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ES16 : Ogier à plat, Loeb reprend les commandes !

Alors qu’il menait le 90e Rallye Monte-Carlo avec 24 secondes d’avance sur Sébastien Loeb, Sébastien Ogier est arrivé sur la jante au point stop de l’ES16, l’avant-dernière de ce rallye et l’ultime passage entre La Penne et Collongues. A cause de cette crevaison à l’avant-gauche, le pilote Toyota a perdu 34.1 secondes et sa place de leader, récupérée par l’Alsacien, sorti de sa semi-retraite.

Il ne reste donc plus que 14 km à parcourir, dans l’ES17, avec deux cols au menu, le col du Buis et le col de Félines, avant une descente majestueuse mais piégeuse, et plusieurs épingles en cours de réchauffement, vers la cité médiévale d’Entrevaux. Un dernier rebondissement n’était pas à exclure, dans cette 90e édition déjà hors du commun, mais avec 9.5 secondes d’avance sur le tandem Ogier-Veillas, l’équipage Loeb-Galmiche, pour son coup d’essai dans une Ford Puma Hybrid, n’est désormais plus très loin d’un coup de maître…

Le meilleur de la Conférence de Presse FIA

Ils ont été les grands acteurs de cette édition 2022 qui restera dans les mémoires de tous. Découvrez leurs réactions lors de la Conférence de Presse FIA.

Sébastien Loeb (M-Sport Ford WRT), vainqueur de son 80e rallye en WRC
« Je me sens très heureux, c’est certain. Je ne savais pas à quoi m’attendre en arrivant ici. J’avais un bon feeling avec cette voiture et ça me donnait confiance, mais je ne savais pas à quel niveau on serait. Finalement, le résultat est incroyable, mieux que ce qu’on attendait, alors que tout était nouveau, la voiture, ma copilote. »

Sur Isabelle Galmiche, sa nouvelle copilote:
« Elle a fait du super boulot tout le week-end. Elle était un peu en retard une ou deux fois, dans une ou deux spéciales, mais avec ces voitures ça va très vite et il y a beaucoup de choses à dire en très peu de temps. Elle a tout compris très vite, tout ce qu’il faut vérifier, car elle a beaucoup d’expérience dans les rallyes en France. Mais le WRC c’est plus compliqué et il y a beaucoup de choses à faire. »

Sur la Ford Puma Hybrid:
« Il y a beaucoup de puissance dans cette voiture (grâce au moteur électrique), alors c’est un vrai plaisir quand on sort des virages lents. Quand on ne l’a plus (sur d’autres portions), on réalise que ça manque. La voiture est plus lourde, mais j’ai pris beaucoup de plaisir. J’étais tout le temps à la limite, il y avait des spéciales où ça se passait mieux et d’autres ou j’avais plus à me battre. Vendredi, tout était parfait, l’équilibre de la voiture, les notes, les infos de nos ouvreurs, et je me sentais très bien. Samedi, Seb (Ogier) était un peu plus rapide que nous. C’était une belle bagarre et j’ai pris beaucoup de plaisir. »

Sur l’ES17:
« Je me sentais bien avant l’ES17, puis je me suis rendu compte que je perdais les pneus avant et à la fin je me suis dit qu’il était allé vraiment très vite. Je suis heureux de gagner ce rallye. Je n’ai aucun plan pour la suite de la saison. »

« Je suis super heureux d’avoir gagné le « Monte-Carl », car mon dernier titre remonte à dix ans (en 2012). On arrive avec une nouvelle voiture, une nouvelle copilote, et on se retrouve en bagarre avec Seb, pour l’emporter à la fin, donc c’était génial. C’est un rallye avec une super ambiance, où on a beaucoup de supporters. On a pris beaucoup de plaisir, on a vécu des super moments dans la voiture, et avec une victoire à la fin, on ne pouvait pas rêver mieux. »

 

