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ES6 : Loeb enfonce le clou, Toyota résiste

Sébastien Loeb (Ford) continue sur sa lancée. Après la pause de midi à Puget-Théniers, le revenant le plus affûté de l’histoire du WRC a signé son quatrième temps scratch d’affilée, alors que les deux meilleurs pilotes Toyota, Elfyn Evans et Sébastien Ogier, ont bien résisté et limité les dégâts, sur des routes de plus en plus sèches.

Contrairement à ce vendredi matin qui lui avait permis de prendre la tête du classement général du 90e Rallye Monte-Carlo, Loeb était à armes égales avec la plupart de ses rivaux. Tout le monde, hormis Ott Tänak (4 soft, 1 super-soft), étant reparti à l’attaque avec quatre pneus soft et un autre soft dans le coffre, en cas de crevaison ou d’usure prématurée.

« Je suis à la limite, c’était une spéciale parfaite, pour l’instant tout se passe bien alors je continue comme ça », a déclaré un Loeb très calme, super-concentré, après avoir franchi la ligne d’arrivée de cette ES6 (18 km), le deuxième passage entre Roure et Beuil, non loin de la station de ski de Valberg, au bout de l’ES7.

Le pilote le plus titré de l’histoire du WRC (79 victoires) a ajouté vendredi un nouveau record à sa collection : celui du pilote le plus âgé ayant mené un rallye de Championnat du monde, en battant de six mois l’ancien record longtemps détenu par le Suédois Bjorn Waldegard, au siècle dernier.

Derrière Loeb et les Toyota, le blond Gus Greensmith a apporté une nouvelle preuve que la Ford Puma Hybrid est vraiment bien-née, en signant le 4e chrono de cette ES6, devant tous les pilotes Hyundai qui avaient pourtant bien terminé la matinée. De quoi rester au 7e rang mais en se rapprochant un peu de Thierry Neuville, 4e à 49.1 secondes de Loeb, de Craig Breen, 5e à 54.2 secondes, et d’Ott Tänak, le champion du monde 2019, 6e à 56 secondes et donc seulement cinq secondes devant lui.

« On va avoir une belle bagarre », a jugé Greensmith, ancien candidat à un poste de gardien de but à Manchester City, avant de choisir le rallye. Deux autres passages sont prévus vendredi après-midi, de Guillaumes à Valberg (ES7, 13 km) puis de Val-de-Chalvagne à Entrevaux (ES8, 17 km). Avec une question dans l’esprit de tous les fans, et de Malcolm Wilson, le patron de M-Sport : Loeb va-t-il tenir, et entamer en leader, samedi matin, l’avant-dernière étape du 90e Rallye Monte-Carlo ?

ES7 : Loeb en panne d’hybride, Greensmith en profite

Sébastien Loeb a fait une petite pause dans sa domination du 90e Rallye Monte-Carlo : après quatre temps scratch en quatre spéciales, il s’est retrouvé privé d’énergie électrique supplémentaire dans sa Ford Puma Hybrid et c’est son jeune coéquipier Gus Greensmith qui en a profité pour ouvrir son palmarès en WRC, avec le premier temps scratch de sa carrière.

« Je vais lui envoyer un texto pour qu’il me le laisse, celui-là », a plaisanté Greensmith, 25 ans, alors que Loeb était déjà bien lancé dans cette ES7, le deuxième passage de la journée entre Guillaumes et Valberg. Puis le Français est tombé « en panne d’hybride », ce qui était arrivé un peu plus tôt à Greensmith et privait la Ford d’une centaine de chevaux.

Sur une spéciale aussi rapide, en montée, c’était un léger handicap, mais ça n’a pas empêché Loeb de conserver les commandes du classement général, avec 14.4 secondes d’avance sur Sébastien Ogier (Toyota), revenu à la 2e place, et 15.2 secondes d’avance sur Elfyn Evans, le vice-champion du monde en titre, dans l’autre Yaris officielle présente sur le podium provisoire.

Grâce à cette jolie perf’, Greensmith, toujours 7e, s’est rapproché à moins d’une seconde d’Ott Tänak, et il a aussi dans son viseur Thierry Neuville, 4e, et Craig Breen 5e, juste devant Tänak. La dernière spéciale du jour est prévue entre Val-de-Chalvagne à Entrevaux (ES8), sur 17 km dominés vendredi matin par Loeb. Ce 90e Rallye Monte-Carlo tient toutes ses promesses, et nous ne sommes pas encore à mi-parcours…

ES8 : Loeb en tête vendredi soir, la preuve par 9.9 !

