Le Comité d’Organisation du 93e Rallye Monte-Carlo WRC publie en ce mercredi 20 novembre le Règlement Particulier de l’épreuve qui, dans le même temps, officialise l’ouverture des engagements.
Manche inaugurale du Championnat du Monde FIA des Rallyes WRC 2025, l’épreuve se déroulera du lundi 20 au dimanche 26 janvier prochains, sur un parcours qui comporte à nouveau de très nombreuses difficultés et qui devrait séduire pilotes professionnels comme amateurs.
Vous pouvez d’ores et déjà retrouver le Règlement Particulier de l’épreuve, dans la rubrique Rallye Monte-Carlo 2025, Espace Concurrents > Documents Officiels, où l’ensemble des modalités d’engagement et de participation sont détaillées.
Les inscriptions sont ouvertes jusqu’au vendredi 20 décembre 2024.
Retrouvez la procédure d’engagement dans le lien suivant :
Le compte à rebours est lancé. La grande semaine du 93e Rallye Automobile Monte-Carlo débutera dans 4 mois. Les futurs concurrents peuvent ainsi d’ores et déjà retrouver le Guide du Rallye 1 ! Le parcours de l’étape 1 est également légèrement modifié.
Le Comité d’Organisation dévoile le Guide du Rallye 1, à télécharger dans Espace Concurrents > Documents Officiels. Un document qui permettra aux futurs concurrents de préparer au mieux leur participation à cette 93e édition.
Souhaité exigeant et sélectif comme le veut la tradition, le parcours du millésime 2025 comporte à nouveau de très nombreuses difficultés et a vu son Etape 1 légèrement modifiée, par rapport la version présentée en juillet dernier. Ainsi, l’ES2 se disputera finalement entre Faucon-du-Caire et Bréziers (19,20 km / 19h53). Une spéciale qui se tiendra en nocturne quelques heures après le départ officiel depuis la Place du Casino à Monaco le jeudi 23 janvier 2025.
Retrouvez ci-dessous le calendrier des prochaines publications :
Rendez-vous du 20 au 26 janvier 2025 pour vivre cette 93e édition du Rallye Automobile Monte-Carlo.
Souhaité très sélectif, comme toujours, par le Comité d’Organisation de l’Automobile Club de Monaco, sans doute peut-être plus encore que les précédents, le parcours de cette 93e édition du Rallye Automobile Monte-Carlo comporte à nouveau de très nombreuses difficultés. Présentation de cette manche inaugurale du Championnat du Monde des Rallyes de la FIA 2025* (WRC) qui devrait séduire les pilotes professionnels comme les amateurs…
Dans la foulée des reconnaissances, programmées du lundi 20 janvier au mercredi 22 janvier, les concurrents autorisés à prendre le départ auront pour la toute première fois l’occasion de se jauger en conditions de course à l’occasion de la séance de mise au point (Shakedown – 3,28 km) à partir de 16h01, en cette après -midi du mercredi. Il s’agit du parcours introduit en 2017, qui emprunte la Route de la Garde à Gap, ville étape, hôte de l’épreuve de 2014 à 2021 et de nouveau retenue depuis 2024.
Le départ officiel de cette 93e édition du Rallye Automobile Monte-Carlo est prévu le lendemain, jeudi 23 janvier à 14h30, depuis la Place du Casino à Monaco. Au programme de cette première étape 100% nocturne, trois spéciales chronométrées, d’un total de 52,23 kilomètres. Organisées dans les départements des Alpes-de-Haute-Provence et des Hautes-Alpes, les spéciales très complexes de « Digne-les-Bains / Chaudon-Norante » (ES 1 – 19,01 km – 18h05), « Esparron / Oze » (ES 2 – 18,32 km – 19h53) et « Avançon / Notre-Dame-du-Laus » (ES 3 – 14,90 km – 21h06) en termes de choix de pneumatiques, qui devraient déjà permettre d’établir une première hiérarchie significative.