Sébastien Ogier (Toyota Gazoo Racing WRT), 2e

« Il faut d’abord remercier nos équipes, qui ont fait un travail fantastique pour construire ces voitures, complètement différentes des précédentes. Je pensais qu’on aurait plus de problèmes et on a pu se battre comme à la grande époque, personne ne pouvait penser que c’était des voitures neuves. C’était un joli show pour le sport, je ne suis pas 100% satisfait mais je peux garder la tête haute car nous avons tout donné, même si ça s’est décidé sur pas grand chose. Je suis assez d’accord pour revenir l’année prochaine, même si ça ne fera pas plaisir à ma femme. »

Sur Benjamin Veillas, son copilote:
« Il a fait du bon boulot, ce n’est jamais facile de monter dans une voiture comme ça, à ce niveau, ça met beaucoup de pression sur les épaules du copilote. Ce nétait pas parfait à 100% mais ce n’était pas possible d’être parfait sur un premier rallye ensemble. On a bien démarré ensemble et c’était plus difficile pour lui aujourd’hui (de perdre à la fin), parce que moi j’ai déjà gagné souvent dans ma carrière. Je suis sûr qu’on va gagner des rallyes ensemble dans l’avenir. »

Sur l’ES17:
« Au départ de l’ES17, j’ai bien senti qu’on était à la limite, il y a eu un bruit bizarre dans l’habitacle, je perdais de la pression et de la puissance, et je savais qu’on avait 9.5 secondes à rattraper. J’en ai repris 9, j’étais au-delà de la limite deux ou trois fois mais finalement cette pénalité de dix secondes n’est pas une mauvaise chose, car si j’avais perdu pour une demi-seconde, je serais encore plus énervé maintenant. »

Sur son approche de ce Monte-Carlo 2022:
« Pour ce rallye, j’étais un peu plus relax que d’habitude, j’étais d’abord ici pour me faire plaisir, pour donner le meilleur de moi-même. Il y avait beaucoup de questions au départ, est-ce que la voiture serait fiable ? Mais l’équipe a fait du bon boulot. L’objectif n’était pas de finir deuxième, mais il y a un beau vainqueur et je suis content aussi pour Malcolm (le patron de M-Sport). C’est une belle histoire et les voitures nous ont permis de nous battre de près. »

 

Craig Breen (M-Sport Ford WRT), 3e
« Je me sens bien, c’était un bon week-end, je suis encore très excité d’être à côté de ces deux gars, et je suis certain que ça ne se reproduira pas. C’est ma 4e fois ici, alors finir sur le podium, dans le rallye le plus difficile de l’année pour moi, c’est génial. Merci beaucoup à l’équipe M-Sport, qui nous a produit une voiture incroyable, nous a donné tous les outils ce week-end. Je m’adapte assez vite, en général, et j’étais très confiant dans cette voiture, même si j’ai fait quelques petites erreurs de réglages le premier jour, car je n’avais pas fait beaucoup d’essais avec la Puma. Et le samedi ça allait mieux et ça marchait très bien à la fin. En Suède, ce sera différent pour moi, car je ne suis plus sur un championnat partiel, et je pense qu’on va devoir ouvrir la route. J’ai hâte de faire des essais sur neige pour préparer la Suède. »

 

Richard Millener, Team Principal de M-Sport Ford
« C’était difficile pour nous ces deux dernières saisons et on a tout fait pour réussir cette année, en travaillant très dur sur ce qu’on voulait faire. On savait qu’on pouvait obtenir ce résultat mais que ce ne serait pas facile. On a travaillé pendant la période de Noël, et on obtient le résultat dont on rêvait. Pour le rallye en général, on ne pouvait pas rêver d’un meilleur début pour l’ère de l’hybride, et c’est bien d’être dans cette position. On était un peu tendus avant l’ES17 et on savait qu’on avait le meilleur pilote possible dans cette position. C’est un peu surréaliste pour moi d’être ici à côté de lui, car c’était mon idole quand j’ai commencé dans ce métier. On est très heureux et très fiers d’avoir pu lui confier cette voiture, et ça va rester dans l’histoire du sport auto. On va pouvoir se reposer et se relaxer pendant deux jours. La Suède va arriver vite, alors après, assez vite, on va se remettre au travail. C’était une semaine fantastique. Seb a besoin d’une bonne machine à café, c’est sur notre « to do » list. Quoi qu’il arrive ensuite, on pourra repenser à ce week-end: on avait une chance, et on l’a saisie. »