Sébastien Loeb (Ford Puma), en mode gestion, a bien terminé cette journée de vendredi qu’il a définitivement marquée de son empreinte, en signant quatre temps scratch sur les six spéciales au menu. Le nonuple champion du monde, 79 fois vainqueur en WRC, va démarrer la deuxième moitié du 90e Rallye Monte-Carlo, samedi matin, avec 9.9 secondes d’avance sur Sébastien Ogier (Toyota Yaris), le champion du monde en titre.

« Avec l’hybride, c’est bien ! », a souri Loeb dans l’habitacle de sa Ford Puma, après avoir coupé la ligne d’arrivée de l’ES8, entre Val-de-Chalvagne et Entrevaux. « C’est mieux ! », a aussitôt répliqué Isabelle Galmiche, sa nouvelle copilote, ravie de sa journée en Ford, qui a succédé cet hiver dans le baquet de droite à l’inusable Daniel Elena.

En panne d’hybride dans la spéciale précédente (ES7), Loeb avait dû laisser le temps scratch à son jeune coéquipier chez M-Sport, Greensmith, victime un peu plus tôt dans la journée du même type de panne, qui prive le pilote d’une centaine de chevaux supplémentaires 100% électriques, disponibles sur certaines portions de la spéciale.

Dans cette dernière spéciale du jour, sur une route où l’humidité était tombée en même temps que le soleil avait baissé, à vitesse grand V, Ogier a eu l’avantage de passer une demi-heure avant Loeb et il en a profité. C’est son 3e temps scratch du rallye, après les deux de jeudi soir (ES1, ES2), et ils lui ont permis de réduire à moins de 10 secondes son retard sur Loeb, ce qui laisse le suspense intact pour le dernier week-end.

Sur le podium très provisoire de cette 90e édition, alors qu’il reste… 9 spéciales à disputer jusqu’à dimanche, Loeb a donc 9.9 secondes d’avance sur Ogier, et 22 sur Elfyn Evans, son dauphin au championnat l’an dernier, 3e dans l’autre Yaris de pointe. Plus loin, Thierry Neuville est à 47.8 secondes et Ott Tänak à 56.7. Les Hyundai sont suivies de près par les Ford Puma de Craig Breen et Gus Greensmith.

En catégorie WRC2, le suspense aussi est intact, car le Français Eric Camilli (Citroën C3), leader à l’issue des deux spéciales d’ouverture jeudi soir, est parti à la faute ce vendredi lors de l’ES5. Abandon pour le Niçois, qui a laissé le champ libre à un autre Français : Stéphane Lefebvre (Citroën C3), leader provisoire avec 1.4 seconde d’avance sur l’expérimenté Andreas Mikkelsen (Skoda Fabia). Le jeune Yoann Rossel (Citroën C3), champion en titre du WRC3, est en embuscade. Il pointe au 3e rang du classement WRC2 à l’issue de cette première journée de compétition, à moins de 20 secondes de son compatriote. Chaud devant.

ES4 : Loeb hausse le rythme, Hyundai mieux que Toyota

Le pilote le plus titré de l’histoire de la discipline a encore frappé, dans l’ES4, et signé son deuxième temps scratch d’affilée, vendredi matin entre Guillaumes et la station de ski de Valberg, via le village de Péone. Soit 13,49 km avalés très vite par les cadors du WRC, dont Loeb bien sûr, de retour aux affaires après 16 mois d’absence et très constant dans le haut des feuilles de chronos depuis jeudi soir : deux temps scratch, deux deuxièmes places.

« On a fait deux belles spéciales ce matin. C’était vraiment pas évident dans celle-ci, car il y avait des endroits où on avait de l’adhérence, et d’autres pas du tout », a dit Loeb, très impliqué, et ravi de sa nouvelle Ford Puma Hybrid, avec le savoureux supplément de puissance, grâce à son moteur électrique qui développe par moments 100 CV de bonus.