Deux départements (Hautes-Alpes et Alpes-de-Haute-Provence) accueillent le deuxième jour de course, vendredi 24 janvier, totalisant 107,38 kilomètres contre le chronomètre. Avec une boucle de trois épreuves spéciales à disputer à deux reprises, composée de « Saint-Maurice / Aubessagne » (ES 4/7 – 18,70 km – 09h31/15h23), « Saint-Léger-les-Mélèzes / La Bâtie-Neuve » (ES 5/8 – 16,68 km – 10h34/16h26) et « La Bréole / Selonnet » (ES 6/9 – 18,31 km – 11h42/17h34), cette 2e étape ne fera que confirmer la montée en cadence des difficultés.
Le troisième jour de course, samedi 25 janvier, majoritairement drômois, pour un total de 132,10 kilomètres chronométrés. Avec une boucle de trois épreuves spéciales à parcourir à deux reprises, cette journée est sans aucun doute la plus difficile pour les équipages. Au programme, « La Motte-Chalancon / Saint-Nazaire-le-Désert » (ES 10/13 – 27,30 km – 08h59/14h59), suivie de l’inédite « Aucelon / Recoubeau-Jansac » (ES 11/14 – 20,91 km – 10h05/16h05), et « La Bâtie-des-Fonts / Aspremont » (ES 12/15 – 17,84 km – 11h08/17h08).
Pour conclure, dimanche 26 janvier, trois chronos totalisant 51,88 kilomètres seront à disputer entre Gap et Monaco. Cette joute finale aura lieu entre les secteurs chronométrés de « Avançon / Notre-Dame-du-Laus » (ES 16 – 14,90 km – 06h39), « Digne-les-Bains / Chaudon-Norante » (ES 17 – 19,01 km – 08h32) et enfin « La Bollène-Vésubie / Peïra-Cava » (ES 18 – 17,97 km – 12h15) qui fera office de Power Stage. La remise des prix se déroulera sur la Place du Casino à partir de 16h15…
Kilométrages et horaires donnés à titre indicatif jusqu’à la publication officielle de l’itinéraire.
Monaco, le 22 juillet 2024
*Sous réserve de l’approbation du calendrier 2025 du WRC par le Conseil Mondial du Sport Automobile de la FIA.
Le vainqueur du 92e Rallye Monte-Carlo, Thierry Neuville avait parlé de « perfection » après l’un de ses 8 temps scratch de ce week-end, sur 17 épreuves spéciales disputées. Le Belge et son copilote, Martijn Wydaeghe, ont rendu un hommage appuyé, et très apprécié, à tous les membres de l’Automobile Club de Monaco (ACM) lors de la soirée de gala organisée dimanche soir dans la ‘Salle des Etoiles’ du Sporting Monte-Carlo.
Le compliment est venu d’un Belge résident monégasque, louange qui est allé droit au cœur du président Michel Boeri et de ses troupes sur le terrain. Elles n’ont pas compté leurs heures pendant toute la semaine, dans les cinq départements traversés par cette 92e édition mémorable à tous points de vue.
“On a eu énormément de spectateurs, d’encouragements, on s’est régalé à voir autant de monde au bord des spéciales de ce rallye organisé à la perfection”, a dit Neuville sur la scène du Sporting, lui qui s’était déjà imposé en 2020. La composition du podium était exactement la même, quatre ans plus tard, avec Neuville, le leader de Hyundai, devant deux pilotes Toyota, Sébastien Ogier et Elfyn Evans, avait souligné le speaker officiel sur le podium de la place du Casino, en milieu d’après-midi.
“Je suis très fier de notre travail, et merci à tous les commissaires qui ont fait un travail extraordinaire”, a pris soin d’ajouter Martijn Wydaeghe, le copilote victorieux, qui n’était pas encore là en 2020. Il était très fatigué et avait hâte de se reposer, mais pour la dernière fois de la semaine il a fait honneur à son rôle de copilote vedette d’un très grand pilote.
C’était une belle soirée de gala au Sporting et le héros du jour, félicité l’après-midi par son célèbre compatriote Jacky Ickx, s’est longuement exprimé : “Cette victoire a une saveur particulière car le Monte-Carlo est le plus prestigieux des rallyes, et car c’est la deuxième fois que j’ai la chance de gagner ici. Mais c’est la première fois pour Martijn, donc nous sommes très heureux”.