 

Andreas Mikkelsen, vainqueur en WRC2
« Ce n’était pas facile, il y a eu beaucoup de hauts et de bas. On a essayé de rester intelligents, de tenir compte des conditions. Tout le monde disait que ce rallye serait facile, mais je n’ai pas trouvé, et c’était difficile, avec beaucoup de verglas. On ne pouvait pas attaquer car on ne connaissait pas le niveau d’adhérence. Notre approche, c’était d’essayer de gagner en prenant le moins de risques possible. Les Citroën étaient très rapides et finalement mes deux principaux rivaux ont eu un problème. J’ai eu une crevaison hier, je pensais tout perdre. Ce matin, j’ai creusé un bon écart dans la première spéciale et après c’était plus facile. Dans l’ES de Sisteron (ES11/13) samedi, c’était très difficile, et j’ai choisi des pneus neige sans clous, mais j’étais le seul et ce n’était pas évident. Après j’ai eu une crevaison, on a changé la roue en vitesse et on n’a pas perdu trop de temps. Je suis resté premier et c’était vraiment le moment le plus fort du week-end. Je pensais que les Toyota seraient très rapides, j’avais hâte de voir comment les Puma se comportaient, c’étaient des fusées, car M-Sport sait comment construire des voitures. Il faut maintenant se préparer pour la Suède. »

 

Sami Pajari, vainqueur en WRC3
« Au départ, j’avais à l’esprit de faire un bon résultat, mais on voulait surtout accumuler de l’expérience dans ce qui était notre premier Monte-Carlo. Le bonus, c’est la victoire en WRC3. Dans le Monte-Carlo, la glace et la neige rendent les choses spéciales, ce n’était pas facile de relever ce défi et j’ai peut-être été trop prudent à certains endroits, mais finalement je n’ai pas fait de grosse bêtise donc je peux être content. »

 

Raphaël Astier, vainqueur en R-GT
« Ce n’était pas simple, surtout avec l’Alpine qui est une deux-roues motrices et une propulsion. On a rencontré beaucoup de goudron, mais il n’était pas toujours sec, et on a eu des difficultés à choisir les pneus, mais on a bien travaillé avec mon coéquipier et mon équipe. Aujourd’hui, seuls les partenaires peuvent dire quel sera mon programme pour le reste de l’année, mais je n’ai pas de suite prévue pour l’instant. La spéciale de Sisteron samedi (ES11/13) n’était pas très amusante, on a réussi à monter jusqu’au col et c’était déjà bien, mais il y avait trop de pièges. »

ES14 : Loeb pour l’honneur, série en cours…

Il n’y a plus que 20 secondes d’écart, tout rond, entre Seb Ogier et Seb Loeb avant les trois dernières spéciales du 90e Rallye Monte-Carlo, car le plus ancien des deux, tout en douceur, a signé encore un temps scratch dimanche matin. C’était dans l’ES14, entre La Penne et Collongues (19 km), sur une route intégralement sèche, avec seulement quelques plaques de givre qui n’ont pas beaucoup dérangé les deux multiples champions du monde.

« J’ai attaqué, en tout cas », a lâché Loeb après avoir franchi le panneau de chronométrage, tout en faisant ralentir sa Ford Puma Hybrid. « Ben oui, carrément ! « , a répondu Isabelle Galmiche, le sourire jusqu’aux oreilles. Elle vit un rêve dans le baquet de droite, depuis jeudi soir, et ça continue. C’est le 5e temps scratch de l’équipage français dans ce rallye, et le 930e du grand maître alsacien depuis ses débuts en 2001. Un record qui ne sera peut-être jamais battu.

