai, Thierry Neuville (2’01”2), plus rapide de deux dixièmes qu’Ogier (2’01”4). Et pour les places d’honneur de cette séance de réglages grandeur nature, le troisième pilote Toyota, Takamoto Katsuta, a devancé le troisième pilote Hyundai, Andreas Mikkelsen, de retour dans la catégorie-reine après plusieurs saisons en WRC2.

Octuple champion du monde, Ogier est en quête d’une 10e victoire, dimanche en Principauté, alors que Tänak n’a jamais réussi à remporter ce rallye très spécial. Dès jeudi soir, les choses sérieuses vont commencer, avec deux épreuves spéciales (ES1, ES2) à partir de 20h00 dans les Alpes de Haute-Provence et les Hautes-Alpes. Ce sera après le départ officiel, sur la place du Casino de Monte-Carlo, à suivre en direct dès 16h45 sur les pages Facebook et YouTube de l’Automobile Club de Monaco.

Suivez le Rallye Monte-Carlo en intégralité !

Grâce aux efforts conjugués de l’Automobile Club de Monaco, du promoteur du Championnat du Monde des Rallyes et de la FIA, la 92e édition du Rallye Monte-Carlo sera diffusée de nouveau cette année en intégralité sur les chaines du groupe Canal avec 2 spéciales en clair.

Cette année encore, le groupe Canal proposera un suivi exceptionnel de la manche inaugurale du Championnat du Monde FIA des Rallyes 2024. Ce Monte-Carlo sera à suivre en direct tous les jours avec de nouveau la présence de l’octuple vainqueur de l’épreuve comme co-pilote, Julien Ingrassia, aux côtés de Laurent Dupin et Pauline Sanzey. Aux commentaires, Pierre-Louis Loubet assurera les commentaires par Stéphane Genti et Jules Deremble. 2 spéciales seront diffusées en clair sur Canal+ : Esparron / Oze (ES12) le samedi après-midi dès 14h05 et La Bollène-Vésubie / Col du Turini (PowerStage) le dimanche dès 12h15.

Monaco Info vous donne rendez-vous pour suivre le Départ Officiel depuis la Place du Casino le jeudi dès 16h30. Retrouvez chaque soir « Les Experts du Rallye » (Vanessa Dessi, Christophe Pacaud, Franck Phillips) qui reviendront sur le bilan des spéciales de la journée : vendredi 26 – 21h00 / samedi 27 – 21h00 / dimanche 28 – 21h00.

Le Rallye Monte-Carlo 2024 sera enfin disponible en direct et en intégralité sur la chaîne Rally TV (www.rally.tv) avec des contenus exclusifs (vidéos, archives, émissions).

Côté digital, l’Automobile Club de Monaco diffusera en ligne et en direct la Cérémonie de Départ du Rallye depuis la Place du Casino à Monaco, ainsi que la Cérémonie de Remise des Prix. Ces rendez-vous seront retransmis sur les Pages Facebook et YouTube de l’ACM et sur notre site internet.

Il sera également possible de suivre la Cérémonie de Départ sur le site, le site et l’application mobile de Monaco Info.

Inscription aux actualités de L’ACM

Inscrivez-vous à nos newsletters pour ne rien manquer de l’actualité du club. Vous pouvez également choisir de recevoir les dernières informations sur les différentes épreuves qui vous intéressent.

Suivez-nous