L’équipe Hyundai, en retrait depuis le début du rallye, s’est un peu rassurée en plaçant ses deux pilotes de pointe, Ott Tänak et Thierry Neuville, dans le Top 3 de cette ES4, à moins d’une seconde de Loeb. Et pour une fois, les pilotes Toyota ont dû se contenter des accessits, respectivement 4e (Evans) et 5e (Ogier), à 1.4 et 2.7 secondes de Loeb, et devant les deux autres Ford Puma de Craig Breen et Gus Greensmith, alignées aussi par l’équipe M-Sport de Malcolm Wilson.

« Je suis un peu en dedans, j’essaie d’assurer un peu dans ces conditions », a reconnu Ogier, toujours en tête du classement général mais dont l’avance a fondu vendredi matin : plus que 2.8 secondes d’avance sur Loeb, alors que se profilait une troisième spéciale d’affilée (ES5, Val de Chalvagne-Entrevaux), soit 17 km probablement givrés, avant le regroupement de la mi-journée à Puget-Théniers, pour changer de pneus. Le suspense reste intact.

Loeb ouvre l’ère hybride, Ogier meilleur temps du shakedown !

Enfin de l’action, et des chronos ! Et à tout seigneur, tout honneur : c’est Sébastien Loeb, neuf fois champion du monde des rallyes et sept fois victorieux en Principauté, qui a signé le tout premier meilleur temps de l’ère hybride en WRC, lors de son premier passage jeudi matin dans le shakedown, au volant de sa Ford Puma Hybrid Rally1 flambant neuve de l’écurie britannique M-Sport. Mais il a finalement été battu d’une demi-seconde, au 3e et dernier passage, par l’autre Sébastien, l’implacable Ogier, dans sa Toyota Yaris.

« Ca ne veut pas dire grand chose, car ce n’est que le shakedown, mais ça confirme le bon feeling qu’on avait pendant les essais privés (en décembre) », a résumé la légende alsacienne, qui débute cette nouvelle aventure avec dans le baquet de droite une nouvelle copilote, Isabelle Galmiche. Et comme un clin d’œil d’entrée à ses années de gloire, son plus fidèle lieutenant, Dani Sordo (qui partage cette saison le volant de la 3e Hyundai i20 N avec Oliver Solberg, fils du champion du monde 2003), est venu le saluer sur la place de Peille, à l’arrivée des 2,29 km de ce shakedown.

Au deuxième passage, Loeb a récidivé : meilleur temps à nouveau, en gagnant deux grosses secondes : 1:51.8 au lieu de 1:53.9, soit une demi-seconde de mieux qu’Ogier, huit fois champion du monde et huit fois vainqueur du Monte-Carlo (1:52.3). De quoi montrer que l’Alsacien, qui n’a plus roulé en WRC depuis le rallye de Turquie en 2020 (3e) et vient de passer deux semaines dans le désert saoudien, pour monter une fois de plus sur le podium du Dakar (2e), est vraiment très affûté en ce début d’année, à 47 ans.

Au 3e passage, sur une route de plus en plus rapide, dans des conditions idéales, le champion du monde en titre a remis de l’ordre dans le classement : meilleur chrono absolu de la matinée, en 1:50.4, soit une demi-seconde de mieux que la Ford de Loeb et une seconde d’écart avec son coéquipier chez Toyota, le Gallois Elfyn Evans.
Un autre candidat à la victoire sera, fort logiquement, Thierry Neuville (Hyundai), 4e chrono à moins de deux secondes d’Ogier. Histoire de poser que le vainqueur 2020 du « Monte-Carl » (15 victoires, 50 podiums, six fois sur le podium final du championnat depuis 2013), entend bien se poser en arbitre, une fois de plus, du duel attendu entre les deux maîtres absolus du WRC (17 couronnes mondiales à eux deux).

Chez Ford et donc M-Sport, Adrien Fourmaux a bien entamé sa première saison complète en WRC, par un 5e temps (1:53.0 tout rond, au 3e passage) derrière Ogier, Loeb, Evans et Neuville, et devant tous les autres. Avec en prime une question très drôle posée sur son compte Twitter officiel, entre deux passages dans le shakedown : « Quel âge avait le plus vieux vainqueur en Mondial ? Je demande pour un ami… ». Pour la petite histoire, le record actuel est détenu par Björn Waldegard (vainqueur du Safari Rally 1990, au volant d’une Toyota Celica). Le Suédois avait alors 46 ans…

Chez Hyundai, Ott Tänak, le champion du monde 2019, a choisi de passer la matinée avec uniquement des pneus Pirelli tendres (contre des super tendres pour tous ses adversaires), ce qui n’était pas le bon choix pour briller dans ce shakedown : son meilleur chrono est le 10e du matin, sur 11 pilotes prioritaires, à près de quatre secondes du meilleur temps d’Ogier. Mais ce n’était que le shakedown, donc inutile de tirer des conclusions prématurées.