« C’était une belle spéciale, mais je n’ai pas pris de risque », a confié Ogier pour expliquer la grosse seconde perdue sur Loeb (1.1 très exactement). C’était sans importance, une victoire de spéciale pour l’honneur, pour le panache, et c’est justement le thème dominant de cette 90e édition historique, aussi parce que ces deux légendes du WRC figurent aux deux premières places avant le sprint final, ce qui ne s’était plus produit depuis le rallye de Suède en 2013.

Après l’ES14, Oliver Solberg a jeté l’éponge, au regroupement de Briançonnet. Une décision prise par son team manager car le jeune Suédois n’en pouvait plus de respirer des gaz divers et variés dans son cockpit, ce qui lui faisait tourner la tête et l’empêchait de se concentrer sur son pilotage. Deux de chute donc pour Hyundai, car Ott Tänak n’est pas reparti dimanche matin, n’ayant plus rien à gagner, même dans la Power Stage, après son abandon de samedi.

Le seul rescapé chez les Coréens est donc Thierry Neuville, seul pilote prioritaire parti ce matin avec deux super-soft, histoire de tenter une remontée improbable vers le Top 5, et/ou de prendre des points dans la Power Stage, même si Gus Greensmith (5e), dans sa Ford Puma, a encore 1 minute et 11 secondes d’avance sur lui. Quant au quatuor de tête, il est toujours composé d’Ogier, Loeb, Craig Breen (Ford Puma) et Kalle Rovanperä (Toyota). En WRC2, le Norvégien Andreas Mikkelsen (Skoda Fabia) semble se diriger vers un nouveau succès.

ES9 : Evans démarre en trombe, Toyota en mode attaque !
05 février 2026

ES9 : Evans démarre en trombe, Toyota en mode attaque !

Les Toyota ont pris l’initiative dès la première spéciale de la matinée ce samedi. Elfyn Evans a signé le temps scratch dans la Colle Saint-Michel (16,8 km), son premier dans ce rallye, de quoi reprendre une poignée de secondes à Sébastien Loeb (Ford Puma), toujours en tête mais qui va devoir résister tout au long de la journée.

« Ce n’était pas une spéciale parfaite pour moi. Je pense que mes deux pneus super-soft ne m’ont pas aidé », a déclaré le leader du 90e Rallye Monte-Carlo au point stop de la spéciale. Quelques minutes plus tôt, dans l’intimité du cockpit, il avait parfaitement résumé la situation: « Je n’ai pas réussi à trouver le rythme. Toi non plus d’ailleurs… », a-t-il glissé calmement à sa nouvelle coéquipière, Isabelle Galmiche. Prometteur pour la suite, car un Loeb irrité fait généralement parler la poudre dans le chrono suivant.

En reprenant 7.3 secondes à Loeb dans cette ES9 entre Le Fugeret et Thorame-Haute, à l’est des Alpes-de-Haute-Provence, le Gallois s’est replacé dans la course à la victoire finale, d’autant qu’il a également repris 3.9 secondes à son coéquipier Sébastien Ogier : « Je ne suis pas content de la voiture, mon hybride ne m’aide pas », a confié Ogier, un peu déçu de son 3e chrono, derrière Evans et le surprenant Kalle Rovanperä. Soit trois Toyota aux trois premières places, histoire de mettre un maximum de pression sur Loeb, 7e de cette ES9.

Sept, comme le nombre de victoires de l’Alsacien en Principauté, dont la première participation remonte à 2001, au volant d’une Citroën Saxo. Et qui est devenu ce week-end, à bord de sa Ford Puma, le pilote le plus âgé à avoir jamais mené un rallye de championnat du monde, en battant le record détenu pendant trois décennies par le Suédois Bjorn Waldegard, vainqueur du Safari Rally en 1990, à 46 ans, dans une Toyota Celica.