Neuville a aussi évoqué la suite de cette saison 2024, visiblement bien préparée chez Hyundai Motorsport : “Il y a eu beaucoup de changements et avec notre nouveau patron, Cyril (Abiteboul), nous avons mis des choses en place pour aller chercher ce titre des pilotes qui me fuit depuis si longtemps, et un nouveau titre des constructeurs. Nous avons débuté de la meilleure des manières mais il reste quelques rallyes à disputer. Il faut garder les pieds sur terre et regarder devant. Je veux réaliser mon rêve et je veux le dire à tous les jeunes qui suivent le rallye : il y a toujours moyen d’atteindre son objectif, si on se bat, si on continue d’y croire, si on est bien entouré, si on a la motivation, la volonté. Le Jour J arrivera”. Le message est passé.
Il l’a fait ! Thierry Neuville a dominé le 92e Rallye Monte-Carlo, remporté dimanche sa 20e victoire en WRC et empoché la totalité des 30 points prévus par le nouveau barème du Championnat du monde WRC dont il est désormais le favori pour 2024.
C’est une victoire à la régulière face à Sébastien Ogier (Toyota), la référence absolue du Monte-Carlo (9 victoires), qui signe aujourd’hui son 99e podium en WRC. Mais le Français était en deuil et il l’a dit à l’arrivée de la dernière épreuve spéciale : “C’était difficile de dire au revoir lundi à quelqu’un qui a été très important pour moi, qui a lancé ma carrière dans le sport auto et qui m’a acheté mon premier kart.”
En très grand champion, Ogier a quand même pris le départ, après avoir envisagé de déclarer forfait, mais il était bouleversé, toute la semaine. Son attitude, son comportement, ses performances (6 temps scratch vendredi et samedi), ont été autant d’hommages très forts, très discrets, à ce membre de sa famille soudainement disparu.
“C’était une belle bataille avec Thierry [Neuville]. Bien joué à lui, il a été très rapide ce week-end. Pour moi, c’était une semaine difficile. Une montagne russe d’émotions. J’ai vraiment eu beaucoup de mal vendredi”, a confié l’octuple champion du monde, dont toutes les émotions de jeune pilote sont remontées cette semaine, sur ses terres natales.
Doublé de Neuville en Principauté
Cela n’enlève rien au mérite de Neuville, qui s’impose pour la 2e fois en Principauté, après sa victoire de 2020, et prend le maximum de points prévus par le nouveau barème du championnat (30), car il a aussi été le meilleur dans la Power Stage. Sa Hyundai était l’arme absolue cette semaine, grâce aussi au nouveau directeur technique, François Xavier Demaison (ex-Citroën, VW et Williams F1).
Le Belge espère bien, au plus profond de lui-même, qu’elle va le rester toute la saison, pour l’aider à coiffer enfin cette couronne mondiale qui le fuit depuis ses débuts en WRC, en 2012. Il est déjà le leader du vainqueur de spéciales pour 2024, puisqu’il a signé 8 meilleurs temps dans ce rallye, contre 6 pour Ogier, 2 pour Evans et 1 pour Tänak.
“Je n’ai pas les mots. Ce week-end était tellement génial, je me suis senti tellement à l’aise. L’équipe au complet à fait un travail formidable et je pense que l’ensemble à très bien fonctionné. Nous avons besoin de continuer à travailler, mais nous sommes très heureux de remporter ce rallye”, a réagi Neuville, à chaud, avant de monter sur le podium du Col de Turini. Pour son copilote Martijn Wydaeghe, c’est une première victoire au Monte-Carlo, car il a remplacé Nicolas Gilsoul dans le baquet de droite.
Retour réussi pour Fourmaux
Le podium, derrière Neuville et Ogier, intouchables, est complété par Elfyn Evans (Toyota), le vice-champion du monde en titre, leader de jeudi soir à samedi matin. “Nous n’avons pas été assez rapides pour gagner ce week-end. Le potentiel était là mais nous n’avons pas fait ce qu’il fallait samedi après-midi. Sur cette spéciale, ça allait mais les pneus ont commencé à faiblir dans la montée [du Col de Turini]. C’est comme ça.”, a résumé le Gallois.