Pour l’anecdote, ce shakedown en plein soleil a permis à Mario Isola, le patron du service compétition de Pirelli, de fêter en beauté les 150 ans de la marque italienne, en pilotant de Sainte-Agnès à Peille une antique Lancia 037 de rallye, avec à ses côtés, comme copilote d’un jour, Petter Solberg, le champion du monde 2003 et père d’Oliver, désormais pilote Hyundai.

La 50e saison du Mondial des rallyes, mais la première de l’ère hybride en WRC, est donc bien lancée. Rendez-vous tout à l’heure pour l’ouverture officielle des débats, avec le départ officiel sur la Place du Casino, à partir de 18h45. Puis les deux premières spéciales en direct sur Canal+ Décalé ce soir : l’ES1, Lucéram-Lantosque (15,2 km) à partir de 20h18, puis l’ES2, entre La Bollène-Vésubie et Moulinet (23,25 km), à partir de 21h31. La première voiture à s’élancer sera celle d’Ogier, avec le numéro 1 sur les portières de sa Toyota. Et donc l’étiquette de favori.

Suivez le départ en direct
05 février 2026

Suivez le départ en direct

ES1 : Ogier frappe fort d’entrée, Loeb résiste !

Sébastien Ogier (Toyota) a démarré en trombe le 90e Rallye Monte-Carlo, qui lance la 50e saison du Mondial des rallyes mais la première de l’histoire du WRC avec des voitures hybrides dans la catégorie-reine : dès la première spéciale, l’octuple champion du monde, huit fois vainqueur à Monaco, a signé un chrono intouchable pour la plupart de ses rivaux, en 10 min 34 sec sur les  15,2 km de l’ES1 entre Lucéram et Lantosque, sur une route sèche de bout en bout, à l’exception de quelques portions un peu humides et glissantes, au niveau du col Saint-Roch, dont il fallait se méfier.

Le seul à avoir résisté à cette prise du pouvoir par Ogier a été l’autre Sébastien, Loeb, de retour en WRC après plusieurs mois d’absence, et pour la première fois au volant d’une Ford dans un rallye. La nouvelle Puma Hybrid engagée par M-Sport. Le nonuple champion du monde a signé le 2e chrono de cette ES1, à 5.4 secondes d’Ogier, mais sans forcer : « Au sommet, ça glissait un peu, donc j’étais sur la défensive. Je me sens bien dans cette voiture », a déclaré Loeb au point stop, avant de partir en direction de l’ES2 où il comptait bien continuer sur sa lancée.

Derrière Ogier et Loeb, les écarts ont immédiatement commencé à se creuser. Elfyn Evans, 3e chrono dans l’autre Toyota de pointe, a fini cette ES1 à 9.3 secondes de son leader, devant trois autres Ford Puma parfaitement regroupées, celle de Gus Greensmith à 12.3 secondes, celle de Craig Breen à 13.2 secondes et celle d’Adrien Fourmaux à 13.7 secondes d’Ogier. « Ca commençait à glisser un peu, on ne savait pas où étaient les portions les plus glissantes, par rapport aux notes de nos ouvreurs, donc j’ai préféré faire attention », a expliqué Fourmaux, en faisant écho à Loeb.

Les trois grosses déceptions de cette première spéciale sont venues des trois pilotes Hyundai, avec Thierry Neuville 7e à 15.9 secondes, devant Oliver Solberg 8e à 22.3 secondes parce qu’il n’entendait pas, une fois sur deux, les notes de son coéquipier Elliott Edmondson, et surtout Ott Tänak, le champion du monde 2019, relégué à 22.4 secondes d’Ogier, en ayant encaissé plus d’une seconde au kilomètre. Pour le moins étonnant.