Dans ce que l’on peut désigner comme le deuxième groupe, la bagarre va opposer samedi deux pilotes Hyundai à deux pilotes Ford. D’un côté, Thierry Neuville et Ott Tänak, victime d’une crevaison lente dans l’ES9, alors qu’il n’était parti qu’avec une seule roue de secours ce matin, afin d’être plus léger. De l’autre Craig Breen et Gus Greensmith, qui donnait vendredi, après le premier temps scratch de sa carrière en WRC, une explication plausible à l’intérêt suscité par cette 90e édition, la première de l’ère du WRC hybride, avec un semi-retraité aux commandes: « C’est difficile d’exprimer avec des mots à quel point cette Ford Puma est une voiture géniale ! ». Ford et M-Sport ont bien travaillé ces derniers mois, du côté de Banbury.

ES10 : Egalité parfaite entre les deux Sébastien !

Deux Français, deux multiples champions du monde, deux pilotes hors-normes, les deux Sébastien qui ont écrit la légende récente du WRC (17 couronnes mondiales à eux deux) sont à égalité parfaite en tête du 90e Rallye Monte-Carlo, samedi matin à l’issue de l’ES10, longue de 17 km entre Saint-Jeannet et Malijai. Et Toyota a de nouveau monopolisé les trois meilleurs chronos dans cette spéciale aussi rapide que bosselée, mais dans un ordre différent de l’ES9 : Ogier devant Evans et le jeune Rovanperä, alors que Loeb a dû se contenter du 4e temps, perdant 6.5 secondes sur Ogier.

Bilan provisoire : Ogier et Loeb sont à égalité parfaite après les dix premières spéciales, Evans 3e à 9.3 secondes, et tous les autres loin derrière. Avec pour épicer le tout, une ES11 (Saint-Geniez-Thoard, 20 km) qui s’annonce palpitante, avec beaucoup de portions très glissantes, voire même carrément enneigées ou glacées, sur les portions les plus au nord du célèbre col de Fontbelle (1304 m), traditionnel juge de paix du Monte-Carlo.

Les deux Seb, partis ce matin avec des pneus super-soft, n’étaient pas complètement satisfaits du comportement de leurs voitures respectives, la Toyota Yaris et la Ford Puma, avec en prime des difficultés, par moments, à bien gérer le nouveau mode hybride et ses 100 CV supplémentaires. Ils essuient les plâtres d’une nouvelle ère du WRC, mais le font avec toute l’expérience accumulée depuis plus de dix ans, vingt ans même pour Loeb, qui disputait déjà le Monte-Carlo en 2001.

Dans le groupe de chasse, à plus d’une minute au classement général, le mieux placé pour espérer un podium éventuel, en cas d’accroc pour le trio de tête, est désormais l’Irlandais Craig Breen, 4e dans sa Puma de M-Sport. Il a beaucoup aimé cette ES10 car il a trouvé qu’elle ressemblait beaucoup aux routes de son Irlande natale, avec « beaucoup de bosses ». Quant à Thierry Neuville (5e), il a rencontré un problème sur sa Hyundai dans et s’est dit un peu inquiet au point stop : « Quelque chose a cassé, je ne sais pas quoi… » a révélé le Belge, cinq fois vice-champion du monde entre 2013 et 2019.

ES11 : Ogier fait le break, Evans à la faute !
05 février 2026

ES11 : Ogier fait le break, Evans à la faute !

Le duel entre les deux Sébastien a tourné à l’avantage d’Ogier, meilleur temps dans l’ES11 à midi, entre Saint-Geniez et Thoard, alors que son coéquipier chez Toyota, Elfyn Evans, est parti à la faute en fin de spéciale, sur une route sèche, en plein soleil, après avoir parfaitement négocié la partie la plus piégeuse et très enneigée de cette spéciale de 20 km. Coincé dans le bas-côté de la route, en marche arrière, après avoir heurté le talus sur la droite, le Gallois a vu s’évanouir ses espoirs de podium alors qu’il était largement en tête au passage du col de Fontbelle, avec plusieurs secondes d’avance sur Ogier et Loeb au 14e km.