Les places d’honneur, dans le Top 5, ont été conquises par Ott Tänak (Hyundai), le champion du monde 2019, et Adrien Fourmaux (M-Sport Ford). “Nous sommes très heureux d’être à la fin de ce rallye, au sommet du Col de Turini. Nous devons toujours nous améliorer sur certains aspects mais pour un début de saison, c’est vraiment bien, donc je suis positif”, a expliqué Fourmaux, de retour dans la catégorie-reine (Rally1) après une saison de purgatoire en WRC2.
Rossel vainqueur in extremis en WRC2
En plus d’Ogier et Fourmaux, les couleurs du rallye français ont également été brillamment défendues par Yohan Rossel (Citroën), le champion WRC3 de 2021. Il remporte la catégorie WRC2 grâce à un temps scratch, net et sans bavure, dans le Col de Turini, alors qu’il n’était que 3e du classement dimanche matin en quittant le parc d’assistance de Gap.
C’était, une fois de plus, un Rallye Monte-Carlo mémorable sur plusieurs points. Notamment un point très important pour les organisateurs, l’Automobile Club de Monaco (ACM) : la sécurité des milliers de spectateurs, dans tous les départements traversés, grâce à la patience et au dévouement des dizaines de commissaires bénévoles de l’ACM. Comme pour Neuville et Ogier, la mission a été accomplie et réussie, de bout en bout.
Thierry Neuville (Hyundai) a remporté dimanche le 92e Rallye Monte-Carlo, sa 20e victoire en WRC, au terme d’une impressionnante démonstration de pilotage qui fait de lui le favori logique du Championnat du monde WRC 2024.
Victorieux à la régulière face à Sébastien Ogier (Toyota), la référence absolue du Monte-Carlo (9 victoires), qui signe aujourd’hui son 99epodium en WRC, le Belge s’impose pour la 2e fois en Principauté, après sa victoire de 2020, et prend le maximum de points prévus par le nouveau barème du championnat (30), car il a aussi été le meilleur dans la Power Stage.
Le podium, derrière Neuville et Ogier, intouchables, est complété par Elfyn Evans (Toyota), le vice-champion du monde en titre, leader de jeudi soir à samedi matin. Les places d’honneur, dans le Top 5, ont été conquises par Ott Tänak (Hyundai), le champion du monde 2019, et Adrien Fourmaux (M-Sport Ford).
En plus d’Ogier et Fourmaux, les couleurs du rallye français ont également été brillamment défendues par Yohan Rossel (Citroën), le champion WRC3 de 2021 : il remporte la catégorie WRC2 grâce à un temps scratch, net et sans bavure, dans le Col de Turini, alors qu’il n’était que 3e du classement dimanche matin en quittant le parc d’assistance de Gap.
Plus que 14,8 km à parcourir dans le Col de Turini (ES17) et 13.5 secondes d’avance sur Sébastien Ogier : ça commence à sentir bon pour Thierry Neuville, leader du 92e Rallye Monte-Carlo et auteur du temps scratch dans l’ES16, entre Digne-les-Bains et Chaudon-Norante (16,01 km), pour bien montrer qui est le patron de cette édition 2024.
“Pour l’instant, ça va. C’était un peu plus glissant que prévu, au début, et vraiment sale à la fin, mais je me sens bien. Il reste encore une spéciale, je dois rester concentré sur la Power Stage”, a résumé le Belge, toujours aussi serein et souriant, en arrivant à l’avant-dernier point stop de ce rallye qu’il avait déjà remporté en 2020, devant Ogier, au terme d’une démonstration de pilotage similaire.
“C’était déjà fini après la première spéciale (ce matin)”, a consenti Ogier, beau joueur. “Thierry vole, je ne suis pas le genre de type à prendre des risques pour rien”, a-t-il même ajouté, comme s’il reconnaissait déjà sa défaite, sans attendre l’ES17 dans le col de Turini. Mais le Gapençais n’est pas déçu, et il le dit clairement : “Si je ne gagne pas une dixième fois, ce n’est pas grave, car j’ai déjà gagné neuf fois ici, et personne n’a fait aussi bien”. Pas même Seb Loeb, 9 fois victorieux en Espagne et en Allemagne, mais seulement 8 fois à Monte-Carlo.