Le départ de l’ES2, entre La Bollène-Vésubie et Moulinet (23,25 km), était prévu à partir de 21h31 pour la première voiture. Celle d’Ogier, avec le numéro 1 sur les portières de sa Toyota, déjà en position de leader, juste devant son rival historique. Celui sur qui tous les fans de rallye comptent pour entretenir le suspense de ce 90e Rallye Monte-Carlo, en résistant le plus longtemps possible à l’ogre Ogier.

ES2 : Ogier récidive, Loeb toujours au contact
05 février 2026

ES2 : Ogier récidive, Loeb toujours au contact

Sébastien Ogier (Toyota), déjà meilleur temps dans l’ES1 qui ouvrait ce 90e Rallye Monte-Carlo, a récidivé dans la suivante, l’ES2 passant par le mythique Col de Turini, en signant un nouveau temps scratch. La surprise relative est venue du très efficace Sébastien Loeb, à nouveau deuxième, mais à 1.3 seconde seulement d’Ogier dans cette ES2 longue de 23,25 km, entre La Bollène-Vésubie et le village de Moulinet. 

« C’était bien, même si j’ai un peu fait surchauffer mes pneus dans la montée vers le col de Turini », a dit Loeb, leader incontestable et incontesté d’un joli quatuor de pilotes Ford M-Sport regroupés dans le Top 7 de cette ES2, alors que les Hyundai, confrontées à une série de problèmes divers et variés, ont encore reculé au classement.

De retour en WRC après plus d’un an d’absence, depuis le rallye de Turquie en septembre 2020 dans une Hyundai (3e derrière Evans et Neuville), Loeb est rentré à l’hôtel, à Monaco, avec la satisfaction d’une soirée piégeuse mais finalement réussie. Il a été le seul à réussir à suivre, dans deux spéciales d’affilée, le rythme infernal d’Ogier, huit fois victorieux en Principauté.

Elfyn Evans, a réussi le 3e chrono de l’ES2, à 1.9 seconde d’Ogier, de quoi rester 3e aussi du classement général, alors que Loeb a emmené dans son sillage le jeune Adrien Fourmaux, de plus en plus à l’aise dans sa Ford Puma au point de signer le 4e chrono de l’ES2, à 4.2 secondes d’Ogier seulemen t: « C’était un grand plaisir de piloter cette voiture, surtout dans la descente, avec toute la puissance disponible grâce au moteur électrique », a dit Fourmaux, ravi de sa soirée, au point stop de l’ES2.

Hyundai a continué à décevoir, ses trois pilotes étant confrontés à « une série de problèmes », a avoué Ott Tänak, le champion du monde 2019, qui avait déjà eu des soucis pendant le shakedown, jeudi matin. Thierry Neuville s’est plaint de ses freins et a confié qu’il n’avait « pas confiance en la voiture ». Quant à Oliver Solberg, il n’entendait pas les notes annoncées par son copilote, ce qui lui compliquait la tâche.

La journée de vendredi s’annonce intense, acharnée, longue et compliquée. Il y aura six spéciales au menu (ES3 à ES8), la plupart dans les Alpes-Maritimes, et il faudra être très solide pour aller au bout en limitant les dégâts. On peut faire confiance aux deux Sébastien, Ogier et Loeb, pour faire de ce 90e Monte-Carlo une édition vraiment historique. C’est bien parti…

Prise de température à la veille du Rallye Automobile Monte-Carlo
05 février 2026

Prise de température à la veille du Rallye Automobile Monte-Carlo

En fin d’après-midi, les pilotes avaient rendez-vous pour la traditionnelle conférence de presse d’avant-Rallye. Les conditions de route plutôt sèches et la nouvelle génération de voitures étaient notamment au cœur des discussions.   