Sébastien Ogier s’est fait peur et a bien failli faire un grand saut dans le versant nord du col, en sortant très large d’un virage à droite, alors que Loeb a été plus prudent et a concédé 5.4 secondes à son rival. Leur plus proche poursuivant au classement général est désormais Craig Breen (Ford Puma), à plus d’une minute. La spéciale a ensuite été arrêtée, après le passage de Loeb et avant celui de Greensmith, pour permettre de dégager la Toyota d’Evans, coincée entre deux lacets.

« Ce n’est jamais facile, avec une monte mixte, deux pneus cloutés et deux slicks », ont déclaré Loeb et Ogier au point stop, soulagés d’être sortis indemnes de cette spéciale compliquée, avant d’aller changer de pneus à Digne-les-Bains et commencer à envisager la suite : deux  nouveaux passages dans Saint-Jeannet-Malijai (ES12) et Saint-Geniez-Thoard (ES13).

La première complètement sèche et très bosselée, de bout en bout. La deuxième à moitié enneigée, voire glacée et très piégeuse, sans beaucoup de rails de sécurité, et l’autre moitié ultra-sèche, en descente et en plein soleil, jusqu’au petit village de Thoard. Cela promet une nouvelle jolie après-midi de rallye.

ES12 : Rovanperä devant, Loeb plus vite qu’Ogier

La première spéciale de l’après-midi, dans l’ES12 entre Saint-Jeannet et Malijai, a permis au jeune Finlandais Kalle Rovanperä d’inscrire son nom, pour la première fois de sa carrière, au palmarès des vainqueurs de spéciales au Rallye Monte-Carlo, comme Gus Greensmith vendredi. Le fils d’Harri, vainqueur d’un seul rallye en WRC (celui de Suède en 2001), quelques mois seulement après la naissance de Kalle, en octobre 2000. A peine moins rapide que le pilote Toyota, Sébastien Loeb (2e) a réussi à reprendre quatre dixièmes de seconde à Sébastien Ogier (3e), qui conserve la tête avant la 13e spéciale, la dernière de la journée.

Ce sera lors du deuxième passage dans le col de Fontbelle (ES13, 20 km), et on saura, au bout de quelques minutes, qui d’Ogier ou de Loeb a fait le meilleur choix de pneus : le Seb le plus jeune, né il y a 38 ans dans les Hautes-Alpes, disposera d’une monte mixte (pneus soft/pneus neige) plus audacieuse que la monte mixte (pneus soft/pneus cloutés) un peu plus prudente choisie par le Seb le plus âgé, né il y a 47 ans du côté d’Haguenau, en Alsace…

ES13 : Ogier creuse l’écart sur Loeb

Plus de 20 secondes d’écart entre Ogier et Loeb : la dernière spéciale de ce samedi, l’ES13 entre Saint-Geniez et Thoard (20 km), s’est jouée sur un coup de poker, juste avant le départ : « On a mis les slicks à la dernière minute, mais Ogier l’a vu… », a souri Loeb au point stop. Il venait de perdre son pari et d’encaisser 15 secondes supplémentaires, avec la même monte de pneus que son rival plus jeune : 4 soft, alors que deux pneus cloutés sont restés dans le coffre de sa Ford Puma et qu’il a dû rouler sur des œufs, comme Ogier, au ralenti, sur la longue portion enneigée de cette spéciale, sur le versant nord du col de Fontbelle.

On ne saura jamais si, en mettant ses pneus Pirelli cloutés dans cette ES13, Loeb aurait pu faire basculer à nouveau ce rallye, comme vendredi matin quand il avait pris la tête, aux dépens d’Ogier, en signant quatre temps scratch d’affilée. Et maintenant, avec 21.1 secondes de retard sur Ogier à quatre spéciales de la fin, « ça fait un peu loin », a avoué Loeb avant de repartir vers Monaco, au bout d’une journée à suspense qui ne s’est pas terminée comme il l’espérait. Ce qui est certain, c’est qu’Ogier, tout en pneus soft, a perdu moins de temps – 5 secondes – sur Rovanperä, parti avec deux pneus neige, que Loeb – 21.1 secondes – en pneus soft lui aussi.