Il y aura deux clients à suivre de près dans l’ES17, pour les 5 points de la Power Stage : Elfyn Evans (3e) et Ott Tänak (4e), qui ont vécu un week-end frustrant et aimeraient bien le conclure en beauté, avec un soupçon de panache, surtout si les deux extra-terrestres lèvent un peu le pied… ce qui est loin d’être garanti !
En WRC2, en revanche, le match est loin d’être joué. Il n’y a plus que 0.9 seconde d’écart entre Pepe Lopez (Skoda) et Yohan Rossel (Citroën), alors que Nikolay Gryazin a décroché, désormais 3e à 5 secondes. Gros suspense dans l’antichambre…
Pour entamer en beauté la partie finale, en trois manches, de ce 92e Rallye Monte-Carlo, Thierry Neuville (Hyundai) a posé un atout dans l’ES15 (La Bréole-Selonnet, 18,31 km), celle-là même où Sébastien Ogier (Toyota) avait été dominateur vendredi (ES5, ES8). De quoi faire passer de 3.3 à 8 secondes, tout rond, son avance sur le Français, alors qu’il ne reste plus que 33 km chronométrés à parcourir…
C’était très tôt ce dimanche matin, le jour se levait à peine, il y avait du verglas partout dans la deuxième partie de cette spéciale très rapide, mais aucun pilote de pointe ne s’est laissé surprendre. Surtout pas Neuville et Ogier, dont le mano a mano somptueux tient en haleine les fans de rallye depuis jeudi soir.
“C’est bien ! Au début, j’ai beaucoup attaqué, et vers la fin j’ai été un peu plus prudent, mais je pense que tout le monde a dû faire comme moi. On a fait des bonnes choses et je suis heureux de mon chrono”, a réagi un Neuville radieux, très à l’aise dans sa Hyundai i20N version 2024. Grâce aussi à l’ingénieur-vedette François-Xavier Demaison (ex-Citroën, ex-VW Motorsport, ex-Williams F1), qui a apporté quelques précieuses améliorations.
“Les conditions étaient intéressantes, avec un peu de verglas par endroits, j’ai été peut-être trop prudent. Il [Thierry Neuville] a attaqué fort”, a reconnu Ogier, admiratif de la performance de son rival belge, affichée sur le tableau de fin de spéciale, après lui avoir concédé, sans pour autant traîner en route, 4.7 secondes sur 18 km.
Les deux autres membres du carré d’as initial, Ott Tänak et Elfyn Evans, respectivement 3e et 4e de cette ES15, ont également montré qu’ils allaient faire le nécessaire pour empocher les nombreux points disponibles ce dimanche : 7 pour l’ensemble de la dernière journée, 5 pour la victoire dans la Power Stage, soit 12 points maximum qui s’ajouteraient aux points déjà enregistrés samedi soir. A suivre.
Thierry Neuville (Hyundai) attaquera la dernière journée du 92eRallye Monte-Carlo en leader du classement général, au terme d’une belle journée de bagarre avec Sébastien Ogier (Toyota), samedi autour de Gap. Auteur d’un temps scratch mémorable samedi matin dans l’ES9, il a bouclé cette 3e journée de la même manière par un autre meilleur chrono, phénoménal, dans l’ES14.
En devançant de 4.1 secondes Sébastien Ogier (Toyota) entre Pellafol et Agnières-en-Dévoluy (21,37 km), le Belge a repris la main dans ce duel de haute volée qui l’a opposé toute la journée à un Seb Ogier très en forme, et beau joueur à la fin : “Depuis le début du rallye, je fais le maximum pour essayer de le rattraper, en fait, mais aujourd’hui je n’en ai peut-être pas fait assez. Il (Neuville) a fait une bonne spéciale. Il faudra attaquer encore plus fort demain”, a souri l’octuple champion du monde, en regardant le chrono de son rival sur le tableau de fin de spéciale.