Ça y est, nous y sommes ! Le 90e Rallye Automobile Monte-Carlo sera lancé demain à 18h45 depuis la Place du Casino. Et avant de se frotter aux deux premières spéciales concoctées par le comité d’organisation de l’Automobile Club de Monaco, les pilotes se sont présentés devant la presse. Après les R-GT, les WRC3 et les WRC2, Sébastien Ogier (Toyota Gazoo Racing WRT), Thierry Neuville (Hyundai Shell Mobis WRT) et Sébastien Loeb (M-Sport Ford WRT) ont joué le jeu des questions-réponses. Interrogé en premier, le Champion du monde en titre estime que « ce week-end, personne n’est vraiment prêt » ajoutant : « Peut-être que celui qui saura s’adapter plus vite que les autres fera la différence. » Il faut dire que les 11 concurrents engagés en WRC font face à une grande nouveauté puisque les voitures sont désormais des Rally1 hybrides. « Ce Rallye est plus ouvert que jamais. Les équipes ont toujours le sentiment qu’elles ne sont pas prêtes lorsqu’une nouvelle ère commence et elles aimeraient toujours plus de tests. Bien sûr, la voiture est différente d’avant et nous devons nous attendre à ce qu’elle soit un peu plus lente – même si par moments, nous avons ce coup de boost supplémentaire grâce à l’hybride – mais je suis à peu près sûr que cela s’améliorera rapidement », juge le Gapençais qui remettra sa victoire monégasque en jeu.

Nouveaux copilotes pour Loeb et Ogier  

De son côté, Thierry Neuville s’inquiète des journées du vendredi et du samedi, où il n’y aura pas d’assistance. « Ce sera long, j’espère que nous n’aurons pas besoin de trop jouer les mécaniciens et que nous pourrons en profiter. » Le Belge s’attend à des « conditions stables, bien plus sèches que ce [qu’il a] connu par le passé », c’est pourquoi il ne s’est pas testé sur la neige avec sa Hyundai i20 N. A propos de sa préparation, il ajoute : « Nous avons fait ce que nous pouvions, c’était un programme chargé, mais nous nous en sommes plutôt bien sortis et nous sommes aussi impatients que n’importe qui d’autre. » Dernier pilote questionné ce mercredi, Sébastien Loeb se remet de son Dakar, où il est allé chercher la deuxième place. Si le nonuple Champion du monde assure être suffisamment reposé pour le Rallye Automobile Monte-Carlo, il confie ne pas avoir le souvenir d’un Turini « aussi sec ». « Il n’y a pas de neige, même pas sur le bas-côté de la route ! C’est comme un rallye sur asphalte avec des pneus tendres. » Engagé avec Isabelle Galmiche, le pilote M-Sport révèle : « Si ce n’est avec Daniel [Elena], c’est la copilote avec laquelle j’ai le plus roulé. Elle connaît mes notes et je suis habitué à sa présence. C’est une passionnée, c’est mon amie et je savais qu’elle serait heureuse de m’accompagner. » Sébastien Ogier connaît lui aussi du changement dans le baquet de droite. Là aussi, pas de coup de poker, le dernier vainqueur du Rallye Automobile Monte-Carlo sait très bien avec qui il s’engage : « En y réfléchissant, Benjamin [Veillas] est le premier nom qui m’est venu à l’esprit. Bien sûr, la tâche est différente entre des essais ou une course. Il prend ses marques et je vois bien qu’il a un peu de pression sur les épaules donc j’essaie de le rassurer. La meilleure façon de faire le travail est de ne pas trop penser à cette pression. » 

Le Programme TV de cette 90e édition

Pour célébrer la 90e édition du Rallye Automobile Monte-Carlo et les 50 ans du Championnat du Monde WRC, un suivi inédit de l’épreuve vous sera proposé cette année.

Ainsi, vous pourrez suivre l’intégralité de l’épreuve sur les chaines du groupe Canal (Canal + & Canal + Décalé), avec des émissions spéciales qui accompagneront les directs des spéciales. Le dispositif Canal en détails.

Retrouvez aussi l’ensemble des spéciales en direct sur la chaîne WRC+ avec des contenus exclusifs (vidéos, archives, émissions).

De son côté, Monaco Info vous donne rendez-vous pour une émission quotidienne « Les Experts du Rallye » les vendredi 21, samedi 22, et dimanche 23 à 8h30 ainsi qu’à 20h30 ce même jour pour le débriefing de cette 90e édition.

Côté digital, un dispositif spécial vous sera offert. L’Automobile Club de Monaco diffusera en ligne et en direct la Cérémonie de Départ du Rallye depuis la Place du Casino à Monaco (jeudi 20 dès 18h30), ainsi que la Cérémonie de Remise des Prix (dimanche 23 dès 15h50). Ces rendez-vous seront retransmis sur les Pages Facebook et YouTube de l’ACM et sur notre site internet.

Il sera également possible de suivre la Cérémonie de Départ sur le site et l’application mobile de Monaco Info.

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