Rovanperä a profité de l’occasion pour signer son deuxième temps scratch d’affilée, après l’ES12, bouclant un grand chelem Toyota sur cette journée de samedi (2 temps scratch pour Ogier, 1 pour Evans). Et il attaquera dimanche la dernière matinée de course, soit 67 km chronométrés en quatre spéciales, à la 4e place, avec une chance de podium, n’ayant que 37 secondes de retard sur Craig Breen, dans sa Ford Puma Hybrid.

Plus loin au classement, Gus Greensmith (Ford Puma), 5e à 6 minutes et 33 secondes, a perdu toutes ses chances de podium en pointant en retard de 18 minutes avant le départ de l’ES11, après avoir crevé et subi un gros problème mécanique dans l’ES10, lâchant un peu moins de deux minutes sur le quatuor de tête dans la spéciale, puis passant un long moment à tenter de réparer sur le bord de la route.

Pire encore, Thierry Neuville (Hyundai), désormais 6e à 7 minutes et 44 secondes d’Ogier, a vu son amortisseur avant-droit perforer son capot et il a terminé cette journée au ralenti, dans le but de sauver de gros points dimanche au championnat, et viser éventuellement des points bonus dans la Power Stage.


En WRC2, le favori pour la victoire finale est Andreas Mikkelsen (Skoda Fabia), ex-pensionnaire de la catégorie-reine, chez Volkswagen et Hyundai notamment. Le Norvégien pointe à la 7e place du scratch, à neuf minutes d’Ogier. Il devra se méfier ce dimanche du jeune Tchèque Erik Cais (Ford Fiesta), qui ne pointe qu’à 22 secondes. Le Français Stéphane Lefebvre (Citroën C3), leader vendredi soir, a connu deux importantes mésaventures ce samedi : après avoir écopé d’une pénalité de 30 minutes pour manquement à la sécurité, il a heurté un arbre à la fin de l’ES10, perdant sa roue arrière droite et le contraignant à l’abandon.

ES3 : Loeb meilleur temps, comme à la grande époque !

Sébastien Loeb (Ford), très en forme de bon matin, a mis tout le monde d’accord dans la première spéciale du jour, l’ES3 entre Roure et Beuil (18,3 km), pour revenir à 5.5 secondes de Sébastien Ogier (Toyota) au classement général.

« C’était une spéciale pas facile, ça glissait beaucoup par endroits, c’était plus délicat et glacé que pendant les reconnaissances, mais je suis content de ce que j’ai fait », a déclaré Loeb, gonflé à bloc par son entame de rallye réussie, jeudi soir, dans les deux premières spéciales. Un Loeb très affûté et très efficace, alors qu’il revient en WRC avec une nouvelle copilote, la très expérimentée Isabelle Galmiche, et des lunettes qui lui donnent un petit air de retraité, à bientôt 48 ans.

Toujours en tête du classement, Ogier a continué de faire la course en tête vendredi matin,  mais il s’est fait une petite frayeur en fin de spéciale, quand son pare-choc a touché le rail de sécurité au niveau de sa roue arrière-gauche. Rien de grave, mais un avertissement sans frais au début d’une journée qui s’annonçait éprouvante, avec six spéciales au programme, soit 100 km chronométrés, avant et après le regroupement de la mi-journée à Puget-Théniers, et sans retour au parc d’assistance du port de Monaco.

« Il a fallu faire des compromis dans le choix des pneus, et les conditions de route étaient très changeantes », a dit Ogier au point stop, lui qui était parti ce matin avec 4 pneus soft et 2 super soft pour toute la journée, alors que Loeb a choisi cinq pneus soft. Son coéquipier chez Toyota, Elfyn Evans, s’est lui aussi fait une petite chaleur dans les derniers virages de l’ES3, en touchant également avec l’arrière-gauche de sa voiture, sans toutefois casser quoi que ce soit. De fait, le scratch possible est devenu un 3e chrono, derrière Loeb et Ogier.