“Nous avons fait une bonne spéciale, c’était la perfection” a réagi Neuville au dernier point stop de cette longue journée (120 km chronométrés). Il disait déjà, après la spéciale précédente, que “tout est en place, tout se passe bien”. Il l’a répété, visiblement comblé par son niveau de performance, et il a ajouté des détails : “J’apprécie vraiment la voiture, c’est incroyable. Évidemment, c’était important de prendre les points ce soir mais nous avons besoin de garder la voiture sur la route [jusqu’à demain]”.
Neuville et Ogier sur une autre planète
Ce samedi soir, avant les trois dernières épreuves spéciales de dimanche matin, Neuville a 3.3 secondes d’avance sur Ogier. Il empoche surtout 18 points au Championnat du monde, en vertu du nouveau barème de points. Avec une seule condition à remplir : pointer à l’heure prévue dimanche sur le port de Monaco, quelle que soit sa place au classement général.
Il y a en effet une nouveauté cette année en WRC, et Elfyn Evans, en retrait depuis vendredi matin, est bien décidé à en profiter : “Demain, avec le nouveau format, c’est un nouveau jour, et c’est comme ça que nous allons l’attaquer”, a résumé le Gallois de chez Toyota. Il a été complètement surclassé samedi par la paire Neuville-Ogier, mais il est capable de sortir le grand jeu dimanche pour récolter 7 points de plus, au classement de la journée, et même 5 de plus en remportant la Power Stage finale, dans le col de Turini (ES17).
Le bilan provisoire de ce rallye est évident : cette semaine, Neuville et Ogier sont sur une autre planète. Evans est relégué à 34.9 secondes de Neuville, et Ott Tänak à près de deux minutes. Au rayon des temps scratch, il n’y a pas photo non plus : 6 pour Ogier, dont le 700ede sa carrière en WRC, dans l’ES13, 5 pour Neuville (3 vendredi et 2 samedi), 2 pour Evans (jeudi soir) et un seul pour Tänak (dans l’ES11 samedi matin, pour 12 millièmes de seconde). Vivement dimanche !
Il y a un nouveau leader dans ce 92e Rallye Monte-Carlo : Sébastien Ogier (Toyota), grâce à son temps scratch dans l’ES13 (20,04 km), cet après-midi entre Les Nonières (Drôme) et Chichilianne (Isère), est passé devant Thierry Neuville (Hyundai), pour huit dixièmes de seconde seulement. Il ne reste plus qu’une spéciale à négocier (ES14) avant de conclure cette 3e journée de course, longue de 120 km chronométrés.
“Il faut qu’on continue à attaquer. C’est très serré, c’est bien. On adore se bagarrer et c’est bon pour les fans aussi. Pas question d’en garder sous le pied”, a annoncé Ogier au point stop de l’ES13, ravi d’avoir rattrapé, en quatre spéciales, le temps perdu tôt ce matin dans l’ES9.
Le pigiste de luxe, Ogier, est bien plus performant, ce samedi, qu’Elfyn Evans, titulaire à temps plein chez Toyota : “J’ai vraiment du mal dans les portions où l’adhérence est faible, surtout en termes de confiance. Les autres vont clairement plus vite que moi cet après-midi”, a résumé le vice-champion du monde gallois, lucide sur le niveau de ses performances.
Quant à Neuville, le dernier rival d’Ogier pour la victoire finale, dimanche du côté du col de Turini, il n’a pas encore renoncé, loin de là, même s’il vient de subir deux revers d’affilée dans son duel au sommet face à l’octuple champion du monde. Il vise, comme Evans, le titre mondial cette année. Et il a pris un début d’ascendant, ce week-end, sur son coéquipier Ott Tänak, en retrait depuis vendredi matin.
En WRC2, la bagarre est toujours aussi intense. Après l’ES12, l’Espagnol Pepe Lopez (Skoda Fabia RS) est de nouveau en tête de la catégorie, devant le Russe Nikolay Gryazin (Citroën C3) et le Français Yohan Rossel (Citroën C3), champion WRC3 en 2021. Les trois pilotes sont regroupés en 11.6 secondes. Rien n’est fait.