Toujours aussi peu en confiance au volant de sa Hyundai hybride, Thierry Neuville, vainqueur de l’épreuve en 2020, a réalisé une jolie figure en pleine spéciale, perdant quelques secondes, et a terminé à 11.6 secondes d’Ogier. « C’est un cauchemar, je n’ai jamais eu aussi peur dans une voiture, il y a encore beaucoup de travail à faire », a lâché le Belge au point stop, lui qui fait rarement dans la langue de bois quand ça va moins bien.

Adrien Fourmaux, dans sa Ford Puma identique à celle de Loeb, a d’abord fait parler la poudre, faisant jeu égal avec Ogier en début de spéciale, avec le même partiel après 5,7 km. Mais cela n’a pas duré et le jeune Français est parti à la faute au 12e kilomètre, heurtant le talus, partant en tonneau et terminant en dessous de la route après avoir sauté le rail de sécurité. Sa Ford Puma est détruite, mais l’équipage est sain et sauf.

ES5 : Loeb en tête à la mi-journée, Ogier perd du terrain

Sébastien Loeb (Ford) a signé son troisième temps scratch d’affilée, vendredi matin, et son grand rival Sébastien Ogier (Toyota) a perdu la tête du classement général du 90e Rallye Monte-Carlo, en se montrant trop prudent avec une monte de pneus différente de celle de l’Alsacien, sur des routes très piégeuses car souvent glissantes.
« J’ai attaqué toute la matinée, le plus possible, mes ouvreurs ont fait un super boulot et je me sens très bien dans cette voiture, elle est fantastique. Bravo à toute l’équipe de M-Sport », a dit Loeb au point stop, alors que des images de l’usine de M-Sport, en Angleterre, apparaissaient dans un coin de l’écran.

Le pilote le plus titré de l’histoire du WRC n’a fait aucune erreur vendredi matin, et comme Ogier a joué la prudence et roulé beaucoup moins vite que ses rivaux dans l’ES5, entre Val de Chalvagne-Entrevaux, Loeb est passé en tête. Grâce à ces 17 km de spéciale qu’il a terminés en trombe, dans la descente vers Entrevaux, et sur lesquels Ogier, 8 fois champion du monde et 8 fois vainqueur en Principauté, a perdu en tout 13.5 secondes sur son coéquipier Elfyn Evans.

Plus inquiétant, Ogier a perdu 11.1 secondes sur Thierry Neuville, qui commence à trouver un peu de rythme dans sa Hyundai. Sans réelle explication, même si Ogier a encore évoqué des conditions délicates, avec beaucoup de plaques de verglas.

Pendant près d’une demi-heure, il a fallu attendre de savoir si Loeb faisait aussi bien, ou mieux qu’Evans, parti juste après Ogier ce matin. La réponse est arrivée juste avant midi, au moment idéal pour faire une pause à Puget-Théniers, afin de réfléchir au choix de pneus pour l’après-midi, et voir si le pari osé de Loeb, cinq pneus tendres, au lieu de 4 super-tendres et 2 tendres pour Ogier ce matin, n’aura pas un effet boomerang cet après-midi.

Une nouvelle boucle de trois spéciales doit démarrer à 14h16, avec en tête du classement général un certain Sébastien Loeb, disposant de 10.6 secondes d’avance sur Evans et 13 sur Ogier. Derrière le trio de tête, les écarts sont déjà significatifs : 40.2 secondes de retard pour Thierry Neuville, 46 pour Craig Breen (Ford Puma) et 48.3 pour Ott Tänak, le champion du monde 2019, dans l’autre Hyundai de pointe. Après cinq spéciales sur les 17 prévues jusqu’à dimanche.

 

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